lundi 5 décembre 2016

Proposition de loi de Gilbert Collard supprimant le regroupement familial de plein droit du 03/12/2016

Collard Nîmes 2015

Mesdames,

Messieurs,

Le regroupement familial fut instauré par un décret du 29 avril 1976 et confirmé par un arrêt du Conseil d’Etat GISTI.

Cependant, quarante années plus tard, l’opportunité des dispositions en vigueur, transcrites au niveau législatif par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) mérite d’être réexaminée par le législateur.

En effet, la France traverse une grave crise qui touche à la fois le niveau du chômage, des déficits sociaux et des impasses budgétaires, dont la genèse est indissolublement liée à une maîtrise insuffisante de flux migratoires excessifs qui dissolvent notre lien social. L’heure est donc venue pour la Représentation nationale de revisiter les conditions du regroupement familial et leurs conséquences sur le niveau de chômage, du fait de l’entrée massive de familles entières sur le marché de l’emploi et de son impact sur la mesure de la population active disponible.

La présente proposition de loi vise donc à restreindre considérablement les flux migratoires générés par une législation trop laxiste. Les mesures envisagées à cette fin sont les suivantes :
  • Le droit au regroupement familial, qui était quasiment automatique, ne bénéficiera plus qu’à un nombre très restreint d’étrangers.
  • L’étranger qui sollicite le droit au regroupement doit justifier de plus de dix années de séjour régulier en France, au lieu de dix-huit mois actuellement.
  • Cette faculté est réservée aux étrangers qui se sont distingués par des actes de courage, de dévouement ou des services éminents rendus à la Nation française.
  • Ce droit individuel, exceptionnel et révocable à tout moment, est laissé à la totale discrétion de l’autorité administrative.
  • Le regroupement familial ne peut être octroyé qu’au cas par cas et par décret en Conseil d’Etat ; afin de souligner son caractère nécessairement exceptionnel.
  • L’instruction des demandes d’octroi reste diligentée par les maires, qui examinent si les conditions de logement et de ressources sont satisfaites. Cependant le silence de l’autorité municipale pendant plus de deux mois vaut désormais décision implicite d’avis défavorable ; ce qui était actuellement l’inverse.
  • Les cas de refus ou de retrait du droit au regroupement déjà inscrits dans le CESEDA sont par ailleurs inchangés.
  • Enfin, Le titre de séjour délivré à la personne autorisée à séjourner au titre du regroupement familial ne confère plus à son titulaire le droit d’exercer une activité professionnelle sur le territoire français.
Telles sont les modifications législatives qui feront du droit au regroupement familial une récompense exceptionnelle attribuée aux étrangers méritants ayant durablement séjourné sur notre territoire.

Article unique :

Le LIVRE IV « LE REGROUPEMENT FAMILIAL » du Code d’entrée et de séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé :

« TITRE Ier : CONDITIONS DU REGROUPEMENT FAMILIAL

Chapitre unique.

Article L411-1

Le droit au regroupement individuel est délivré par décret en Conseil d’ Etat , à titre individuel, exceptionnel et révocable à tout étranger remplissant les conditions mentionnées aux articles suivants, et qui se sont distingués par des actes de courage ou de dévouement ou des services éminents rendus à la Nation française .
Article L411-1 bis

Le ressortissant étranger qui séjourne régulièrement en France depuis au moins dix ans, sous couvert d’un des titres d’une durée de validité d’au moins un an prévus par le présent code ou par des conventions internationales, peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre du regroupement familial, par son conjoint, si ce dernier est âgé d’au moins dix-huit ans, et les enfants du couple mineurs de dix-huit ans.

Article L411-2

Le regroupement familial peut également être sollicité pour les enfants mineurs de dix-huit ans du demandeur et ceux de son conjoint dont, au jour de la demande, la filiation n’est établie qu’à l’égard du demandeur ou de son conjoint ou dont l’autre parent est décédé ou déchu de ses droits parentaux.

Article L411-3  

Le regroupement familial peut être demandé pour les enfants mineurs de dix-huit ans du demandeur et ceux de son conjoint, qui sont confiés, selon le cas, à l’un ou l’autre, au titre de l’exercice de l’autorité parentale, en vertu d’une décision d’une juridiction étrangère. Une copie de cette décision devra être produite ainsi que l’autorisation de l’autre parent de laisser le mineur venir en France.

Article L411-4

L’enfant pouvant bénéficier du regroupement familial est celui qui répond à la définition donnée au dernier alinéa de l’article L. 314-11. Le regroupement familial est sollicité pour l’ensemble des personnes désignées aux articles L. 411-1 à L. 411-3. Un regroupement partiel peut être autorisé pour des motifs tenant à l’intérêt des enfants.

