dimanche 29 septembre 2013

Des incarcérations reportées pour éviter la surpopulation en prison

Pour éviter de surpeupler davantage les prisons, les parquets reportent certaines incarcérations. C'est en tout cas ce qu'indique un rapport interne de la Chancellerie, cité par Le Figaro samedi 28 septembre.
Les parquets concernés "ont opté pour le rendez-vous pénitentiaire", écrit la direction des affaires criminelles et des grâces, dépendant de la Chancellerie, dans son rapport de politique pénale. Cette pratique consiste "à remettre à la personne condamnée une convocation à date fixe à se rendre à l'établissement pénitentiaire pour l'exécution de sa peine", explique le rapport.  Ce type de mesures aurait été appliqué par les parquets de MontbéliardVesoulLons-le-SaunierPrivas, ou encore Brive-la-Gaillarde. Dans son article, Le Figaro ironise : "difficile d'imaginer [les condamnés] se rendre volontiers devant la porte de la prison pour purger leur peine d'enfermement".
La publication de se rapport intervient alors que Christiane Taubiras'apprête son projet de loi de réforme pénale en Conseil des ministres, le 9 octobre. Ce projet vise entre autres à créer une "contrainte pénale" sans prison et à favoriser l'individualisation des peines et les sorties de détention.
Note BYR : Comme on le voit les délinquants jurassiens, hauts-saônois et doubistes devront se rendre comme à un rendez-vous chez son médecin devant les portes des maisons d'arrêt ! De mieux en mieux !
Le 28/09/2013

Besançon : violemment agressés pour des cigarettes

La nuit dernière à Besançon des personnes sortant du Café de l'universitéplace Granvelle, ont été agressé par une dizaine de jeunes en quête de cigarettes...
Violemment pris à parti, elles ont été poursuivies jusqu'à l'intérieur du bar dans lequel elles se sont réfugiées.
Le pire est sans doute dans le fait que lorsque les policiers sont arrivés sur place, les agresseurs tentaient toujours de défoncer la porte de l'établissement.

Réaction du FN du Puy-de-Dôme au décès de la petite Fiona

Communiqué d’Erik Faurot, secrétaire départemental du Front National du Puy-de-Dôme du 28/09/2013
Clermont-Ferrand, l’Auvergne et la France entière sont en émoi devant la sordide affaire qui secoue notre capitale régionale. La mort de cette enfant, dans des conditions sordides est profondément injuste et nul ne peut s’essayer, même au prix de grands efforts, à comprendre le processus infernal qui s’est abattu sur cette petite âme.
Bien sûr, la justice va faire son œuvre et les coupables seront punis, selon les textes, car un état de droit se doit de protéger la société de ce genre d’individus.
Ainsi l’assassin va-t-il écoper d’une trentaine d’années de prison dont une vingtaine sera déclarée “incompressible”.
À l’issue, vraisemblablement avant le terme des trente années, il quittera la prison. Peut-être bénéficiera-t-il d’une sorte de programme de réinsertion personnalisé car durant son incarcération il aura manifesté le souhait de reprendre une existence digne, peut-être profitera-t-il de son temps de détention pour suivre une formation diplômante et ainsi trouvera-t-il plus facilement un emploi.
Quoi qu’il en soit, il sortira.
Il sera alors âgé d’une cinquantaine d’années, il sera en meilleure santé qu’aujourd’hui car il aura été soigné de toutes ses addictions.
C’est donc un fauve en pleine forme qui sera relâché dans les rues de nos villes.
Plus que jamais, devant de tels drames, nous devons nous poser la question du rétablissement de la peine de mort pour les crimes les plus odieux.
Au moins devrait-on légiférer afin que la perpétuité réelle et non relative soit instaurée.
Il faut rappeler que le Front National réclame depuis des années un référendum sur ce sujet.
Combien faudra-t-il encore de victimes innocentes avant que la raison n’en vienne à inspirer le droit ?

Travaux en série sur Dole

La rue des Arènes nettoyée en profondeur, l'enrobée de l'avenue Léon Jouhaux (des Mesnils-Pasteur vers le centre-ville) -photo de monsieur le maire lors du nettoyage de la rue des Arènes vue sur le site de la mairie- refaite, la place Grévy qui a eu la pareille...on pourait en ajouter avec notamment la refonte totale du port fluvial avenue de Lahr.
Certes, ces travaux étaient assurément nécessaires (quoique pour le port !), mais on ne me fera pas penser qu'a six mois des scrutins municipaux, il n'y a pas quelques petites pensées politiques. 
Mais, il faut reconnaître que c'est un bien pour la ville.
GS

Sur les questions de société, Hollande verrouille insidieusement le débat démocratique

