mercredi 28 septembre 2016

Proposition de résolution de Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, Députés à l'Assemblée Nationale du 28/09/2016

Collard MMLP 2

Proposition de résolution de Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, Députés à l'Assemblée Nationale d 28/09/2016

Proposition de résolution

Présentée par Madame Marion Maréchal-Le Pen et Monsieur Gilbert Collard tendant à la création d’une commission d‘enquête parlementaire sur le suivi de la fermeture des mosquées et lieux de cultes salafistes.

Mesdames, Messieurs,

Notre pays concentre la plus grande proportion de personnes se déclarant de confession musulmane dans l’espace européen, érigeant l’Islam au second rang des religions pratiquées en France.

L’ancrage durable de l’Islam en France, consécutif au regroupement familial, a conduit à l’émergence progressive d’une affirmation religieuse cherchant sa consécration dans l’aménagement de lieux de culte et de mosquées. Le ministère de l’intérieur et des Cultes recensait 150 lieux de culte en 1976, 900 en 1985 et 1 555 en 2001. En 2012, il en dénombrait près de 2 500, soit un doublement sur les vingt dernières années. Parmi ces lieux de culte, il y aurait environ 90 mosquées.

Un rapport, publié en septembre 2016, relève que 28% des musulmans tendent vers un système de valeurs contraire aux valeurs de la République. Actuellement, certaines salles de prières constituent des foyers de socialisation salafiste qui diffusent une idéologie belliciste à l’encontre de la communauté nationale. Ainsi, la doctrine salafiste, rejetant la France et ses traditions, est propagée dans plus de 120 salles de prières. Aucun de ces endroits où sont prêchés la haine du non-musulman, de la femme et des principes républicains n’avait été fermé avant les attentats perpétrés en 2015.

Nonobstant la fermeture d’une vingtaine de salles de prières liées à la mouvance salafiste depuis la promulgation de l’état d’urgence, une centaine de lieux de culte présumés extrémistes, dont certains abritant des écoles coraniques clandestines, seraient toujours en activité. Les procédures correspondantes, lentes et entourées de confusions, peuvent être interprétées comme une marque de faiblesse des pouvoirs publics ou un manque de fermeté dont profitent les prédicateurs salafistes

Ainsi, au cours d’une émission télévisée, le chef de l’Etat avait annoncé la fermeture de la mosquée de Brest, où un imam salafiste s’adonnait à des prêches virulents, alors qu’elle demeurait toujours en activité les semaines suivantes.

Au vu des imprécisions et du manque de clarté entourant la fermeture des mosquées radicales dans le contexte d’état d’urgence, la mise en place d’une commission d’enquête ne peut qu’améliorer la lutte contre les prêcheurs de haine dont s’inspirent les djihadistes.

Article unique

En application des articles 137 et suivants du Règlement de l’Assemblée nationale, est créée une commission d’enquête de trente membres pour assurer le suivi de la fermeture des lieux de culte salafistes.

Elle s’attachera à comptabiliser les lieux de culte musulmans en activité sur le territoire national, notamment ceux diffusant une idéologie salafiste. Face aux imprécisions entourant le nombre de lieux de culte musulmans, la force des courants religieux influents et notamment la puissance du salafisme, un état des lieux précis s’impose.

Elle s’attachera à contrôler les procédures de fermeture des lieux de culte en vigueur et à relever les carences des pouvoirs publics dans l’application de la loi vis-à-vis d’associations et de lieux de culte proférant la haine du non-musulman ou du « mauvais musulman. »

Elle suggèrera le cas échéant un renforcement de l’arsenal législatif pour accélérer la fermeture des salles de prières soupçonnées de diffuser des prêches radicaux et la dissolution des associations responsables de la gestion des lieux de culte incriminés.