Article L411-5

Le regroupement familial doit être refusé pour l’un des motifs suivants :

Le demandeur ne justifie pas de ressources stables et suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille. Sont prises en compte toutes les ressources du demandeur et de son conjoint indépendamment des prestations familiales, de l’allocation équivalent retraite et des allocations prévues à l’article L. 262-1 du code de l’action sociale et des familles, à l’article L. 815-1 du code de la sécurité sociale et aux articles L. 5423-1, L. 5423-2 et L. 5423-8 du code du travail. Les ressources doivent atteindre un montant qui tient compte de la taille de la famille du demandeur.

Le décret en Conseil d’Etat prévu à l’article L. 441-1 fixe ce montant qui doit être au moins égal au salaire minimum de croissance mensuel et au plus égal à ce salaire majoré d’un cinquième. Ces dispositions ne sont pas applicables lorsque la personne qui demande le regroupement familial est titulaire de l’allocation aux adultes handicapés mentionnée aux articles L. 821-1 ou L. 821-2 du code de la sécurité sociale ou de l’allocation supplémentaire mentionnée à l’article L. 815-24 du même code ou lorsqu’une personne âgée de plus de soixante-cinq ans et résidant régulièrement en France depuis au moins vingt-cinq ans demande le regroupement familial pour son conjoint et justifie d’une durée de mariage d’au moins dix ans ;

Le demandeur ne dispose pas ou ne disposera pas à la date d’arrivée de sa famille en France d’un logement considéré comme normal pour une famille comparable vivant dans la même région géographique ;

Le demandeur ne se conforme pas aux principes essentiels qui, conformément aux lois de la République, régissent la vie familiale en France, pays d’accueil.

Article L411-6

Doit être exclu du regroupement familial :

Un membre de la famille dont la présence en France constituerait une menace pour l’ordre public ;
Un membre de la famille atteint d’une maladie inscrite au règlement sanitaire international ;
Un membre de la famille résidant en France.

Article L411-7

Lorsqu’un étranger polygame réside en France avec un premier conjoint, le bénéfice du regroupement familial ne peut être accordé à un autre conjoint. Sauf si cet autre conjoint est décédé ou déchu de ses droits parentaux, ses enfants ne bénéficient pas non plus du regroupement familial.
Le titre de séjour sollicité ou obtenu par un autre conjoint est, selon le cas, refusé ou retiré. Le titre de séjour du ressortissant étranger polygame qui a fait venir auprès de lui plus d’un conjoint, ou des enfants autres que ceux du premier conjoint ou d’un autre conjoint décédé ou déchu de ses droits parentaux, lui est retiré.

TITRE II : INSTRUCTION DES DEMANDES

Chapitre unique

Article L421-1

L’autorisation d’entrer en France dans le cadre de la procédure du regroupement familial est donnée par l’autorité administrative compétente après vérification des conditions de logement et de ressources par le maire de la commune de résidence de l’étranger ou le maire de la commune où il envisage de s’établir. Le maire, saisi par l’autorité administrative, peut émettre un avis défavorable sur la condition mentionnée au 3° de l’article L. 411-5. Cet avis défavorable est réputé rendu à l’expiration d’un délai de deux mois à compter de la communication du dossier par l’autorité administrative.

Article L421-2

Pour procéder à la vérification des conditions de logement et de ressources, le maire examine les pièces justificatives requises dont la liste est déterminée par décret. Des agents spécialement habilités des services de la commune chargés des affaires sociales ou du logement, ou, à la demande du maire, des agents de l’ Office français de l’immigration et de l’intégration peuvent pénétrer dans le logement. Ils doivent s’assurer au préalable du consentement écrit de son occupant. En cas de refus de l’occupant, les conditions de logement permettant le regroupement familial sont réputées non remplies. Lorsque ces vérifications n’ont pas pu être effectuées parce que le demandeur ne disposait pas encore du logement nécessaire au moment de la demande, le regroupement familial peut être autorisé si les autres conditions sont remplies et après que le maire a vérifié sur pièces les caractéristiques du logement et la date à laquelle le demandeur en aura la disposition.

Article L421-3

A l’issue de l’instruction, le maire émet un avis motivé. Cet avis est réputé défavorable à l’expiration d’un délai de deux mois à compter de la communication du dossier par l’autorité administrative. Le dossier est transmis à l’Office français de l’immigration et de l’intégration qui peut demander à ses agents de procéder, s’ils ne l’ont déjà fait, à des vérifications sur place dans les conditions prévues à l’article L. 421-2.

Article L421-4

L’autorité administrative statue sur la demande dans un délai de six mois à compter du dépôt par l’étranger du dossier complet de cette demande. Il informe le maire de la décision rendue.