Communiqué de Karim Ouchikh le 26/07/2013
Sans crier gare, le gouvernement Hollande vient de prendre deux initiatives peu spectaculaires certes mais dont les conséquences inédites risquent de mettre à mal l'avenir des libertés publiques en France.
A l'occasion du renouvellement de sept des 39 membres qui composent le Comité consultatif national d'éthique (CCNE), le chef de l'Etat a décidé d'en changer 22 ! Outre l'ampleur de ce changement au sein d'une instance dont la mission est d'éclairer les pouvoirs publics sur les enjeux soulevés par les progrès de la science, il est frappant de constater le profil politique de nombre de ces nouveaux venus, marqués par leur proximité avec la gauche, à l'instar de l'avocat Jean-Pierre Mignard, ami personnel du locataire de l'Elysée ; dans le même temps, les représentants des différentes religions qui y siégeaient ont été évincés.... D'aucuns voient dans ce rééquilibrage politique la volonté du gouvernement de faire payer à cet organisme ses positions plutôt hostiles au mariage pour tous. En tous les cas, avec ce coup de barre à gauche, le gouvernement assure politiquement ses arrières alors que le CCNE est appelé à se pencher prochainement sur des dossiers particulièrement sensibles :PMA, fin de vie, don de sang par les homosexuels...
Depuis plusieurs mois, le Haut Conseil à l'intégration ne peut plus fonctionner, faute de disposer d'un budget et d'être saisi par les pouvoirs publics pour émettre de nouveaux avis. On sait que cette instance officielle, chargée de réfléchir sur la question de l'intégration des étrangers en France, était dans le collimateur de l'Elysée depuis la diffusion en avril dernier d'un rapport controversé dans lequel le HCI préconisait l'interdiction du port du voile à l'université : cet avis avait soulevé à l'époque l'ire du Premier ministre et de Jean-Louis Bianco, président du nouvel Observatoire de la laïcité. Avec la fin programmée du HCI, qui disparaîtra au profit probablement d'un Observatoire de la laïcité plus accommodant, c'est une approche stricte de la laïcité, tournée vers un renforcement de la législation, qui est aujourd'hui éliminée.
Ces deux instances ont déplu au gouvernement. Le gouvernement décide donc, en catimini, de les mettre au pas. Sur les questions de société, François Hollande a fait le choix, dans le plus grand secret, de verrouiller la composition et le fonctionnement des instances institutionnelles dont les avis sont de nature à peser sur le débat démocratique. Parce qu'elles portent manifestement atteinte à l'exercice des libertés démocratiques élémentaires, ces initiatives méprisables, toutes deux frappées du sceau du sectarisme idéologique, doivent être condamnées et dénoncées avec la plus grande vigueur.

Les promesses n'engagent que ceux qui y croient

Communiqué de Thierry Gourlot du 27/09/2013

Mis à part le "geste politique" ou le Président de la République à montré qu'il avait plus de courage et de parole que son prédécesseur dont Gandrange attend toujours le retour, que reste t'il ? Il nous annonce la création d'une "plateforme sur la recherche sidérurgique", très bien mais alors pourquoi avoir détruit l'outil deFlorange et avoir éteint les hauts-fourneaux ? Avant de la rechercher, il aurait fallu la conserver, incohérence quand tu nous tiens !
"les promesses n'engagent que ceux qui y croient" et pour ma part je suis comme Saint-Thomas, je demande a voir...le seul miracle de la journée fut de découvrir un Edouard Martin très généreux de son pardon avec le fossoyeur de son emploi.
 
Mais il est vrai que la CFDT est toujours du coté du manche.
Je ne fais aucune confiance au PS comme à l'UMP qui en 40 ans ont saccagé notre industrie, en Lorraine comme ailleurs. Notre région souffre et meurt alors qu'elle entend vivre et croire en son avenir, une autre politique est possible, avec Marine Le Pen et le Front National et je suis persuadé que la montée en puissance de notre mouvement dans l'opinion n'est pas étrangère a la venue du Président aujourd'hui.

Carcassonne : Menace sur le "3"

Le régiment parachutiste stationné à Carcassonne , le 3ème RPIMa, est menacé de disparition depuis la publication du livre blanc des armées au mois d'avril dernier (le gouvernement prévoit  la suppression de 24 000 postes d'ici cinq à six ans).
C'est la raison pour laquelle pas moins de neuf généraux et un colonel anciens chefs de corps du régiment ont dans un courrier adressé le 11 septembre au ministre Jean-Yves Le Drian exprimé leur inquiétude. Le ministère de la Défense à  pour toute réponse accepté de recevoir dans son bureau le député-maire socialiste de la cité audoise Jean-Claude Perez.
Le régiment est en garnison à Carcassonne depuis 1962 et comme l'a clairement dit le colonel François-Xavier Mabin, chef de corps actuel du 3e RPIMa "Beaucoup font des carrières complètes à Carcassonne; ils se marient, construisent des maisons..." Mais ces choses là n'existent pas dans l'esprit des "traçeurs" qui dans les ministères travaillent du ciseau, de la règle et du crayon.
GS