Front National

Vente de Morpho : il faut une solution patriote pour notre sécurité nationale

Monot Bernard

Communiqué de Presse de Bernard Monot, Député français au Parlement Européen, Stratégiste économique du Front National du 28/09/2016

C’est en principe cette semaine que l’Etat, actionnaire de référence du groupe Safran, devrait désigner le repreneur de sa filiale spécialisée dans l’électronique de sécurité, Morpho.

Ce dossier est hautement sensible car il concerne les technologies au service de la lutte contre la criminalité, le contrôle aux frontières et la gestion des flux passagers (biométrie notamment).

Il met en concurrence essentiellement Oberthur, filiale du fonds d’investissement américain Advent, et Gemalto, où l’Etat français est le premier actionnaire via BPI France. Gemalto a néanmoins un actionnariat américain important également, et a surtout été au cœur d’une affaire d’espionnage économique majeur au profit des Etats-Unis il y a quinze ans.

Les fonds plus spéculatifs (KKR, Impala), semblent ne plus être dans la course.
Il est évident que, après une décennie de braderie des intérêts stratégiques et industriels français au profit des investisseurs chinois, qatariens ou anglo-saxons, il est vital que l’Etat fasse le bon choix.

Les promesses d’investissement ou d’emploi n’engagent souvent que ceux qui les écoutent. Le Front National exhorte l’Etat à n’accepter que des engagements fermes en ce sens avec l’entreprise la moins susceptible de laisser échapper ce savoir-faire vers des pays tiers.

Rappelons que l’Etat dispose d’un texte lui permettant de bloquer une cession à l’étranger si elle est contraire aux intérêts stratégiques en matière de défense et de moyens de lutte contre le terrorisme.

Front National

L’Yonne n’est pas une terre d’accueil mais un territoire en souffrance

Auxerre (89)

Communiqué de Julien Odoul, Secrétaire départemental du FN89, Conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté du 28/09/2016

Rien ne sera épargné au département de l’Yonne, malheureux symbole de cette France des oubliés, abandonnée par les gouvernements de droite et de gauche, dont les habitants souffrent de l’explosion de l’insécurité, de la dramatique désertification médicale, de la disparition des services publics, de la précarité grandissante et du chômage de masse.

Comme si ce constat n’était pas assez alarmant, l’Yonne est devenue, depuis septembre 2015, une zone de peuplement pour les immigrés clandestins. Mais le pire reste à venir

En effet, au lieu de régler le problème de l’immigration massive et incontrôlée à Calais, François Hollande et Manuel Valls, aux ordres des technocrates de Bruxelles, préfèrent le disséminer en installant des jungles partout en France et notamment dans nos campagnes. Ainsi, 372 places en « centre d’accueil » vont s’ouvrir d’ici la fin 2016 à Joigny, Vergigny, Auxerre et Avallon. 372 raisons de redouter le pire pour nos compatriotes

Le Front National de l’Yonne ne rappellera jamais assez que cette folie migratoire constitue un danger sérieux pour les Français avec la présence potentielle de terroristes islamistes infiltrés parmi les migrants. Ces populations peuvent également être une menace pour les habitants avec des vols, des agressions et des viols de masse comme en Allemagne.

Cette folie migratoire est aussi un gouffre financier. Les migrants sont logés, nourris, soignés et payés avec nos impôts. Ils bénéficient de la gratuité des transports et de vacances au ski ou à la mer.

Cette folie migratoire est profondément injuste. L’immense majorité de ces migrants ne sont pas des réfugiés de guerre comme la propagande médiatique tend à le laisser penser. Il s’agit en vérité d’immigrés économiques venus chez nous pour un emploi, un logement et de juteuses prestations sociales. C’est une immigration de peuplement destinée à remplacer les Français chez eux.

Alors que la courbe du chômage s’envole avec 29 760 demandeurs d’emploi dans le département, que 14% de la population est sous le seuil de pauvreté, que de trop nombreuses familles attendent désespérément un logement social, que des Icaunais n’ont ni toit ni ressources, il est scandaleux et intolérable de consacrer autant de moyens aux immigrés clandestins. Dans ce contexte, cette préférence étrangère est criminelle.

