lundi 29 août 2016

Présidentielle : Marine Le Pen veut s'élever au-dessus de «la marque FN»

Marine Le Pen Hénin-Beaumont 07092013

Désireuse d'apparaître comme «la candidate de tous les Français» plutôt qu'en leader d'un parti, Marine Le Pen a supprimé la flamme tricolore et le nom FN de son matériel de campagne pour 2017.

Ce dernier week-end du mois d'août a marqué le top départ de la rentrée politique à droite comme à gauche en l'absence notable du Front National.

Après s'être tenue à une distance prudente du tumulte politique estival, marqué par le terrorisme et les polémiques identitaires, Marine Le Pen, elle aussi, prépare sa rentrée. Prévue pour ce samedi, elle sera marquée par le désormais traditionnel discours de Brachay (Haute-Marne), village dans lequel la présidente du FN fait toutes ses rentrées depuis 2012. Une semaine après la plupart de ses futurs concurrents, Marine Le Pen s'assure une meilleure visibilité et entend se positionner au-dessus de la mêlée des polémiques et petites phrases qui, déjà, émaillent les échanges entre les candidats.

«Ce sera une belle rentrée: elle prépare un discours qui doit en faire la candidate de tous Français», explique au Scan Jean-Lin Lacapelle, secrétaire national aux fédérations et à l'implantation surnommé le «super DRH» du FN. Une volonté de s'adresser au plus grand nombre qui implique de se détacher des éléments potentiellement clivants: comme relevé par Europe 1, la flamme tricolore et le nom du parti ont disparu sur le matériel de campagne prévu pour 2017. «Il a été convenu que, puisqu'elle est désormais une candidate nationale à l'élection présidentielle, la marque FN sera mise en retrait. Il s'agit de s'élever au-dessus des écuries politiques, au même titre que Nicolas Sarkozy a pris ses distances avec la direction des Républicains pour entrer en campagne», confirme le vice-président du groupe FN à la région Ile-de-France.

“Marine”, sans logo ni Le Pen

Une méthode déjà éprouvée au cours des dernières élections régionales: les affiches faisaient la part belle à la candidate en ne mentionnant pas ou très peu son parti. C'est également le cas pour le fascicule de présentation de l'université d'été du FN qui se tiendra les 17 et 18 septembre à Fréjus. En cette dernière rentrée préélectorale, le parti n'y est que très peu mis en avant et l'événement a été rebaptisé «les estivales de Marine Le Pen». Sur les affiches de campagne barrées du nouveau slogan “La France apaisée”, dévoilées en janvier dernier, son patronyme a lui-même disparu. Même chose sur le nouveau site de campagne, intitulé marine2017.fr, alors que le site de la précédente présidentielle mentionnait marinelepen2012.fr. Ces choix inscrivent le matériel de campagne de Marine Le Pen dans la lignée de celui de nombre de ses prédécesseurs prétendants à l'Élysée. Ainsi certaines des affiches de Jacques Chirac en 1995 et 2002 ou celles de Nicolas Sarkozy en 2007 avaient déjà réduit à une portion congrue les mentions du nom et du parti du candidat, quand elles n'avaient pas tout bonnement disparu.

Au cours de cet été, cette volonté de prise de recul s'est traduite par une stratégie de diète médiatique dont se félicite aujourd'hui l'état-major du FN. Les thèmes de prédilection frontistes ont été au cœur des débats de l'été et la popularité de la candidate semble intacte, alors qu'elle s'est astreinte à une communication minimaliste afin de préserver les Français en anticipation de la séquence qui s'annonce. «Après trois années d'exposition intense, il fallait prendre du recul et aller à la rencontre des Français, elle a souhaité être moins exposée», souligne Jean-Lin Lacapelle. Autre avantage stratégique de cette diète médiatique, montrer que la présidente du parti n'est pas seule aux commandes et «montrer l'équipe qu'elle a derrière elle».