Besançon : violents à six ans

«Parents en colère », « Non à la violence, l’école est une institution éducative, pas un lieu incertain pour nos enfants », proclamaient les banderoles déployées par une quinzaine de parents d’élèves, hier matin, à 8 h 30, devant l’école Fontaine-Écu.
Une manifestation destinée à dire halte-là aux problèmes causés depuis la rentrée par une poignée d’élèves problématiques. « Il y a peu, l’enseignante de CP a été absente une semaine après avoir été frappée à coups de poing et de pied par l’un de ses élèves », explique Michaël Baudiquey, délégué des parents d’élèves. « Et cet enfant n’est pas un cas isolé. Ils sont cinq ou six à faire le bazar, tous du CP, ce qui perturbe les élèves de leur classe mais aussi des autres dans la mesure où leur comportement pose aussi problème dans la cour. Bref, si l’année dernière s’est super bien passée, il n’en va pas de même depuis la rentrée. » Une rentrée passablement houleuse où les 56 élèves de l’école élémentaire avaient d’abord été répartis en deux classes avant que l’inspection n’accepte d’en ouvrir une troisième.
Invitée à réagir à la mobilisation des parents d’élèves, la directrice académique des services de l’Education nationale, Élisabeth Bisot, estimait hier que « les parents se sont peut-être alarmés rapidement. Ils doivent avoir conscience des efforts qu’a faits l’institution en ouvrant cette troisième classe, de sorte que chacune a moins de vingt élèves. Pour le reste, ils doivent nous faire confiance ainsi qu’à l’équipe éducative. Certes, il y a parfois des élèves très perturbés par la vie mais si ces situations sont préoccupantes, elles ne sont pas exceptionnelles et les parents d’élèves doivent nous laisser le temps de les gérer. »

« De plus en plus de difficultés avec les plus jeunes »

Au terme de leur entrevue avec l’inspectrice de circonscription, hier matin, les parents d’élèves assuraient qu’ils laissaient en effet « dix jours pour que les promesses soient mises en œuvre. » À savoir ? « Les horaires de récré vont être échelonnés de façon à ce que tous les enfants ne se retrouvent pas en même temps dans la cour, les écoliers les plus difficiles vont faire l’objet d’un suivi au cas par cas et une sensibilisation aux problèmes de violence sera effectuée dans les classes. »
Concernant cette violence de plus en plus précoce –qui n’est pas cantonnée à l’école en question– Christian Magnin-Feysot, directeur de Fontaine-Écu depuis treize ans, confirme la tendance. « Nous avons effectivement de plus en plus de difficultés avec les plus jeunes. Ça s’est décalé. Nous avons beaucoup d’enfants livrés à eux-mêmes, en manque de cadre… »
Quant à l’élève qui a agressé l’enseignante ? « Une solution va être très bientôt apportée et il devrait soit être déscolarisé soit faire l’objet d’un suivi psychologique dans une structure adaptée. En attendant, j’ai l’autorisation d’appeler ses parents pour qu’ils viennent le chercher quand il est en crise. »
Par Pierre Laurent le 27/09/2013
Note BYR : On pourrait également construire un mur au milieu de la cour de récré...Il y a quelques années, l'ensemble des élèves se retrouvaient au beau milieu de la cour et en même temps et il n'y avait pas de problème. Le laxisme encore réaffirmée par l'académie laisse pensif !

Aram : un "atout majeur" pour France 2...

Comme il parait que Sophia Aram est un atout majeur pour les dirigeants de France Télévisions, son émission qui s'intitule "Jusqu'ici tout va bien" qui est de nouveau passée sous la barre fatidique des 3% de parts d'audience hier (2,9% et 350.000 téléspectateurs),elle sera bien à l'antenne lundi soir prochain.
Rappelons que la dame avait eu la bonne idée d'insulter une bonne partie des Français en accusant clairement les militants du Front National -et au delà ses électeurs- d'être des "cons". Ce qui fait beaucoup de monde.
Heureusement que nous ne volons pas en escadrille !
GS

Antifasciste, tu perds ton sang-froid !