Afin de protéger nos compatriotes et dans le respect de la priorité nationale, le Front National, premier parti de l’Yonne, invite et encourage les maires du département, quelque soit leur appartenance politique, à faire voter par leur conseil municipal, la charte « ma commune sans migrants »www.frontnational.com/pdf/Charte-migrants.pdfqui atteste devant les Français, que tous les moyens légaux en la possession des maires, seront mis en œuvre pour s’opposer à l’accueil des migrants.

FN 89

La Croix rejoint le TCLFN

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Le journal catholique La Croix entre littéralement en campagne électorale sur le fameux créneau TCLFN (Tous contre le Front National) au côté de la presque totalité des médias du pays qu'ils soient écrits, audio ou télévisuels.

Il faut dire que les journalistes du quotidien qui apppartient au groupe Bayard (éditions Milan, Le Pèlerin, Notre Temps, Asrapi, Okapi...) , sont plutôt stupéfaits eux qui se situent plutôt des fans de la "droite et du centre" ou de la gauche "hollandaise" de constater que de plus en plus de catholiques pratiquants votent pour notre mouvement (4 % en 2012, 24% l'an passé).

Donc, La Croix va utiliser les gros moyens : selon RTL, Guillaume Goubert le patron du journal va envoyer à ses 74 000 abonnés un "hors série" de la revue jésuite Projet consacré exclusivement au FN...

A part ça, il affirme qu'il n’est "pas question de partir en croisade contre le FN" !!!

Jean Merckaert, le rédacteur en chef de Projet continue : "Reprenons aussi ce qui nous guide au moment d'aller voter. Est-ce que nous avons encore une espérance ? J'ai du mal à sentir une espérance dans le vote d'extrême droite".

Ainsi, s'il on comprend bien, l'ensemble des catholiques qui votent pour Marine Le Pen , ou ceux qui apportent leur soutien aux candidats et candidates du Front National ne sont que de vulgaires extrêmistes de droite...

Les catholiques sont donc prévenus, et les évêques de France vont très prochainement publier un texte mi-octobre qui sera sans doute du même tonneau.

Concluons en laissant la parole à Gilbert Collard, secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine et député du Gard :

"La Croix demande à ses lecteurs tentés par le FN de "réfléchir" : la Croix devrait réfléchir à la situation des chrétiens en France !"

GS

Un projet de loi de finances 2017 qui n'est pas au service des Français

Flamme large

Communiqué de presse du Front National du 28/09/2016

Le dernier projet de budget du quinquennat a été présenté ce matin. Sans surprise, il s’agit d’un assemblage de mesurettes sans vision, qui ne permettront en rien de redonner un cap de croissance et d’emploi à notre pays, et qui s’inscrivent dans une politique d’austérité à courte vue.

On notera en particulier des prévisions de déficits qui semblent peu réalistes vu la dégradation rapide de la situation économique de la France. On s’inquiétera aussi du projet de prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, qui risque de poser problème en terme de respect de la vie privée de nos compatriotes et dont la mise en place sera d’une très grande complexité pour nombre d’entreprises. La réforme la plus urgente de l’impôt sur le revenu ne concerne pas son mode de prélèvement, mais son niveau, qui doit être plus juste, moins pesant pour les classes moyennes via une plus grande progressivité.

Il faut en outre rappeler aux Français que notre pays ne décide plus souverainement de son budget national depuis le Traité budgétaire européen signé par Sarkozy et ratifié par Hollande. Notre budget devra être soumis à l’appréciation des commissaires non élus de Bruxelles, ce qui pose un immense problème démocratique, et enferme notre pays dans une politique qui ne vise pas à servir les intérêts de la France mais à plaire à l’Union Européenne.