Une équipe qui reste largement représentée par l'omniprésent Florian Philippot, Nicolas Bay, le secrétaire général du parti, ou David Rachline, le maire de Fréjus, qui devrait diriger la campagne frontiste. «Il s'agissait aussi de la faire un peu désirer par les médias. Et ça marche: tout le monde la réclame pour cette rentrée», veut croire Jean-Lin Lacapelle.

Une chose est sûre, la diète médiatique est terminée.

Par Marc de Boni le 29/08/2016

Le Figaro

Crise du lait : la France doit soutenir ses producteurs !

Loiseau Ferrand

Communiqué de Philippe Loiseau et Edouard Ferrand, Députés français au Parlement européen, membres de la Commission Agriculture et développement rural du 29/08/2016

La fin des quotas laitiers et des prix planchers ont plongé, comme nous l’avons hélas prédit, nos producteurs de lait dans une grave crise : une concurrence internationale féroce ayant fait baisser les prix largement sous les coûts de revient, tous les producteurs de lait perdent de l’argent. Abandonnés par l’Etat et l’Union européenne, ils sont en plein bras de fer avec le groupe Lactalis, le groupe mutualiste qui paie les prix les plus faibles aux producteurs.

La crise est internationale et les Etats-Unis sont aussi fortement touchés. Ils ont pris une décision capitale en décidant d’acheter d’importants stocks de fromage pour les distribuer aux américains les plus démunis. Cet Etat souverain fera ainsi remonter les prix et soutient les producteurs de lait américains tout en offrant de la nourriture aux déshérités.

Les décisions en matière agricole comme sur bien d’autres sujets ne pouvant être prises que par la Commission et le Parlement Européen, la France ne peut agir pour résoudre la crise du lait. L’Union Européenne le pourrait mais elle ne le fait pas car intervenir sur les marchés est pour elle un péché mortel.

Aussi, nos producteurs de lait se meurent et nous risquons fort de regretter leur disparition. Le Front National demande au gouvernement un bras de fer avec Bruxelles pour imposer le retour des quotas laitiers et faire ainsi remonter les prix au plus grand bénéfice de nos producteurs. Dans un second temps, la France devra reprendre la main sur sa politique agricole, organiser une PAF, Politique agricole française, et savoir protéger nos producteurs d’une concurrence internationale souvent déloyale.

Front National

L’incident révélateur de Tremblay-en-France

WDSJ 2016

Communiqué de Wallerand de Saint Just, Président du groupe FN-Bleu Marine à la Région île de France et de Jordan Bardella, Secrétaire départemental de la fédération du Front national de Seine-Saint-Denis du 29/08/2016

Samedi, à Tremblay-en-France en Seine Saint-Denis, un restaurateur a refusé de servir deux femmes identifiables, par leur vêtement, à la confession musulmane. On ne peut que désapprouver l’attitude de ce professionnel. Toutefois, il convient de s’interroger sur la vraie cause de cet incident : en 2016, l’atmosphère dans notre pays est telle que le port d’un vêtement assimilant à une confession, notamment à la confession musulmane, est de nature à créer des incidents qui peuvent être graves.

Dans ces conditions, seule la proposition déjà ancienne du Front national d’étendre la loi de 2004 relative à l’interdiction, dans l’espace public, de signes religieux ostentatoires, est de nature à préserver la paix publique, spécialement dans les nombreux quartiers très difficiles d’Île de France.

Nos compatriotes musulmans doivent comprendre cette règle. A défaut, les pouvoirs publics doivent l’imposer. Le fait que la puissance publique ait à légiférer sur le port de vêtements dans l’espace public est rendu nécessaire par l’attitude de certains musulmans communautaristes qui voudraient que l’Islam pèse d’un poids inacceptable sur la société française et par l’incapacité de ces mêmes pouvoirs publics à édifier une vraie politique d’immigration et à combattre l’islamisme radical.

Front National

Crise du lait : des producteurs étouffés

Lactalis


Par Gabriel Robin, SG du CLIC le 29/08/2016

Partout dans le monde, le secteur laitier est confronté à une crise d’une ampleur inédite. Aux États-Unis, les revenus des producteurs laitiers ont chuté de plus de 35 % selon le département américain de l’Agriculture. En cause, les effets conjugués d’une diminution générale de la consommation de produits laitiers dans le monde occidental et des exportations au point mort. Par voie de conséquence, les prix du lait ont chuté vertigineusement.