L'auteur ou les auteurs de cet article ne sont en rien membres du Front National, du Rassemblement Bleu Marine ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique -à ma connaissance- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici. 
Par Lydie Marion le 27/09/2013
On avait vu les antifas se mobiliser après la mort de Clément Méric en hurlant à l’assassinat politique. Depuis, ils s’attachent à instrumentaliser ce drame pour désigner un coupable, le FN. Récemment, on a pu encore s’apercevoir que le seul argument d’Olivier Besancenot contre les idées de Marion Maréchal-Le Pendans l’émission Mots Croisés était de lui rappeler la mort du militant redskin, sous-entendant par là que le Front National devait s’en sentir responsable.
Comme l’extrême gauche ne peut combattre leurs idées politiques,elle fait dans l’invective pour discréditer le parti qui monte de plus en plus. Par conséquent, lors de l’université d’été du FN, un millier de personnes sont descendues dans la rue sous les bannières à l’effigie de leur martyr. Aux cris de « Pas de facho dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos », ils ont voulu proclamer encore une fois leur vérité. Selon eux, le Front National est un fascisme masqué qui se dévoilera s’il arrive au pouvoir. En toute occasion, ils agitent ce drapeau noir sous les yeux des Français en invoquant les heures les plus sombres de leur Histoire. Comme ils ne sont pas à une contradiction près, ces redresseurs de tort autoproclamés cultivent une nostalgie du combat contre des hordes imaginaires de néo-nazis. Ils sont à l’affût du moindre prétexte pour en découdre et ainsi démontrer leur valeur. C’est qu’il s’agit de défendre la cause de leur idéologie.
Pour ne pas voir la réalité telle qu’elle est, mais telle qu’on leur a dit qu’elle devait être, ces champions de l’esprit critique et de la liberté sont paradoxalement incapables de se remettre en cause. En fait, ils préfèrent à tort se focaliser seulement sur les malfaisants qui arborent un look néo-nazi. Aussi, rares soient-ils, ceux-ci ont une importance essentielle, ils prouvent aux antifas leur raison d’être. Alors qu’ils reprochent aux électeurs du FN d’être des passéistes retranchés derrière leur idée de la « France éternelle », ce sont eux qui posent sur la réalité des grilles de lecture caricaturales issues d’un passé qui n’est plus. Derrière leur aveuglement, ils protègent malgré eux un fascisme plus insidieux et plus virulent qui ne dit pas son nom et qui se joue des divisions françaises.
Paradoxalement, alors qu’ils voient du fascisme partout, ils ne s’alarment pas de ce nouveau fascisme. Celui-là est religieux et politique. C’est celui qui est prêché par certains imams que l’État trop faible n’ose interdire de territoire. Sans vergogne, ces valeureux citoyens distillent un esprit de revanche contre le mode de vie occidental et plus particulièrement contre la France, l’ancienne puissance coloniale. Ils seraient entre 10 000 et 15 000, selon Samir Amghar, répartis dans une trentaine de mosquées. Cette minorité au sein des musulmans se rend particulièrement visible et attire de plus en plus de jeunes, notamment des convertis.
Paru en 2011, son ouvrage Le Salafisme aujourd’hui dresse un état des lieux sur ce mouvement sectaire qui s’épanouit grâce au silence des autres musulmans dits plus modérés. Ceux-ci font preuve d’une étonnante complaisance à leur endroit et ne réagissent pas à leurs propos sur la place de l’islam en France et sur le statut de la femme. Dans ces conditions, comment s’étonner que les recrutements pour mener le djihad en Syrie contre « les infidèles » augmentent ? La terminologie médiévale que l’on entend désormais en France devrait scandaliser les antifas. Au contraire, ils octroient à ces extrémistes un statut d’intouchable victime. Sereinement,  le salafisme prospère et fait de nouveaux prosélytes. Pourquoi ces sentinelles, promptes aux condamnations, restent-elles silencieuses sur l’expansion de l’intolérance et sur sa rigoureuse pratique dans les « quartiers difficiles » de France ?
Il n’est pas anodin que l’extrémisme religieux de certains musulmans soit la préoccupation première d’une majorité de Français. Ils contemplent et frémissent. Les mêmes qui se réclament du camp du Bien ont galvaudé  le terme de « fascisme ». À force de désigner exclusivement ceux qui veulent défendre le mode de vie à la française des agressions croissantes de certains immigrés, il a fini par perdre son sens. Si l’on revient aux définitions traditionnelles, on lit dans le Trésor de la langue française qu’il désigne les régimes totalitaires et policiers instaurés par Hitler et Mussolini. Les antifas en sont restés là.
En réalité, la dernière entrée relèverait d’un emploi plus juste aujourd’hui : « Toute attitude totalitaire ». Cette définition intéressante est à comprendre en corrélation avec celle du totalitarisme : « Système politico-économique cherchant à imposer son mode de pensée considéré comme le seul possible ». Or, les antifas, s’ils étaient sérieux, pourraient s’apercevoir que l’Islam politique se double d’une revendication de principes archaïques et ancestraux qui régissent tous les aspects de la vie quotidienne, et plus particulièrement de celle des femmes. Face à cette Réaction inédite de nouvelles populations qui s’arqueboutent sur l’islam comme un principe unitaire, dans une France qu’elles ont l’ambition de modifier pour la remodeler à leur image, comment les antifas peuvent-ils garder le silence et ne s’attaquer qu’aux cibles conventionnelles ?
Au-delà des faits divers marseillais retentissants, les familles des classes moyennes des petites villes de province constatent toutes par quels individus est perpétrée l’intolérance ordinaire. Le nez dans leur assiette, les citoyens lambda écoutent, muets, les récits de leurs proches. Ceux-ci vont de la vieille dame qui a subigratuitement insultes et crachats au seul motif qu’elle est française, aux jeunes femmes confrontées aux remarques acerbes sur la longueur de leur jupe. Agissant comme des prédateurs qui se déplacent en groupe, ces « jeunes » attaquent les composantes les plus vulnérables de la société ou celles qui font l’objet de leur haine viscérale : les femmes, les juifs, les homosexuels et le traître musulman qui s’est intégré. Cette oppression de plus en plus palpable n’est-elle pas déjà une victoire de cette forme de totalitarisme sauvage qui se mêle d’influer sur la manière selon laquelle les gens doivent vivre ?
C’est que pour les antifas, traquer chez le « beauf français » l’extrémisme est très confortable. Mais qu’ils ne s’y trompent pas, le « beauf » sait depuis longtemps qu’il n’est plus écouté par les élites bien-pensantes. Toutes les « mésaventures » qu’il entend ou qu’il vit, il sait qu’elles ne sont pas de l’ordre du fantasme ou du mythe, même si les charlatans qui se mêlent de le soulager veulent l’en convaincre à tout prix. Alors, le nez dans son assiette, il n’ose plus s’indigner. Gare à l’amalgame, ne cesse-t-on de lui répéter ! Alors, tous fuient et se protègent du mieux qu’ils le peuvent. En effet, ils s’aperçoivent que les partis traditionnels laissent le Front National prospérer grâce à sa défense  vigoureuse de la République Française et de ses valeurs laïques.
Les antifas, par ailleurs chantres du changement, font ainsi preuve d’une étrange sclérose intellectuelle quand il s’agit d’analyser clairement la situation. Qu’ils s’adaptent donc à la nouvelle donne ! Eux qui se revendiquent comme le bras armé du Bien, qu’ils combattent la misogynie, l’antisémitisme, l’homophobie, le racisme et l’intolérance là où ces fléaux se trouvent réellement ! Pour certains citoyens, le vote FN est à présent une réaction de défense contre la Réaction islamiste.
Cette dernière se compose de rétrogrades fascistes qui se gaussent d’être protégés par ceux-là mêmes qui sont censés les combattre. Paradoxalement, le FN semble devenir un ultime recours au repli communautaire, à la haine du non-musulman, à l’application de codes archaïques qui ne sont pas ceux de la France. Dès lors, certains se surprennent à penser : « Et si le Front National était le véritable antifascisme ? »