Front National

Explosion du chômage en France et en PACA

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Communiqué de presse de Marion Maréchal-Le Pen, Député de la 3ème circonscription de Vaucluse du 28/09/2016

Les derniers chiffres du taux de chômage pour le mois d’août publiés par le gouvernement sont effarants, tant au niveau national que régional. Il s’agit en effet de la plus forte hausse enregistrée depuis le mois d’avril 2009 ! (source http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/09/26/97002-20160926FILWWW00259-le-chomage-a-explose-en-aout.php)

La région PACA n’est pas épargnée par ces tristes résultats : près de 4000 nouveaux chômeurs pour la seule catégorie A. Toutes catégories confondues, la progression s’élève à 2,6% sur l’ensemble du trimestre : un record… Comparé aux autres départements de la région, le Vaucluse est le département le plus touché avec une « progression » en août d’1,5 pour la catégorie A et d’1,9% avec les autres catégories (source La Provence du 27/10/2016).

Ces résultats désastreux sont d’abord ceux du Président de la République et de Mme El Khomri, son ministre du travail qui, à ce rythme, deviendra bientôt la ministre du chômage. Aplatis devant Bruxelles, trahissant jour après jour les entreprises françaises, les accablant de charges toujours plus lourdes, leur compliquant la vie sur le terrain administratif, n’assurant pas la sécurité sur le territoire national, mettant en concurrence des immigrés ou des clandestins avec des travailleurs français, jamais ils ne pourront inverser cette courbe, bien que ce fut un engagement de campagne du candidat Hollande.

A moins de tricher avec les chiffres … Ça ne serait pas la première fois.

Au niveau local, ces résultats montrent également l’incroyable inefficacité de M. Estrosi qui, au-delà des effets d’annonces tonitruants dont il est coutumier, est incapable de redresser la situation économique de la région PACA héritée de ses prédécesseurs, le développement économique étant pourtant l’une des compétences phares attribuées à la région, dotée pour ce faire de moyens conséquents. Et dans ce marigot, le Vaucluse semble avoir été particulièrement délaissé.
Pour MM. Hollande et Estrosi, manifestement, « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent », comme le disait en son temps M. Chirac. Le chômage est la préoccupation majeure des FrançaisTous ont promis. Tous ont trahi. Leur programme économique a définitivement échoué.

Le nôtre est partagé, rappelons-le, par huit prix Nobel d’économie autrement plus au fait que les « experts journalistes » autoproclamés.

Pour ceux qui veulent vraiment travailler, il n’y a qu’un seul choix pour 2017 : Marine !

Front National

Le député PS Christophe Borgel invective l'eurodéputé FN Nicolas Bay : "Il va se taire le roquet ?"

Bay Borgel LCP

 
Chaude ambiance sur le plateau "Ça vous regarde" sur LCP, ce lundi 26 septembre.

Non pas en raison d'une température particulièrement élevée, mais plutôt d'un débat sur l'accueil des migrants organisé en présence du député PS Christophe Borgel, de l'eurodéputé FN Nicolas Bay et de Pierre Henry, directeur de l'association France Terre d'Asile. Les trois hommes vont s'invectiver pendant de longues minutes.

La tension monte rapidement entre le parlementaire du FN, qui n'hésite pas à couper la parole pour dérouler les éléments de langage de son parti, et ses contradicteurs. Quand Nicolas Bay explique que les Français sont inquiets de l'afflux de migrants dans leurs villes, Pierre Henry explose : "Vous mentez !". "Vous êtes un militant politique", lui rétorque immédiatement l'élu de la Normandie, rappelant à l'associatif un passé lointain d'élu socialiste. "Vous êtes un politicien", assène quelques secondes plus tard Pierre Henry, qui s'entend répondre "Vous êtes un idéologue". A côté, Christophe Borgel fulmine en silence.