En France, cette crise prend une tournure spécifique, opposant nos paysans au géant Lactalis. Le groupe Lactalis paye le prix du lait le plus bas de toutes les laiteries françaises, alors que le groupe est numéro un mondial dans le secteur des produits laitiers et principale centrale d’achat européenne. L’État est impuissant, comme l’a confirmé Stéphane Le Foll, déclarant : « Est-ce que je peux mettre la pression sur un acteur industriel ? Je ne peux pas. Je ne peux pas négocier les prix à la place des acteurs économiques, ou alors il faut dire qu’on est dans une situation où les prix sont décidés par le ministre. » Il rajoutait peu après que son seul levier d’action était d’inciter à ce que « les gens négocient ». Triste et lucide constat d’échec, d’impuissance d’un ministre dont les fonctions sont essentiellement tributaires de Bruxelles et du « marché ».

Le 5 janvier 2015, le prix des mille litres de lait était aux alentours de 400 euros. Ces mille litres se négocient désormais autour des 250 euros. Nos agriculteurs sont tenus à la gorge, condamnés à la faillite. Représentés par l’industriel Xavier Beulin, actuel président de la FNSEA (principal syndicat du secteur), les producteurs de lait échouent à négocier avec le groupe Lactalis, suffisamment puissant pour s’enferrer dans le mutisme.

Malheureusement, nos producteurs laitiers sont cocus, baladés par la FNSEA, abandonnés par le gouvernement et méprisés par la Commission de Bruxelles qui se moque éperdument de leur sort.

Le lait est un nouveau pan de notre agriculture à être détruit après les producteurs de porc, les petits viticulteurs, les éleveurs ovins ou les pépiniéristes… Les céréaliers surnagent, mais jusqu’à quand ? Nous assistons en direct à la mort de l’agriculture française placée sous tutelle de la grande distribution et des gros industriels, eux-mêmes tributaires de Goldman Sachs. Un autre fleuron de notre économie est étranglé par une mondialisation prédatrice.

De son côté, Lactalis en génère de substantiels profits. Si la pudeur invitait récemment son patron, Michel Nalet, à ne pas souhaiter révéler les marges réalisées par le groupe, déclarant vouloir « rester discret sur ses résultats », Marianne nous informait que Lactalis réalise un bénéfice de 1,18 milliard d’euros sur un chiffre d’affaires de 17 milliards. Tout à fait prodigieux…

Nous ne pourrons pas relancer une agriculture française compétitive et qualitative sans prendre en compte les changements de paradigmes. Le secteur laitier français est différent des autres secteurs laitiers en Europe, car nous valorisons le lait en le transformant avec des produits qui ont plus de valeur ajoutée.

En tout état de cause, il faut soutenir les producteurs. Et, pourquoi pas, suivre leurs consignes de boycott. 

Je le ferai.

Communiqué du Front National du Jura du 29/08/2016


dimanche 28 août 2016

Les patriotes de Brachay


Par Gauthier Bouchet, conseiller municipal et communautaire de Saint-Nazaire du 28/08/2016

Comme chaque année, Marine Le Pen fera dans quelques jours sa rentrée politique à Brachay. C’est un petit hameau de Haute-Marne. Il ne compte même pas soixante-dix habitants. Et comme tant de nos villages, il est absent des radars des décideurs politiques et économiques. Personne ne s’intéresse vraiment à Brachay. Le journal Le Monde avait d’ailleurs bien résumé la chose, l’an dernier : Brachay est « le genre d’endroit qui se traverse plus vite qu’il ne faut de temps pour changer de station de radio« .

Mais Brachay est aussi, depuis 2012, la commune de France qui donne à Marine Le Pen et au Front national ses meilleurs résultats.