La décision autorisant l’entrée en France des membres de la famille est caduque si le regroupement n’est pas intervenu dans un délai fixé par voie réglementaire.

TITRE III : DÉLIVRANCE DES TITRES DE SÉJOUR

Chapitre unique

Article L431-1

Les membres de la famille entrés en France régulièrement au titre du regroupement familial reçoivent de plein droit une carte de séjour temporaire, dès qu’ils sont astreints à la détention d’un titre de séjour.

Article L431-2

En cas de rupture de la vie commune ne résultant pas du décès de l’un des conjoints, le titre de séjour qui a été remis au conjoint d’un étranger peut à tout moment de séjourner faire l’objet d’un retrait ou d’un refus de renouvellement.

Lorsque la rupture de la vie commune est antérieure à la demande de titre, l’autorité administrative refuse de l’accorder.

Les dispositions du premier alinéa ne s’appliquent pas si un ou plusieurs enfants sont nés de cette union, lorsque l’étranger est titulaire de la carte de résident et qu’il établit contribuer effectivement, depuis la naissance, à l’entretien et à l’éducation du ou des enfants dans les conditions prévues à l’article 371-2 du code civil.

En outre, lorsque l’étranger a subi des violences conjugales de la part de son conjoint et que la communauté de vie a été rompue, l’autorité administrative ne peut procéder au retrait du titre de séjour de l’étranger admis au séjour au titre du regroupement familial et en accorde le renouvellement. En cas de violence commise après l’arrivée en France du conjoint mais avant la première délivrance de la carte de séjour temporaire, le conjoint se voit délivrer, sauf si sa présence constitue une menace pour l’ordre public, une carte de séjour temporaire portant la mention » vie privée et familiale « .

Article L431-3

Le titre de séjour d’un étranger qui n’entre pas dans les catégories mentionnées aux articles L. 521-2, L. 521-3 et L. 521-4 fait l’objet d’un retrait lorsque son titulaire a fait venir son conjoint ou ses enfants en dehors de la procédure du regroupement familial. La décision de retrait du titre de séjour est prise après avis de la commission du titre de séjour mentionnée à l’article L. 312-1.

TITRE IV : DISPOSITIONS COMMUNES

Article L441-1

Un décret en Conseil d’Etat fixe les conditions d’application du présent livre. »

Front National

dimanche 4 décembre 2016

BAP : bal tragique chez les socialistes

Cambadelis 1


Par Yannick Chauvin * le 04/12/2016

Elle se serait appelée Belle Alliance Française, on aurait compris : l’acronyme – BAF – aurait été un excellent résumé de la mésaventure de Cambadélis, l’homme qui rêvait de diriger les socialistes et qui est seulement parvenu à s’asseoir dans un fauteuil démuni de volant. « Pas de bol », comme dirait le Président du passé : il a créé la BAP, pour Belle Alliance Populaire. Cet homme a un petit faible pour les appellations foireuses. Déjà, en avril dernier, pour la poignée de socialistes qui avouaient rester fidèles à Hollande, il avait monté un truc qu’il avait appelé « Hé oh la gauche », sorte de cri de détresse, de SOS pathétique, à destination de ceux qui avaient porté Hollande au pouvoir et s’en étaient détournés massivement au fil du temps. Ce devait être le point de départ d’une énergique opération de reconquête au cours de laquelle la statue du Commandeur serait requinquée. On connaît la suite.

Pas découragé pour si peu, Camba remet le couvert. Et sa « Belle Alliance Populaire » toute neuve vire en eau de boudin. La BAP tenait meeting, hier soir. Camba attendait 10.000 personnes et, surtout, tous les candidats à la primaire socialiste, histoire de montrer qu’on est tous ensemble, qu’on forme bloc, qu’on s’aime, qu’on est les meilleurs, et youkaïdi youkaïda !

Fan de chichourle ! comme on dit près du Vieux-Port. Un désastre pareil, on n’en avait pas vu depuis Trafalgar. Deux à trois mille participants, des centaines de chaises vides et pas une seule tête d’affiche. Que des seconds, des troisièmes et des énièmes couteaux, défraîchis, inaudibles, incantatoires. Aucun prétendant à la nomination. Aucun poids lourd du parti, style Martine Aubry ou Anne Hidalgo. Aucun « frondeur ». Bref, une sorte de goûter d’enfants tristes. Même Le Foll, l’aficionado le plus permanenté du PS, n’a pas fait le déplacement.