Trop de mendiants en ville : les Lédoniens seraient trop généreux

Qu’ils soient cafetiers, restaurateurs ou commerçants, tous sont unanimes : il y a une recrudescence des mendiants dans les rues du centre-ville depuis le début de l’été.
Il suffit de se promener tous les jours pour s’en rendre compte. Devant le carcom, devant la chocolaterie Pelen, place des jets d’eau, à l’entrée de la Poste ou encore sous les Arcades, les personnes faisant la manche sont de plus en plus nombreuses. Ils ne sont pas tous sans domicile fixe, certains viennent pour la journée pour obtenir un complément de revenu à leur RSA (revenu de solidarité active). A l’image d’une senior, qui vient une fois par semaine de Besançon. Assise sur sa chaise, et munie de sa pancarte où il est écrit « De l’argent ou un ticket restaurant pour manger », elle vient sur Lons car la ville est « généreuse ». Sauf que voir ces scènes agacent, suscitent de la peur, dérangent… qu’ils soient âgés,d’origine roumaine ou jeunes punk. Mais la mendicité n’est pas illégale, sauf si elle devient agressive.
Plusieurs Lédoniens ont écrit à la mairie pour dénoncer le comportement de certains groupes. L’un d’entre eux, travaillant au centre-ville, témoigne : « Il y a un ras le bol général ! Ils ont tout d’abord un comportement incompatible avec notre activité. Les personnes qui veulent entrer chez nous craignent les chiens qui ne sont pas toujours tenus en laisse. C’est un drôle d’accueil. A 9 heures du matin, certains sont déjà alcoolisés. Nous sommes tout simplement gênés par leur présence et c’est impossible de continuer à subir ça ! ».
Des riverains de l’immeuble Le Président, place de Verdun, ont également tiré la sonnette d’alarme. Des SDF s’installent là pour y passer la nuit. D’autre courriers ont pointé du doigt l’agressivité et l’insistance de jeunes mendiants pour obtenir une pièce.
Par Laurie Bouclet le 26/09/2013
Note BYR : Même chose cinquante kilomètres plus au nord à Dole. Notamment devant la Poste, rue de Besançon.

Marine Le Pen : "Nous devrions gagner des villes"

La présidente du FN sera à Carcassonne samedi pour soutenir Robert Morio, candidat aux municipales.
Pourquoi choisir Carcassonne comme étape de votre tournée pour les municipales ?
Pour soutenir mon ami Robert Morio qui a fait un score spectaculaire aux dernières législatives et qui nous laisse beaucoup d’espoir pour les municipales. Je viens aussi parler des problèmes de la viticulture, de la sécurité qui, hélas, sont des problèmes récurrents. Sans oublier l’éventuelle disparition du 3e RPIMa que nous dénonçons depuis plusieurs mois. La Grande muette ne doit plus être la variable d’ajustement des politiques d’austérité.
Comment expliquez-vous le succès du Front national sur une terre historiquement de gauche ?
Je pense que l’électorat de gauche a pris conscience qu’il avait été trahi par les socialistes et qu’il n’y avait d’alternative crédible que dans un mouvement national. Que dans une politique de patriotisme économique, seule susceptible de sauver nos emplois, notre modèle social. Mais aussi de limiter un afflux d’immigration qui est chaque jour de plus en plus prégnant et qui nuit à la sécurité des habitants et à la cohésion nationale.
Peut-on envisager localement des alliances avec l’UMP ?
Il n’y aura pas d’accord national avec l’UMP, car il a le même programme que le PS. Toutefois, il peut y avoir des bras tendus à unrassemblement de patriotes français. C’est-à-dire à des patriotes de divers droite ou même de divers gauche qui se reconnaissent dans les dix points non négociables que nous avons inscrits dans notre charte municipale. Et dans ce cadre-là, il pourrait exister des listes ouvertes à des gens d’horizons différents. C’est parfaitement naturel et légitime pour des élections municipales.
Quelles sont vos ambitions pour les municipales ?
Aujourd’hui, nous apparaissons véritablement comme un espoir. Nous devrions gagner des villes et des centaines de conseillers municipaux qui porteront le message du Front national durant les six années du prochain mandat. Même si ces élections sont difficiles pour le Front national.
Qu’entendez-vous par élections difficiles ?
Le Front national a toujours eu du mal à s’implanter localement. Je crois donc à la nécessité absolue de l’implantation locale, à la crédibilité que l’on obtient lorsque l’on s’attache à un territoire. Et Robert Morio, dont ce sera la troisième candidature aux municipales, est pour cela un exemple réussi. 43 % aux dernières législatives à Carcassonne !
Vous dénoncez l’“UMPS”. Mais après les propos de Manuel Valls sur les Roms, n’avez-vous pas peur qu’on dise maintenant UMPSFN ?
Ses propos sur les Roms, tout comme ceux de Nathalie Kosciusko-Morizet ou de Jean-François Copé, sont un concours d’insincérité. De la même manière, les Français ont compris le changement de fusil d’épaule de François FillonQui a voté l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’Union européenne ? C’est bien l’UMP et le PS. Qui a refusé de remettre en cause Schengen ? C’est l’UMP hier et lePS aujourd’hui. Qui contribue à priver la France de sa souveraineté en tous les domaines ? On ne peut pas abhorrer les conséquences des causes qu’on instaure. Et cela, les Français le savent.
Propos recueuillis par Zoé Cadiot le 27/09/2013