Quand le présentateur donne la parole au député PS pour évoquer le plan gouvernemental de répartition des réfugiés sur le territoire français, Nicolas Bay l'interrompt. Plusieurs fois. Après une première remarque sur laquelle il soupire d'agacement, le socialiste dégoupille à son tour :

- Christophe Borgel : Ça n'a aucun sens. Il y en a déjà 6.000 [migrants] qui sont accueillis...

- Nicolas Bay : Il y en a beaucoup plus que ça en réalité.
 
- Christophe Borgel : Pff. Il y en a 6.000 qui sont accueillis. Où vous avez vu un problème ? A part l'agitation du Front national et l'agitation d'un Wauquiez...

- Nicolas Bay : Faites un référendum, vous verrez. Vous verrez si les Français sont d'accord.

- Christophe Borgel : Nan mais...

- Nicolas Bay : Faites un référendum.

- Christophe Borgel : Il va se taire, le roquet ? Nan mais c'est incroyable ça. Depuis tout à l'heure, vous n'êtes pas capable d'écouter deux phrases. Ca vous gêne les arguments ? Acceptez un débat où vous écoutez deux phrases quand même.

- Nicolas Bay : Bien sûr, bien sûr. J'écoute toutes vos inepties depuis tout à l'heure.

- Christophe Borgel : D'accord, d'accord. A part l'insulte, à part l'insulte, bon.

Cette joute verbale se finit dans un calme relatif, même si Christophe Borgel ne se prive pas d'accuser son adversaire d'"insulte". Pas sûr que les deux hommes se soient quittés en bons termes, après ce remake en mode mineur du face-à-face Chirac-Fabius, en 1985 .

Par Etienne Girard le 26/09/2016


Note BYR : Ce qui est incroyable, député Borgel, c'est de constater une fois de votre mépris total des citoyens Français, de votre part, bien sûr et de l'ensemble des élus du PS, face à la triste réalité que nous avons en face de nous. Et puis, lorsqu'il est question d'insulte...

Vous en êtes un parangon !

mardi 27 septembre 2016

Lutte contre le terrorisme : les propositions choc d'un groupe de hauts fonctionnaires

Raid


Par le Groupe Plessis* le 23/09/2016 **

Tout récemment, dans un discours de campagne prononcé salle Wagram, François Hollande a prononcé sept fois le mot «guerre», six fois le mot «combat», huit fois le mot «menace». Déjà, le 16 novembre 2015, devant le Congrès réunissant sénateurs et députés, il avait utilisé une rhétorique particulièrement guerrière, martelant à plusieurs reprises: «nous sommes en guerre». Comme un chercheur peu suspect d'hostilité systématique à l'égard de la gauche le rappelait «Il a contribué à démultiplier l'effet de terreur que les terroristes voulaient obtenir (…) Lui et son Premier ministre ont été ceux qui en Europe, à l'exception des Espagnols en 2004, ont réagi en faisant monter davantage l'émotion et la peur dans la société.» (François Heisbourg à L'Obs, 8 septembre 2016).

Oui, M. Hollande n'a cessé d'affirmer que nous étions en guerre. Et nous sommes nombreux à partager cette analyse. Comment qualifier du reste des actes menés avec des armes de guerre, selon des tactiques de guerre, et en fonction d'une stratégie de guerre contre la France et l'Occident clairement annoncée par un ennemi bien identifié? Nous sommes donc en guerre et la récente tentative d'attentat non loin de Notre-Dame démontre ce que de belles âmes ne veulent pas voir: les attaques continuent.

Si nous ne contestons pas le constat de M. Hollande, en revanche nous l'accusons de ne pas en tirer les conséquences évidentes qui s'imposent, nous l'accusons de laisser les Français menacés par une véritable épée de Damoclès, nous l'accusons d'inquiéter sans protéger.