Dans ce village haut-marnais, la formation patriote dépasse couramment 80 % des suffrages exprimés. Et naturellement, cette « anomalie » ne manque pas d’étonner, sinon d’indigner, les grands médias assimilant nécessairement le vote FN à quelque chose relevant de la protestation sans contenu.

Cette attitude dominante parmi les médias devra bien cesser. Chaque année, Marine Le Pen, par l’intervention de rentrée qu’elle effectue dans ce petit village, sous la forme d’un véritable discours de politique générale, contribue un peu à ce changement. Mais les idées reçues sur la nature du vote FN demeurent tenaces, durablement ancrées dans les consciences parisiennes comme quelque chose d’anormal, d’irrationnel, d’indéfendable. Nul doute que la campagne présidentielle à venir le montrera encore.

Alors, il faut travailler. Notre candidate portera dans les mois qui vont suivre un programme global de défense des intérêts français, seule contre tous, qui, à droite, à gauche, comme au centre, sont les banqueroutiers de la France, de son indépendance, de sa grandeur. Il sera opposé à Marine Le Pen et au Front national que ses électeurs exprimeraient — une fois encore — un vote de rejet sans adhésion réelle

Mais il faudra, comme toujours, répondre aux médias chagrins qu’il ne s’agit pas d’une dynamique de peur et de protestation, mais d’optimisme et de proposition, quand ce pays donne, de scrutin en scrutin, 24 %, 26 %, 28 % de ses voix à la représentante des idées patriotes… 

Et demain ?

Gauthier Bouchet

Emmanuelle Cosse veut réquisitionner des lieux publics pour accueillir les réfugiés

Cosse ministre

Dans une interview accordée au JDD, la ministre du Logement Emmanuelle Cosse dresse un constat alarmant de la crise des réfugiés qui frappe le Moyen-Orient, et par ricochet l'Europe, depuis plus d'un an. Alors que les exilés se massent aux portes de l'Union Européenne, la ministre tire la sonnette d'alarme.

"Nous sommes face à un phénomène migratoire sans précédent, avec ces derniers temps soixante-dix migrants arrivant à Paris chaque jour" estime Emmanuelle Cosse.
Pour tenter de faire face à cette situation, Emmanuelle Cosse réitère son appel aux particuliers qui voudraient accueillir chez eux des réfugiés, et fait une autre proposition. La ministre explique qu'elle souhaite lancer une "mobilisation générale" qui pourrait impliquer la "réquisition" de lieux publics.

"L’Etat fait face. (...) Nous allons par exemple ouvrir prochainement un nouveau centre avec la Ville de Paris. (...) Comme je l’ai dit cet été en lançant un dispositif de soutien aux particuliers qui accueillent des migrants, nous devons organiser une mobilisation générale. Au besoin, je n’hésiterais pas à réquisitionner des lieux publics."

Le 28/08/2016

BFM-TV

Primaire de LR : les quatre mousquetaires ont des pertes de mémoire




Ce weekend les hostilités se sont ouvertes au sein du parti dirigé dès à présent par Laurent Wauquiez entre les quatre principaux candidats à la candidatures

Les quatre mousquetaires de la primaire qui se tiendra en novembre et censé, selon bien sûr les journalistes qui, chacun le sait, sont généralement LR ou PS compatibles, désigner le futur président de la République (sur les chaînes info, on ne fait pas dans la nuance...). Nicolas Sarkozy avait glissé le sabre de son fourreau le premier en publiant un livre-programme, suivi de près ce samedi par un Alain Juppé, plus centriste que jamais, tirant sa chemise ouverte de plus en plus sur sa gauche. Ce dimanche, enfin, les troisièmes et quatrièmes (sur le podium ?) eux aussi se sont dévoilés, François Fillon jouant sur une fibre gaulliste largement dévoyé et mise de côté sans guère de considération il est vrai, ces dernières années, Bruno Le Maire invité de RTL et de LCI tentant lui-aussi de se démarquer de tout le monde en affichant , là aussi il est assez dans le vrai, une réalité " ajouter l'ensemble des anciens présidents et des premiers ministre (de droite), et vous aurez les primaires" !