Pour décrire l’état de déliquescence avancée de cette assemblée de fantômes, il paraît qu’on a entendu un cri surréaliste : « Najat Présidente ! » C’est, sans nul doute, la pire injure qu’un socialiste ait pu adresser à Hollande l’Aboudabien ainsi qu’aux candidats déclarés ou futurs. Valls devait clôturer la réunion. « Pas question ! » se sont étouffés de rage les compétiteurs : « Et nous, alors, on compte pour du beurre ? » et, aussi sec, de snober ce barnum. « Ambiance de fin de règne », titre BFM TV. « La BAP n’a d’alliance que le nom », observe finement L’Express. Le Figaro parle d’un « rendez-vous manqué ». Même L’Obs, la dévote feuille socialisâtre, évoque « le PS et ses microscopiques alliés ».

Le bon docteur Coué a encore des émules. Cambadélis, au cours de la réunion, la main sur le cœur et la rose au fusil, a annoncé : « Nous allons faire en sorte que les primaires de la gauche soient un immense succès. » Entre deux Scud dirigés sur François Fillon, le premier secrétaire du PS n’a pas échappé au ridicule en sanctifiant François Hollande :

« Respect pour un homme qui a fait face et qui, aujourd’hui, s’efface pour nous laisser la place. Respect pour cet homme qui a pensé d’abord à la France et qui a vu la situation dans laquelle elle était, et qui n’a pas voulu ajouter le désarroi, la difficulté, la polémique. »
 
Ce ne serait pas si grave pour le pays, on hurlerait de rire devant tant d’aveuglement et de mauvaise foi.

* L'auteur ou les auteurs du présent article ne sont en rien membres du FN, du RBM ou d'un mouvement de cette famille politique -à la connaissance du BYR- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.

Ségolène Royal fait l'éloge de Fidel Castro et essuie de vives critiques

Royal PS

Ségolène Royal s’est attiré les foudres de nombreux membres de l'échiquier politique. Certains ont critiqué les propos de la ministre de l'Environnement tenus le 3 décembre à Cuba au sujet Fidel Castro. Celle qui représente la France aux funérailles de Fidel Castro, ce dimanche 4 décembre à Santiago de Cuba, a défendu le bilan de l’ex-dirigeant, décédé le week-end dernier à l’âge de 90 ans. La ministre de l’Environnement, qui a qualifié Castro de "monument de l'Histoire", a estimé que grâce à lui "les Cubains ont récupéré leur territoire, leur vie, leur destin" et "se sont inspirés de la Révolution française sans pour autant connaître la Terreur". Elle a aussi jugé qu’il y avait eu "beaucoup de désinformation" sur les violations des droits de l'Homme reprochées par l'ONU et l'opposition au régime.

C'est "tellement énorme" que c'est "pire" qu'une faute politique, a estimé François Bayrou sur iTélé. "Si la longue file des fusillés, des exilés, de ceux qui ont été mis en prison par le régime que Mme Royal exalte se présentait devant elle, elle rougirait", a ajouté le président du MoDem. Le Front National n’a pas manqué l’occasion de critiquer à son tour un membre du gouvernement. "Ce qu'a dit Ségolène Royal manque de mesure, de lucidité et de respect pour l'ensemble des victimes, incontestables et incontestées, de ce régime", a lancé Florian Philippot, numéro deux du FN. Des parlementaires du parti Les RépublicainsThierry Mariani et Guillaume Larrivé, ont aussi fait part de leur mécontentement sur Twitter. Tout comme François de Rugy Député écologiste réformiste et candidat à la primaire organisée par le PS.

Mais si tous semblaient afficher gêne et mécontentement, il en est un qui s'est enthousiasmé de la déclaration de Ségolène Royal à l'encontre de Fidel Castro. Jean-Luc Mélenchon, candidat de la "France insoumise", ravi, a remercié Ségolène Royal dans l'émission Dimanche en politique de France 3. "Je dis merci à Ségolène Royal d'avoir, en forçant un peu le trait, rétablit un petit peu l'équilibre", a-t-il affirmé. "Fidel Castro mérite mieux que cet opprobre qui lui est fait constamment".

Ségolène Royal a pour sa part réagi dimanche 4 décembre à la polémique suscitée par ses propos, une polémique qu'elle juge "déplacée". La ministre a appelé au "respect" le jour-même des funérailles de Fidel Castro à Santiago de Cuba. "Je pense que cette polémique n'a pas lieu d'être. Le jour des funérailles je pense qu'il y a un respect à avoir à l'égard de tout un peuple et de tout un pays qui est en train justement de s'ouvrir et d'évoluer", a-t-elle déclaré.

Par François Quivoron le 04/12/2016

RTL

Autriche : le FPÖ reconnaît sa défaite face au candidat écolo Van der Bellen

Autriche Van der Bellen Norbert Hofer

Le parti FPÖ a reconnu la défaite de son candidat Norbert Hofer dans la course à la présidentielle autrichienne, netttement remportée selon les projections par l'écologiste Alexander Van der Bellen.
Selon un premier sondage, le candidat écologiste Alexander Van der Bellen battrait le candidat de droite Norbert Hofer avec 53,6% des voix.