Il n'est que de vivre au quotidien pour s'étonner de ce que, guerre ou pas, rien n'a changé, ou si peu, dans notre environnement. Mais, au-delà de cette impression que chacun de nos compatriotes peut ressentir, nous avons souhaité vérifier, sur le terrain, en citoyens, les dispositions concrètes prises par les autorités face à la «guerre» que nous menons. L'énorme fossé entre ce qui est déclamé par certains politiques et la réalité de ce qui est fait est non seulement une illustration de l'impuissance publique, mais plus encore une des explications de la désaffection d'une partie de nos compatriotes à l'égard de la chose publique. Ce fossé existe-t-il en matière de sécurité?

Les mesures de sécurité ont donc été examinées par nos soins dans un certain nombre de lieux stratégiques à la fois par leur importance, par l'intensité de leur fréquentation mais aussi par leur dimension symbolique. Parmi eux, des nœuds de transports: aéroports, gare de trains et RER, stations de métro, lignes ferroviaires, de RER et de métros ; des lieux de culture et de savoir: musées et leurs abords, établissements d'enseignement supérieur ; des édifices cultuels: cathédrales et églises ; des lieux de commerce: grands magasins et centres commerciaux. Chacun comprendra que nous ne les citions pas nommément.

En tout état de cause, que constatons-nous? Les patrouilles existent, notamment de militaires, mais elles sont de courte durée, rares et, au fond, peut-être rassurantes pour ceux qui les voient, mais peu dissuasives. Car, dans les faits, si patrouilles il y a, on relève surtout de trop considérables périodes pendant lesquels aucune surveillance sérieuse n'est opérée. On espère que cette présence visible est complétée par une protection plus continue et efficace de policiers en civils que nous n'avons pu identifier, gage, au choix, de leur discrétion ou…de leur absence.

Au-delà des patrouilles, certains lieux d'importance mériteraient des forces prépositionnées capables d'intervenir et de protéger les usagers des services concernés. À cet égard, et à titre d'exemple, la forte présence policière à Times square, à New York, est sans commune mesure avec celle des lieux comparables à Paris, alors même que les effectifs policiers dans notre capitale sont très significatifs. Où sont passés ces effectifs? Au quotidien, n'importe quel citoyen peut s'étonner de ne croiser que fort peu d'agents de police nationale en nos temps d'insécurité.

Si des contrôles des billets de train avant entrée dans les rames existent parfois, ce n'est pas toujours le cas, loin de là. Non seulement des TGV n'en bénéficient pas au départ de certaines gares parisiennes mais, au surplus, ces filtrages sont trop rares voire inexistants au départ des gares de province. Surtout, ces contrôles, menés par des agents SNCF sans vérification des bagages, sont manifestement bien davantage conçus comme des moyens de lutte antifraude que comme une mesure anti-terroriste.

Les contrôles aléatoires ou systématiques de bagages et de passagers sont désormais possibles, conformément à la loi n°2016-339 du 22 mars 2016, mais ne sont pratiquement jamais réalisés, que ce soit dans les gares ou à l'entrée des aéroports (malgré l'attentat de Bruxelles!). Il est vrai que certains des décrets d'application les plus importants de la loi ne sont toujours pas sortis. Sans doute n'y-a-t-il pas urgence!? Relevons qu'en Russie, pays directement menacé par les islamistes, il y a dans la plupart des stations du métro moscovite des portiques de détection pour les passagers, des contrôles ciblés des bagages et une présence constante des forces de sécurité. À l'entrée des gares et des aéroports, les contrôles, passagers et bagages, sont systématiques. L'Espagne, frappée par les attentats du 11 mars 2004 à Madrid, procède désormais à des contrôles systématiques des bagages des passagers des trains longue distance. La Grande-Bretagne et l'Allemagne ont retenu, elles, le contrôle aléatoire des valises.

Voici pour les constats. Ils sont accablants et témoignent de ce que le Gouvernement n'a pas pris la mesure d'une situation qu'il qualifie lui-même de guerre. Comme pour Nice, son impéritie engage la responsabilité de l'État.

Que faire? La critique est aisée, mais l'art est difficile, diront certains lecteurs enclins au fatalisme.