Ce qui est marquant pour le coup, c'est de voir toutes ces personnalités qui ont toutes été dans les arcanes du pouvoir soit en qualité de Chef de l'Etat, Chefs de gouvernements et ministre, s'étriller joyeusement comme si une grosse part du problème français ne les concernaient en rien !

Alain Juppé fut le Premier ministre de Jacques Chirac en 1995, puis longtemps titulaire de plusieurs maroquins par la suite, Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, de l'économie de Chirac puis Président de la République de 2007 à 2012, François Fillon fut son Premier ministre durant les cinq années de son mandat et Bruno  Le Maire, ministre de l'agriculture de ce dernier.

C'est fou comme ils ont vite oublié ces années !

Il est à parier que les Français, eux n'ont pas de pertes de mémoire.

GS

Carole Delga ou le sectarisme à plein régime !



Présente le 27 aout à Perpignan, lors de l’inauguration du 28ème Festival International du Photojournalisme, Carole Delga, Présidente du Conseil Régional de LRMP, n’a pu s’empêcher de s’attaquer au Front National lors de son allocution, tentant maladroitement rapprochements et amalgames douteux…

On aurait pu croire que cette manifestation eût été, pour celle qui se définit avant tout comme une militante des "valeurs de gauche", l’occasion de rendre hommage à tous les reporters qui risquent jusqu’à leur vie, pour pourvoir nous informer ou nous faire partager le quotidien, souvent dramatique, d’hommes et de femmes de par le monde…

Il n’en fût rien !

La seule obsession de madame Delga, dans sa logique d’exclusion d’une partie des électeurs et électrices, fut de s’en prendre dans son discours, à Robert Ménard, Maire de Béziers, alors qu’il est lui-même l’un des fondateurs de "Reporters Sans Frontières", ONG reconnue internationalement pour la défense de la liberté de la presse et la protection des sources des journalistes.

Alors même que "Visa pour l'Image" se déroule cette année sous haute protection policière, que des centaines de français sont morts dans des attentats sur notre sol, que les chiffres du chômage sont au plus haut, que les indicateurs économiques sont au plus bas, l’unité et la courtoisie républicaines ne sont visiblement pas les valeurs de la Présidente de notre Région.

Louis Aliot

La Hongrie s’apprête à ériger un nouveau mur contre les migrants


Selon la déclaration du premier ministre hongrois Viktor Orban parue vendredi dernier, son pays est prêt à construire une deuxième clôture à sa frontière sud avec la Serbie pour couper les flux migratoires. Le nouveau mur, qui devrait être construit le long de celui déjà existant, sera chargé de renforcer la défense et de palier à un changement potentiel de la politique migratoire turque, annonce l'agence Reuters. Comme l'a indiqué le premier ministre hongrois à la radio publique, un revirement de la Turquie pourrait entraîner un afflux important de plusieurs centaines de milliers de migrants à la frontière serbo-hongroise.

Les plans techniques sont en cours de réalisation afin d'ériger un "barrage" plus massif en renfort de celui déjà existant qui a été construit très rapidement, souligne M.Orban cité par l'agence Reuters. Le premier ministre hongrois estime également que son pays devrait se préparer à l'éventualité d'un accord entre la Turquie et l'Union européenne afin de gérer le problème des migrants dans les Balkans.

"Si ça ne marche pas avec de beaux mots, nous devrons les arrêter par la force, et nous le ferons", lance le premier ministre hongrois cité par Reuters. Par ailleurs, le mur qui était érigé le long de la frontière sud avec la Serbie et la Croatie a considérablement réduit les flux migratoires. Le premier ministre hongrois déclare également que son pays s'apprête à augmenter sa présence policière, passant de 44.000 à 47.000 policiers, les 3.000 recrues devant être déployées de façon permanente le long de la frontière méridionale.
Le 27/08/2016 avec Reuters

Sputnik France

samedi 27 août 2016

Le problème n’est pas celui de la laïcité mais de l’islam radical

Burkini



Par Frédéric Pichon,Vice-Président du SIEL, le 27/08/2016

Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde, disait Camus. L’affaire dite du burkini, qui a enflammé les tabloïds et s’est soldée par un arrêt de principe du conseil d’État, révèle la confusion d’esprit ambiante.