«Je souhaite féliciter Van der Bellen pour ce succès», a déclaré le secrétaire général du Parti de la liberté (FPÖ), Herbert Kickl, à la télévision publique.

Le 04/12/2016

RT France

Zapping (18/11/2016-02/12/2016)

samedi 3 décembre 2016

La grive nationale et le merle républicain…

Marion Assemblée 1


Par Jean-Pierre Lenoir * le 03/12/2016

Certaines âmes naïves ont peut-être espéré emprunter un pont jeté très opportunément entre ce que représente François Fillon et le credo de Marine Le Pen. Certains doivent aussi penser que Fillon pourrait, après tout, constituer un substitut bon chic bon genre et se dire que, faute de grive nationale, on pourrait manger un merle républicain

Ces gens ont tout faux pour une raison symbolique mais capitale : François Fillon est encore un des rares à ne pas vouloir serrer la main de Marion Maréchal-Le Pen à l’Assemblée nationale. Si cette attitude grossièrement inélégante était le fait de quelque goujat hystérique de gauche, on aurait pu le « comprendre », mais là… Il y a, semble-t-il, caché derrière ce costume cravate « bon ton », le pire état d’esprit de la pensée unique en France.

Cela relève d’abord d’un individu mal élevé ! « La politesse est la première des vertus et peut-être à l’origine de toutes », écrivait André Comte-Sponville.

Donc, si celle-ci n’est pas au rendez-vous, c’est qu’il faut se méfier du reste ! Et le reste, c’est quoi ? La manifestation du pire qu’a dû affronter le Front National pendant toutes ces années. La diabolisation, la mise au ban de la société politique, la calomnie, la diffamation, le mensonge. Tout cela relève de quoi ? De cette fichue pensée unique et son corollaire : le politiquement correct.

Les salons bruissent déjà de ces subtils glissements progressifs vers la grande peur des bien-pensants qu’avait dénoncée Bernanos, de cette « softenisation » des esprits faibles vers cette droite plus tendance car non diabolique. Les courtiers sont déjà à l’œuvre pour vendre Fillon clés en mains.

Vente alléchante à tempérament sur cinq ans !

Mais qu’on ne s’y trompe pas : la rupture si nécessaire avec cet univers ultralibéral qui a mené les peuples au bord du gouffre n’aura pas lieu avec l’homme aux gros sourcils. Il offre, certes, des garanties d’apparence et une rondeur qui plaisent aux moins audacieux, mais il sera toujours le prisonnier d’un même système…
 
* L'auteur ou les auteurs du présent article ne sont en rien membres du FN, du RBM ou d'un mouvement de cette famille politique -à la connaissance du BYR- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.

Cameron: une victoire de Le Pen serait "un coup dur" pour l'Europe

Cameron UK

L'ancien Premier ministre britannique David Cameron a déclaré samedi à New Delhi qu'une victoire de Marine Le Pen à la présidentielle de mai 2017 porterait "un coup dur" à l'Europe.

La récente popularité en Europe de l'Ouest, des partis extrémistes portés par un "rejet du système" et par une montée du "populisme", ne marque pas selon lui, la fin de la mondialisation mais donne plutôt un avertissement sur la nécessité "d'apporter une correction importante dans la gestion" des défis économiques et culturels

"Si Marine Le Pen devenait présidente, cela porterait un coup dur au projet européen", a-t-il déclaré lors d'une conférence organisée par le quotidien indien Hindustan Times ajoutant qu'il espérait la victoire d'un des partis de gouvernement classiques. 

Après la défaite de son camp au référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, David Cameron a démissionné et a été remplacé par Theresa May

"Je continue à penser qu'il aurait été préférable pour le Royaume Uni de rester dans l'Union européenne", a-t-il déploré depuis la capitale indienne.

"Nous pensions, avec nos alliés, nos partenaires et nos amis, qu'il était préférable de rester dans la pièce où sont prises des décisions nous concernant".  

En France, les sondages s'accordent à placer la présidente du Front National, Marine Le Pen, au second tour de la présidentielle qui aura lieu en mai 2017.

Le 03/12/2016


Note BYR : Cameron, un grand spécialiste en matière démocratique qui préfère tout de même voir gagner la pensée unique !

Directive européenne sur les travailleurs détachés : symptôme d’une Union européenne irréformable

Flamme 4

Communiqué de presse du Front National du 03/12/2016

Depuis des mois, la Commission européenne et le gouvernement français font mine de s’agiter en vue de « réviser » la directive européenne sur les travailleurs détachés, dont les ravages sur l’emploi, et particulièrement l’emploi français, ont été et sont toujours catastrophiques.