La « prémajorité », un excellent projet de diversion

La réflexion entreprise par madame la ministre de la Famille pour accorder de nouveaux droits aux grands adolescents, en créant un statut de « prémajorité » est assurément une idée d’importance et d’actualité, tout le monde en convient.
On ne sait trop le pourquoi de la chose… Certains songent à de basses considérations électorales : quand le président Giscard d’Estaing abaissa de 21 à 18 ans l’âge de la majorité, c’est ce qu’il espérait. Mais patatras ! Les jeunes avaient alors massivement portés leurs bulletins de vote sur son rival socialiste. Mauvaise pioche.
Aujourd’hui, que pourrait-il en être ?… Les sondages indiquent régulièrement une forte attirance des jeunes pour… le Front National, déjà du temps du père, encore plus nettement avec la fille à la tête du mouvement. Pari risqué, donc !
Non, sans doute n’est-ce pas tant à des calculs électoraux que madame la ministre songe en agitant une telle idée dont on hésite à la considérer parfaitement grotesque, sans intérêt… ou encore dangereuse pour les intéressés, comme le souligne le pédopsychiatre Christian Flavigny : « On est dans l’illusion que le respect des enfants, c’est de leur laisser la décision. Toutes ces idées dans le vent qui poussent à laisser les jeunes choisir – jusqu’à leur sexe ! – c’est en fait une démission de notre rôle d’adultes. »
Il est plus certain que Dominique Bertinotti, la ministre en question, voit dans ces « quatre groupes de travail dirigés par des experts » plutôt un excellent moyen de faire parler d’elle… Qui la connaissait auparavant, à part les habitants du 4e arrondissement parisien qui en avait fait un temps leur premier édile ?
Devenu ministre, il lui fallait se faire connaître, laisser une trace de son passage, un souvenir même fugace ou futile, à défaut d’être impérissable. C’est le challenge des ministres de second rang, voire de troisième catégorie… Obtenir quelques articles et interviews quelques jours durant, ce n’est pas rien… Et puis, se prennent à rêver ces ministres-là, imaginons que, faute des résultats économiques ou sécuritaires promis, il faille détourner le courroux de l’Opinion publique mécontente ? Le gouvernement pourrait un jour décider de donner suite à un projet de diversion… et alors, ce serait le jour de gloire de Dame Bertinotti, la postérité assurée, un peu comme Christine Taubira avec sa loi sur le Mariage pour tous !
Dans le temps, on mariait bien à l’âge nubile de douze ans pour les filles et quatorze ans pour les garçons… alors, un projet de loi sur une pré-majorité à 16 ans, ça ou autre chose ! s’est-elle dit ou plutôt a-t-elle été conseillée.
Quant au projet en question… Pour Dame Bertinotti, il s’agit de « faire de l’adolescence une sorte d’apprentissage de la citoyenneté ». Excellent ça ! à un âge où les jeux vidéos obsèdent la plupart de nos chers boutonneux et boutonneuses, si ce n’est pour les plus déluré(e)s d’entre eux les jeux de la drague et plus si affinités…
« Aujourd’hui, les mineurs sont des objets de droits, ils doivent devenir des sujets de droits », surenchérit la Ministre. Belle formule. Qui ne veut rien dire, mais qui sonne bien… et qui ne lui attirera guère de remontées de bretelles.
Mais une proposition qui n’a aucun intérêt suscite, hélas, tout autant un manque d’intérêt ! C’est évidemment l’envers de la médaille ! Dominique Bertinotti n’est pas Manuel Valls. Les jeunes font moins polémiques que les Roms. À croire qu’ils donnent moins de soucis (!)… ou pas les mêmes !
D’ailleurs, s’ils auront le droit de déposer un bulletin de vote pour le candidat de leur choix (ou de celui qui aura fait le plus de buzz sur les réseaux sociaux), il n’est pas question un instant qu’ils soient « prémajeurs » devant les tribunaux.
« En tout cas “pas pour le moment” », précise Dame Bertinotti dont la hardiesse pour faire parler d’elle ne va tout de même pas jusqu’à courir le risque d’être clouée au pilori de la suspicion d’être répressive.
« Le tact dans l’audace, c’est de savoir jusqu’où aller trop loin », écrivait Jean Cocteau.
Avec madame la ministre, « le tact dans l’inutilité, c’est de savoir jusqu’où faire du buzz sans aller trop loin… »
Par Philippe Randa le 26/09/2013