Face à une offensive qui n’est pas anodine et vise à tester nos autorités, mais plus généralement notre capacité à réagir, rares sont les réactions appropriées ; la laïcité en est une, nécessaire mais insuffisante, voire contre-productive si elle est mal utilisée.

Il est clair que les femmes voilées qui ont été prises en photo ne sont pas les victimes innocentes d’une nouvelle Nuit de cristal visant à discriminer les musulmans. Il s’agit bien d’un test et d’un piège tendu aux autorités publiques.

Soit on ne réagit pas et, demain, à l’instar de l’incident de Sisco en Corse où, de l’aveu même du procureur de la République, des musulmans se sont approprié la plage en se comportant en terrain conquis, nous subirons la loi coranique.

Soit on prend des arrêtés mal ficelés, et on ne manquera pas de nous ressortir l’argument massue de l’islamophobie. Et de faire un parallèle avec les religieuses catholiques qui sont tout aussi voilées.

À cet égard, il est symptomatiques de voir la majorité des féministes prendre la défense du burkini et la presse de gauche prendre fait et cause pour le burkini, ces mêmes féministes qui défendent le droit des Femen d’uriner dans des églises en plein office. En réalité, c’est bien la haine de la France et de son identité qui anime tant les islamistes que leur contempteurs boboïsants grimés sous les masques fallacieux de la tolérance.

Face à cela, certains, de crainte de nommer les choses, se masquent sous l’argument de la laïcité : il faut également interdire les croix, les kippas. De sorte qu’on ne pourra dire que l’on opère une discrimination. Ce moyen est lâche car il ne nomme pas le réel problème qui est celui de l’islam en France et non celui de la laïcité. Or, ce ne sont ni les chrétiens ni les juifs ni, même, les bouddhistes qui posent des problèmes dans l’espace public.

Interdire la croix et la kippa revient ni plus ni moins à se couper le bras pour sauver sa vie.

À renier son identité et nos libertés et, de fait, à céder au relativisme totalitaire. La France n’est pas l’Albanie d’Enver Hodja.

Non, le christianisme n’est pas comparable à l’islam, quand bien même la France serait laïque.

Le problème n’est donc pas un problème religieux mais un problème politique et d’ordre public lié à une immigration massive et incontrôlée.

Dans son arrêt, le Conseil d’État n’y a pas vu la preuve d’un trouble à l’ordre public avéré, ce même Conseil qui avait décidé d’interdire préventivement un spectacle de l’humoriste Dieudonné pour atteinte à la dignité humaine. Outre le fait que le Conseil d’État est devenu une institution politique de plus en plus soumise au pouvoir – ce qui supposera un jour un remaniement de fond en comble -, ce n’est qu’en nommant clairement les choses que l’on arrivera à interdire, au nom de l’ordre public, de telles manifestations. Oui, l’islam radical, qui est parfaitement identifiable objectivement (par des paroles, gestes, écrits ou tenues vestimentaires), nous défie et veut notre mort.  

Ne sommes-nous pas en état d’urgence ?

Certains pays musulmans, où le concept de laïcité est pourtant inexistant, ont su prendre des mesures face aux extrémistes radicaux, à l’instar de l’Égypte, qui a interdit la burka dans les lieux publics.

Si l’on ne se considère pas en guerre avec l’islam radical et politique en nommant clairement l’ennemi, il sera impossible d’interdire juridiquement de telles manifestations. Cela ne peut se faire qu’en changeant radicalement de paradigme politique et même juridique, passant par une remise en cause de la CEDH.

Toutes les arguties juridiques respectant le cadre que le système nous donne ne suffiront pas.

Comme le disait Trotski, qui était un fin dialecticien : « Celui qui s’incline devant des règles établies par l’ennemi ne vaincra jamais. »