Aujourd’hui, force est de constater que cette « révision », dont les contours n’ont jamais été précisés et qui n’aurait de toute façon rien modifié au principe de fond de cette directive (à savoir le paiement des charges sociales dans le pays d’origine du travailleur), est au point mort.

Pas plus tard que cet été, le Premier ministre Manuel Valls promettait pourtant encore de ne plus « appliquer la directive », au vu, selon ses propres termes, « des ravages majeurs de ce dispositif européen dans le monde salarié et ouvrier ». Cinq mois plus tard, la directive s’applique toujours pleinement dans notre pays, au détriment des travailleurs français, exposés à une concurrence déloyale insupportable, particulièrement dans le BTP.

Rappelons les chiffres pour la France : + 45% de travailleurs détachés entre 2010 et 2015 (soit près de 300 000 travailleurs légaux) sans compter la fraude massive et le travail dissimulé générés par le dispositif.

La non-révision de la directive sur les travailleurs détachés est donc un énième révélateur du caractère parfaitement irréformable de l’Union européenne.

La France ne peut plus se payer de mots. Il faut immédiatement suspendre, de manière unilatérale, l’application de cette directive, et lancer le processus de référendum après négociation sur notre appartenance à l’Union européenne, comme l’ont fait les Britanniques, en vue de récupérer l’ensemble de notre souveraineté (budgétaire, monétaire, territoriale et législative).

Front National

L'écrivain Alexandre Jardin candidat à la présidentielle de 2017

Jardin


Un temps sensible à la démarche d'Emmanuel Macron, aux côtés duquel il était présent lors du premier grand meeting du mouvement "En Marche !" le 12 juillet à la Mutualité, Alexandre Jardin va finalement s'aligner sur la ligne de départ. L'écrivain a annoncé samedi 3 décembre sur France Info qu'il se lançait dans la campagne présidentielle pour le compte de L'Appel des mouvements citoyens. "Ce sera moi", a assuré le fondateur de Bleu Blanc Zèbre, en évoquant la personnalité qui représenterait les citoyens en 2017.

Trois ans après son lancement en France, La Maison des citoyens compte aujourd'hui "1,2 million de personnes sur nos réseaux", a indiqué ce déçu de François Hollande, qui entend faire de la politique autrement. "Les gens qui nous écoutent ne supportent plus ce cirque. Ils ne supportent plus qu'on réduise le discours sur la politique aux discours entre les hommes politiques. Ce qui est important, c'est que les gens qui nous écoutent existent. C'est pas de savoir si on va faire exister des starlettes ou des partis", a expliqué Alexandre Jardin, dont le leitmotiv pourrait être : "redonner du pouvoir aux gens".

Par Ludovic Galtier le 03/12/2016

RTL

Après le renoncement de Hollande, le PS renoue avec les petites querelles

PS 03122016

Samedi, la convention nationale de la Belle alliance populaire s'est cherchée un candidat et quelques rivalitées sont réapparues.

«On se donne rendez-vous dans six mois à l'Élysée!» C'est par ces mots qu'un parlementaire proche de Manuel Valls a pris congé des journalistes qui l'interrogeaient samedi. Et pour cause: bien que la Grande convention nationale de la Belle alliance populaire visait au rassemblement de la gauche face au programme de François Fillon, et alors qu'aucun des candidats déclarés n'était présent, les rivalités de la primaire se sont toutefois invitées dans les rangs du Paris Event Center (XIXe).

En effet, le renoncement surprise de François Hollande a relancé les guerres de chapelles socialistes. Premier personnage impacté: le premier ministre, qui prépare sa candidature pour 2017 et pourrait se lancer dès dimanche. «Il n'y a pas le feu au lac», a beau prévenir le député du Val d'Oise, Philippe Doucet, d'autres pressent au contraire le chef du gouvernement d'annoncer sa décision dans les prochaines heures.

C'est le cas du sénateur-maire d'Alfortville (Val-de-Marne), Luc Carvounas, selon qui Valls est aujourd'hui le seul en mesure de rassembler son camp. «Au moment ou il sera candidat, cela se fera très naturellement», veut-il croire, assurant que Martine Aubry fera partie des premières à «prendre ses responsabilités» et se ranger derrière lui. Sous couvert d'anonymat, un autre vallsiste va encore plus loin et fustige violemment les postures d'Arnaud Montebourg et Benoît Hamon: «ça n'est pas à la hauteur… Ce sont des sous-sous courants de sous-sous Congrès portés par des sous-sous leaders», dit-on. «Il faut des réponses à la hauteur de ce qu'a fait François Hollande».