Au pays des émirs bedonnants, les ouvriers meurent pour construire des stades

Communiqué de presse d’Eric Domard, Conseiller aux sports de Marine Le Pen le 26/09/2013
C’est un scandale de plus, le scandale de trop : après avoir obtenucontre toute logique sportive et climatique et pour des raisons purement financières l’organisation de la Coupe du monde de football, le Qatar est épinglé pour ses violations manifestes des droits des travailleurs.
Selon plusieurs sources, pas moins de 44 ouvriers népalaistravaillant dans des conditions inhumaines sur les chantiers de construction de la Coupe du monde ont trouvé la mort entre juin et début août.
Surexploitée, ne bénéficiant d’aucun droits, travaillant dans des conditions d’insécurité permanente, cette main-d’œuvre étrangère meurt aujourd’hui dans l’indifférence générale de la communauté comme des autorités sportives internationales.
Combien d’autres ouvriers seront sacrifiés pour satisfaire aux folies des grandeurs de ce micro-etat islamiste ?
Le Front National dénonce avec la plus grande fermeté cette forme d’esclavagisme moderne, fruit vénéneux de la mondialisation à outrance, ce mépris de l’éthique et de la dignité humaine.
Face à ces violations insupportables des droits élémentaires des travailleurs, il appelle la FIFA qui s’est déjà considérablement déconsidérée dans ce qu’il est convenu désormais d’appeler le «qatargate », suite aux accusations de corruption et d’achats de voix, de retirer l’organisation de la Coupe du monde au Qatar.
Le cas échéant, Il appelle les autorités du football français et européen, à envisager le boycott de cette coupe du Monde.
Il en va de l’honneur, de l’image et de la réputation du football. Il ne serait pas moralement concevable de jouer une compétition de renommée planétaire dans des stades de sang.

UDT 2013 le 14/09/2013 : Conférence de Jean-Marie Le Pen

Il s'engage à payer toutes les amendes au Tessin

Déjà actif en France et en Belgique, ce Français d'origine algériennesouhaite élargir son combat «contre l'islamophobie galopante» après le scrutin de dimanche au Tessin.
L'homme d'affaires a mis en place, au nom «de la liberté et de la laïcité», un fonds d'un million d'euros en juillet 2010 pour payer les amendes des musulmanes verbalisées en France et en Belgique en raison du port du voile. Depuis lors, Rachid Nekkaz a payé 682 amendes pour un montant de 123'000 euros (152'000 francs), écrit-il dans un communiqué mardi.
Rachid Nekkaz, qui se dit «militant des droits de l'homme», se déclare prêt à «ridiculiser tout gouvernement et parlement qui ne respecteraient pas les libertés fondamentales garanties par la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH)». L'Europe, «qui est depuis le XVIe siècle le continent des libertés, devient le continent de la peur et de l'islamophobie», soutient-il.
Rachid Nekkaz a maintenant le Tessin en ligne de mire. Ses citoyens ont accepté dimanche à près de deux contre un une initiative visant à prohiber le port de la burqa et du niqab dans les espaces publics.
L'interdiction ne devrait toutefois entrer en vigueur que dans deux ans, car l'Assemblée fédérale doit encore vérifier que la nouvelle norme tessinoise est conforme à la Constitution fédérale. Il incombera ensuite au Grand Conseil tessinois d'approuver les règles d'application du nouvel article à inscrire dans la Constitution cantonale.
Vers une initiative fédérale
Au lendemain du vote tessinois, le Comité d'Egerkingen, qui avait lancé l'initiative sur l'interdiction des minarets, refait parler de lui. Certains de ses membres, des élus UDC, songent à demander l'élargissement de l'interdiction de sortir le visage voilé à l'ensemble du pays. «Le texte est prêt. (...) Nous aurons une séance en octobre pour décider formellement de son lancement, mais tous nos membres – 40 environ – y sont favorables», a déclaré Ulrich Schlüer, ex-conseiller national, au «Temps».
Claude-Alain Voiblet, vice-président de l'UDC Suisse, a déclaré au quotidien que, à l'image de la campagne contre les minarets, la direction soutient le texte, tout en précisant bien ne pas en être à l'origine. Le comité central ne veut en effet pas se disperser. L'UDC mène déjà d'autres combats comme les initiatives pour les familles et contre l'immigration de masse.
(dmz/ats)
Le 24/09/2013

Les Québécoises sont des chiennes ?!


François Hollande à Florange : la trahison aggravée par une nouvelle opération de communication

Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National du 26/09/2013
Reprenant là-aussi les pires travers de Nicolas SarkozyFrançois Hollande s’est contenté d’une opération de communication àFlorange mais n’a apporté aucune réponse de fond à la désindustrialisation de notre pays et de la Lorraine en particulier.
La plateforme publique de recherche annoncée est dérisoire par rapport aux enjeux et son financement relève d’un nouveau tour de passe-passe financier : on déplace quelques millions d’euros déjà prévus sur d’autres projets.
Si vraiment François Hollande croyait en l’avenir de la sidérurgie en Lorraine et en France, il se donnerait les moyens du redressement.
L’Etat avait ainsi le devoir de nationaliser temporairement le site de Florange, stratégique.
L’Etat stratège devrait se réarmer et cesser de se coucher systématiquement devant les injonctions ultra libérales de l’Union européenne, il doit mettre en place un protectionnisme intelligent à nos frontières contre la concurrence déloyale, notamment dans l’acier.
François Hollande devrait aussi redonner l’arme monétaire à notre pays alors que l’euro cher est en train de vider notre pays de toute industrie.
Comme Nicolas Sarkozy, François Hollande prend les Français pour des gogos sensibles à toutes ses arnaques de communication, il cherche à masquer derrière des rideaux de fumée son refus de mener les réformes indispensables. C’est la troisième fois qu’il commet une trahison à Florange, et le président va cette fois plus loin que jamais dans le cynisme.
Ennemi dans les faits de la classe ouvrière, traître à sa cause, mais ami de la finance et de l’Union européenne, il est condamné comme ses prédécesseurs à tromper et encore tromper.
Les Français doivent tourner la page de ces impostures permanentes.

Forte baisse du chômage… en trompe l'œil

50.000 personnes de moins étaient inscrites à Pôle emploi en août. Un reflux lié à un pur effet statistique.
L'inversion de la courbe du chômage, promise par François Hollande pour la fin de l'année, se serait-elle produite avec plusieurs mois d'avance? Pour la première fois depuis avril 2011, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A (c'est-à-dire ceux n'ayant exercé aucune activité) a diminué en août. Et même très sensiblement: de 50.000 personnes !
En prenant en compte les demandeurs d'emploi ayant exercé uneactivité réduite (catégories B et C), la tendance est même plus accentuée, avec une chute du nombre de chômeurs inscrits en A, B et C de 62.700. Autre bonne nouvelle, le chômage des moins de 25 ans a reculé en août, confirmant le mouvement de baisse amorcé en mai.
Toutefois, Michel Sapin ne crie pas victoire: «Ces chiffres sont encourageants mais doivent encore être interprétés avec prudence, explique le ministre du Travail. Les résultats d'un mois ne font pas un retournement. Une baisse en août ne permet pas d'exclure une hausse le mois suivant.» De fait, la circonspection est de mise. Car la baisse du chômage en août est d'abord le fait d'un effet statistique, effet que le ministère se garde d'ailleurs bien de mentionner dans son communiqué. Alors que 190.000 à 210.000 personnes oublient en moyenne chaque mois d'actualiser leurs données à Pôle emploi - en ne se rendant pas à une convocation par exemple -, elles ont été 277.500 en août. Soit une explosion, injustifiée, de près de 40% sur un mois. Or cette absence de mise à jour entraîne une suspension temporaire de l'inscription à Pôle emploi.
Résultat, 77.500 personnes de plus qu'en juillet sont sorties en août des chiffres du chômage par ce simple phénomène. De quoi relativiser donc les «bons» résultats du mois!
Surtout que l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi de plus d'un an dans le total des chômeurs (41% en juillet, 41,4% en août) est inquiétante. Nombre de Français sont durablement éloignés du marché du travail. Il faut rappeler que l'éclaircie d'août, avec ses 50.000 chômeurs en moins, est une goutte d'eau: elle ne fait que ramener le chômage à ses niveaux de mai, effaçant les hausses de juin et juillet. D'avril 2011 à juillet 2013, le chômage n'a cessé de progresser, à un rythme seulement moins rapide ces derniers mois. En août, la France comptait toujours 3,2 millions de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A et 4,79 millions en cumulant les catégories A, B et C. Un désastre économique et humain. Qui prendra fin uniquement lorsque la croissance économique dépassera les 1,5%, seuil à partir duquel le secteur privé crée des emplois.

Impact du CICE

Pour l'instant, la France est loin de telles performances. Le gouvernement table sur une hausse du PIB de 0,1% en 2013, et de 0,9% en 2014, trop peu pour créer des emplois. En réalité, l'exécutif compte sur les contrats aidés pour inverser la courbe du chômage en fin d'année (même si ce levier n'a pas joué en août). Et ne s'en cache pas. Michel Sapin pousse pour que 100.000 emplois d'avenirsoient signés d'ici à la fin de l'année. Un objectif atteignable car 60.000 l'ont été à ce jour.
Le gouvernement mise également sur le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), censé créer 90.000 emplois par un allégement du coût du travail. Mais aussi sur les contrats de génération et sur l'apprentissage. Sauf que ces deux derniers outils sont à la peine. D'ailleurs, le ministère du Travail ne donne pas le nombre decontrats de génération et se réjouit, dans son communiqué, de pouvoir «éviter toute diminution significative du nombre d'apprentis» à la rentrée.
Les données de fonds, celles liées à l'activité économique, décrivent d'ailleurs une situation mi-figue, mi-raisin. Le fait que les entrées àPôle emploi pour fin de mission d'intérim (-9,5%), fin de CDD (-7%) et licenciement économique (-1,6%) aient diminué en août est un bon signal: il signifie que les destructions de postes ralentissent, en lien avec la légère amélioration de la croissance depuis le printemps. Autre élément positif, les sorties de Pôle emploi pour reprise d'emploi sont en hausse de 4,5%. «Il y a moins de personnes qui se sont inscrites, il y a plus d'embauche dans les entreprises», en a conclu Michel Sapin sur RTL.
Par Cécile Crouzel le 26/09/2013