Or, sur ce sujet comme sur bien d'autres, l'impuissance et l'immobilisme de l'État ne sont pas des fatalités, mais résultent de choix, ou de non-choix, d'une incapacité à anticiper mais surtout d'une inaptitude à exercer les fonctions de commandement qu'exige le service de l'État. Car être chef de l'État, chef du Gouvernement, ministres, ce n'est pas seulement être en représentation, passer sur les plateaux télévisés ou parader, sans contradicteurs, dans des meetings, déclamer et enchaîner des effets d'annoncec'est avant tout prendre des décisions et, surtout… s'assurer qu'elles sont suivies d'effets! Le service de l'État exige une vision, une politique, mais il implique aussi une attention à l'application des politiques publiques et les deux, aujourd'hui, font trop souvent défaut.

Il est vrai que pour s'intéresser «au terrain», il nous faudrait des «dirigeants» qui se sentent responsables, responsables de notre pays et responsables de nos concitoyens.

Car la première fragilité de notre pays, la première cause des failles de sécurité aussi énormes que celles qui ont rendue possible le massacre de Nice est l'affaissement dramatique du principe de responsabilité au sein des institutions nationales.

Cet affaissement est illustré par le fait que le préfet des Alpes-Maritimes, et son directeur de cabinet, sont toujours en place après un tel carnage, et que nul au Gouvernement n'a songé à démissionner. Mais, soit le politique était responsable et le ministre de l'Intérieur devait en tirer les conséquences, soit les failles étaient dues à l'incompétence «locale» et c'était alors aux fonctionnaires «responsables» d'être sanctionnés. Cet affaissement est encore perceptible par le tabou qui s'est peu à peu installé: pas de critique des services de renseignement qui risqueraient de les déstabiliser! Cela ressemble beaucoup à l'aveuglement post-11 septembre aux États-Unis où quiconque se posait des questions sur l'action des pouvoirs publics était suspecté de ne pas être patriote.

Pourtant, dans un État qui fonctionne, la mise en jeu des responsabilités est une triple nécessité: sanctionner ceux qui ont failli et leur éviter de renouveler, au même endroit ou ailleurs, des fautes comparables, donner au peuple la démonstration que l'État se préoccupe concrètement de l'engagement de chacun de ses fonctionnaires, responsabiliser les agents et services de l'État. En ce sens, la sanction des hauts fonctionnaires chargés de la sécurité du département pousserait le corps préfectoral et les responsables des services de sécurité à davantage de vigilance.

Tirer les leçons du Thalys, de Charlie hebdo, du Bataclan, de Nicec'est aussi prendre un tournant en matière de prévention situationnelle.

Après Nice et au moment où le directeur général de la sécurité intérieure ou le procureur de Paris ne cessent de mettre en garde contre des attentats, notamment via des véhicules piégés, de nombreuses zones sont à préserver en urgence! On ne pourra pas toujours compter sur la stupidité des terroristes, à l'image du «commando» de femmes qui paraissait viser Notre-Dame! Si le risque zéro n'existe pas, le propre d'un État démocratique est de réduire autant que possible les risques pour ses citoyens. Des mesures simples à mettre en œuvre existent. Certaines sont gourmandes en personnels, mais beaucoup moins que l'opération «Sentinelle».

Les autorités publiques se sont révélées capables de tracer les zones touristiques relevant de l'autorisation de travail du dimanche! Elles doivent dès à présent mettre en place un zonage sécuritaire sur les mêmes zones et sur d'autres lieux prioritaires. Quelle priorité? Celle des rassemblements de foules et celles des symboles. Paris est, bien sûr, la première visée, mais chaque grande ville doit faire l'objet de la même démarche. À chaque fois, la prévention peut s'appuyer sur des mesures connues:

● Un glacis physique qui empêche le passage des véhicules de toute nature capables de porter des substances létales ou de devenir une arme par destination occasionnant un meurtre de masse. Si les rassemblements éphémères doivent bénéficier de protections éphémères, les rassemblements continus doivent relever de protections permanentes, comme des plots amovibles renforcés, complétés par une surveillance en entrée de rues pour alerte et réaction. Une trentaine de rues à Paris, et en priorité celles qui sont proches des grands magasins, pourrait faire l'objet de ces protections qui, de surcroît, permettraient de rendre aux piétons un certain nombre d'espaces. À cet égard, la protection des grands aéroports est notoirement sous-calibrée ;

●  Toutes les rues ne pourront bien sûr en bénéficier. En complément, un dispositif de contrôle tactique du terrain est nécessaire dans les grandes agglomérations. Les axes principaux - à Paris, par exemple, ponts et portes de la capitale s'imposent - doivent faire l'objet de postes fixes et mobiles de contrôle. Contrôle aléatoire, le plus souvent, contrôle total à certaines occasions (tous les véhicules sont contrôlés à des heures variables). Les points de contrôle et leurs servants doivent eux-mêmes être protégés et surtout formatés de telle façon que ne se constituent pas des files d'attente qui pourraient servir de cibles (d'une manière générale, les files d'attente générées par des dispositifs mal conçus sont une source de risques auxquels les responsables de la sécurité devraient porter davantage attention). Le triple objectif de ce dispositif: arrêter certains terroristes, en dissuader d'autres et garantir une réaction rapide post-attentat en cas de d'échec des deux premiers objectifs, ce qui aurait éviter la traque rocambolesque d'un S. Abdeslam, par exemple ;

● Un contrôle visuel et physique du terrain et des personnes s'impose aussi pour certains lieux, et des caméras ne suffisent pas, comme Nice le démontre! Une patrouille «Sentinelle» est utile pour rassurer ou éviter un crime «d'aubaine», mais guère plus. Il faut donc, en permanence, des personnels en civil dotés de capacités de reconnaissance physionomique et de profilage, en liaison avec les fichiers centraux, sur certains lieux cruciaux. On peut penser, notamment, à quelques gares parisiennes (SNCF et RATP). Cette présence, comme la menace générale qui pèse sur notre pays, exigera une formation de nombreux policiers et gendarmes au repérage et à l'identification de suspects potentiels, formation qui doit faire l'objet d'une programmation aujourd'hui inexistante. À cela doit s'ajouter un contrôle filtrant des identités avec palpation dans ces lieux, selon des horaires non connus à l'avance mais suffisamment rapprochés pour être dissuasifs ;

 Il faut enfin s'efforcer d'avoir un coup d'avance. Les mesures qui précèdent pousseront les assassins à se diriger vers d'autres cibles et à utiliser de nouveaux modes opératoires. Il faut chaque semaine les imaginer, anticiper, évoluer. Lorsque certains lieux seront enfin protégés, il faudra songer à d'autres cibles, sans cesser de s'interroger… Mais cette veille suppose d'en finir avec les cloisonnements des services et implique que les services de sécurité complètent leur posture essentiellement réactive d'une capacité prospective accrue.

Ces éléments sont connus, et des organes respectables, comme le secrétariat général à la défense et à la sécurité nationale (SGDSN), multiplient les guides et mémentos utiles pour la mise en œuvre de mesures de sécurité pertinentes. Mais le problème n'est pas là. Comme souvent, il est dans l'application sur le terrain et dans la capacité d'innovation et d'adaptation. Il y a lieu ici de méditer cette phrase de Marc Bloch au sujet de L'étrange défaite de 1940: «Ils [les Allemands] croyaient à l'action et à l'imprévu. Nous avions donné notre foi à l'immobilité et au déjà fait».
 
* L'auteur ou les auteurs du présent article ne sont en rien membres du FN, du RBM ou d'un mouvement de cette famille politique -à la connaissance du BYR- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.

**Groupe Plessis est le pseudonyme d'un groupe de hauts fonctionnaires