Unanimement salué, à la tribune comme dans les travées, le geste du chef de l'Etat semble cependant laisser une grande partie des socialistes orphelins. À commencer par ses soutiens, qui restent pour l'instant prudents sur le candidat qu'ils choisiront de rallier pour la primaire. «Manuel Valls a sous-estimé le ressentiment des hollandais, et surestimé sa propre capacité à s'imposer aux yeux de tous», confie une source élyséenne. Enigmatique, une autre ajoute: «J'ai le sentiment qu'une autre candidature va émerger…» Ancien chef adjoint du cabinet de François Hollande, Christophe Pierrel décrypte ces messages codés: «Il existe un espace entre Manuel Valls et Arnaud Montebourg, que seules trois personnalités peuvent combler: Stéphane Le Foll (Agriculture), Marisol Touraine (Santé) et Najat Vallaud-Belkacem (Education nationale).»

Si le premier devait initialement intervenir samedi mais a finalement été retenu au Mans, ce n'est pas le cas de ces deux dernières, qui ont d'ailleurs été les plus acclamées de la journée. «Najat présidente !», a-t-on même entendu, après que l'ancienne porte-parole du gouvernement a pris la parole. Autre preuve de son succès: le fait que bon nombre de militants aient quitté la salle après son discours, n'attendant même pas celui du premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis. Sa collègue de la Santé a elle aussi fait forte impression…

En déplacement à Abou Dhabi, François Hollande, vraisemblablement attentif à ce qu'il se passe, a reçu pour seul résumé de la journée un court SMS signé de l'un de ses conseillers: «Marisol Touraine combative et très applaudie».

Par Arthur Berdah le 03/12/2016

Le Figaro

Fillon : un programme anti-familles

Bay officiel 2016


Editorial de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National du 02/12/2016

L’un des aspects les plus criants de l’imposture Fillon est celui de son étiquette « pro-familles », laquelle lui a valu un certain nombre de soutiens qui devraient sans doute s’intéresser davantage au projet de l’ancien Premier ministre. En effet, il ne suffit pas d’agiter le drapeau de la famille, comme valeur, pour devenir le défenseur des familles, comme réalité concrète et humaine.

On pourrait d’abord évoquer tout ce qu’il n’y a pas dans le programme de François Fillon : aucune revalorisation des allocations familiales, pas de rétablissement de la demi-part fiscale accordée aux parents veufs et veuves (que son gouvernement avait supprimée !), et – rappelons-le tout de même – pas d’abrogation de la loi Taubira.

Mais le plus inquiétant est sans doute dans ce que ce programme contient. Sur le plan social, il s’agit clairement d’un programme anti-familles ! Dans le domaine de la santé, la restriction de la prise en charge par la solidarité nationale des seules maladies graves ou longues va représenter un surcoût considérable tant pour les foyers avec des enfants en bas âge (la varicelle, les grippes, la rougeole, ne sont pas des « maladies graves ou longues ») que pour les personnes âgées. Sur le plan fiscal, l’augmentation de la TVA – qu’aucune autre mesure de baisse des impôts des familles classiques ne viendrait compenser – va lourdement, et principalement, impacter les familles populaires ou les classes moyennes. Enfin, quand François Fillon déclare « Il serait temps qu’on accepte qu’il peut y avoir des emplois précaires. » (le 10 septembre dernier), on aimerait bien lui demander comment on peut bâtir des foyers stables avec des emplois précaires.

Non, François Fillon n’est pas le champion des familles que certains voudraient en faire, loin s’en faut. Face à son programme déséquilibré, brutal, dont la dérégulation est la seule règle, nous réaffirmons l’idée fondamentale de solidarité nationale et la nécessité du cadre protecteur – pour les familles comme pour les entreprises, pour la sécurité comme pour l’identité – de la nation.

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Bulletin économique de la semaine (02-12-2016)


L'Autriche vote dimanche pour le «troisième tour» de la présidentielle

Hofer Autriche

Le second tour avait été annulé cet été à cause d'irrégularités. Selon les sondages, le duel s'annonce très serré entre les candidats écologiste et d'extrême droite. Une victoire de ce dernier serait un très mauvais symbole vu de l'étranger mais ne devrait pas bouleverser l'ordre établi.

C'est le deuxième round d'une élection qui a déjà eu lieu. Cet été, la Cour constitutionnelle autrichienne avait annulé le résultat de l'élection présidentielle, suite à de nombreuses négligences lors du dépouillement des votes par correspondance. Les électeurs vont donc devoir, une nouvelle fois, départager l'écologiste Alexandre Van der Bellen et le candidat d'extrême droite Norbert Hofer (Parti de la liberté d'Autriche, FPÖ).

Les résultats avaient été extrêmement serrés lors du premier vote. Seules 31.000 voix sur 6 millions d'inscrits séparaient les deux candidats. L‘écologiste l'avait finalement emporté. Les sondages réalisés ces dernières semaines ne laissent pas entrevoir un changement de scénario, aucun des deux hommes ne fait figure de favori. Plusieurs inconnues pourraient influer sur le résultat du scrutin. La première sera la météo: le précédent vote s'était tenu par une belle journée de mai, ne favorisant pas la participation.

Cette dernière pourrait être plus importante en ce dimanche automnal et bénéficier à Alexandre Van der Bellen. La seconde inconnue concerne la vague populiste qui traverse les démocraties occidentales, sur laquelle Norbert Hofer espère surfer. Mais son ampleur est difficilement quantifiable ou transposable en fonction des pays et des scrutins.

Symbole fort

L'élection d'un président d'extrême droite serait un symbole fort, perçu négativement à l'étranger: le FPÖ a été fondé dans les années 1950 par d'anciens ou proches de nazis. Cette origine ne suffit pourtant pas à servir de repoussoir, ainsi que l'explique le spécialiste des relations internationales à l'Ifri, Philippe Moreau Defarges. «Dans ce pays, considéré comme victime après la Seconde Guerre mondiale, la dénazification n'a pas été poussée très loin. En outre, nombre d'Autrichiens ressentent un sentiment de déclassement face à l'Allemagne, plus prospère, d'autres face à l'histoire, leur pays n'étant plus que l'ombre de ce qu'il était au moment de l'Autriche-Hongrie: Vienne est passé du statut de capitale d'empire à celui de capitale de province. 

Enfin, voter pour le FPÖ représente un coup de pied dans le bipartisme qui régit le pays depuis des dizaines d'années

Quel qu'en soit le résultat, le pays ne devrait pas sortir bouleversé du scrutin. Le poste de président confère une autorité morale, donnant un poids à sa parole. La fonction reste néanmoins essentiellement honorifique. S'il était élu, Norbert Hofer pourrait tenter de la muscler. Il a ainsi indiqué qu'il se rendrait aux côtés du chancelier aux sommets internationaux, ce qui n'est pas une tradition dans la pratique du pouvoir en Autriche. Il a en revanche écarté l'idée d'un «Öxit», une sortie de l'Union européenne à l'image du Royaume-Uni. Il préfère essayer d'infléchir sa politique, par exemple en se rapprochant, voire en intégrant, le groupe de Visegrad, réunion informelle de quatre États d'Europe centrale (Hongrie, République tchèque, Slovaquie et Pologne). Ce groupe a fait parler de lui par son opposition à la politique de quota migratoire de l'UE. Mais rien ne dit que les pays en question l'accepteront.

Pas de nouvelles sanctions de l'Europe

La Constitution offre au président la possibilité de dissoudre la chambre basse du Parlement et de nommer le nouveau chancelier.

Norbert Hofer laisse entendre qu'il pourrait utiliser cette tactique qui lui permettrait, si le FPÖ remportait les élections dans la foulée, de nommer le chef du parti Heinz-Christian Strache à la chancellerie. Une idée invraisemblable selon Peter Jankowitsch, ancien ministre des Affaires étrangères autrichien: «Il existe en Autriche une Constitution écrite et une Constitution informelle, explique-t-il au Figaro. Si le président a le pouvoir de dissoudre le Conseil national, aucun ne l'a encore fait. Et aucun ne pourrait y survivre politiquement: ce n'est ni dans nos mœurs, ni nos coutumes.» Enfin, si le président nomme les fonctionaires, il ne le fait que sur proposition du gouvernement, ce qui, dans la configuration actuelle, l'empêcherait de placer des membres du FPÖ.

En 2000, l'entrée du FPÖ au gouvernement avait entraîné des sanctions diplomatiques, largement symboliques, de la part de l'Union européenne. Les ambassadeurs autrichiens n'étaient plus reçus que pour régler de questions techniques et les candidats autrichiens aux postes internationaux n'étaient plus soutenus par les autres membres de l'UE. Ces mesures avaient été levées quelques mois plus tard. «De nouvelles sanctions sont très difficilement envisageables de nos jours, surtout si l'on compare l'Autriche avec les gouvernements hongrois et polonais, estime, Philippe Moreau Defarges.

L'élection de Norbert Hofer ne serait qu'une mauvaise nouvelle de plus pour l'UE, qui a bien d'autres problèmes à gérer.»

Par Julien Licourt le 02/12/2016


Note BYR : Trois fois "extrême-droite"... Bravo Le Figaro !