mardi 31 décembre 2013

2013 ne restera pas celle que l’on croit !

Libres propos de Gaël Nofri, président du Temps de la France le 31/12/2013
Au premier coup d’œil, le bilan 2013 de la vie politique française n’a pas de quoi réjouir. Bien au contraire même. Chiffres de l’emploi et de l’économie n’incitant pas à l’euphorie, affaire Cahuzac accentuant un peu plus le désamour entre les Français et leurs dirigeants, insécurité en pleine augmentation au point de pousser les bijoutiers à s’armer et à pratiquer l’autodéfense, sans oublier le pathétique feuilleton « Léonarda »mettant encore un peu plus en lumière l’inaptitude du chef de l’État à sa fonction… On cherche désespérément une occasion de célébrer 2013. Et ce n’est sûrement pas du côté des finances publiques que nous trouverons de quoi atténuer cette première impression. La dette publique poursuit sa vertigineuse augmentation à plus de 92 % du PIB, soit quelque 1 900 milliards d’euros, tandis que le gouvernement poursuit la folle – et inconsciente – inflation des prélèvements : 83 impôts et taxes créés en à peine plus d’un an !
Bilan désastreux, me direz-vous ? En apparence sûrement. Mais si l’on oublie l’écume de la surface et que l’on s’intéresse de plus près aux courants profonds, si l’on s’interroge sur ce qui restera dans les années – dans les décennies – à venir, 2013 n’est sûrement pas celle que l’on croit. Car l’essentiel n’est pas là. L’essentiel, c’est une année qui commença dans un cortège où s’entassaient des centaines de milliers de Français et qui s’acheva par le rejet, au Parlement européen, du rapport Estrela. Entre ces deux dates beaucoup de choses ont changé ; de ces deux dates beaucoup de choses peuvent advenir.
Il y eut d’abord une prise de conscience. Celle d’un monde qui s’est révélé à lui-même sa propre existence. Un monde qui n’avait pas l’habitude de se montrer, de se compter ; un peuple qui ne s’était plus retrouvé dans la rue depuis « l’école libre » en 1984. La découverte d’une génération aussi, une jeunesse – on ne rappellera jamais assez combien la présence de la jeunesse fut importante et significative à l’occasion de ces mobilisations – qui ne croyait pas être jeune parce que des idéologues à la retraite l’avaient proclamée vieille. Des valeurs que l’on avait présentées comme dépassées ressuscitaient en un instant, frappées d’une étonnante actualité ; des idéaux que l’on avait prétendus archaïques sortaient de la naphtaline sans avoir pris la moindre ride.
Ce fut le second enseignement de 2013 : le peuple bouge toujours. Lui que l’on avait prétendu amorphe, désenchanté, désabusé, lui dont on avait affirmé la jeunesse égoïste, absente, indifférente ; le voilà qui se réveille. Il s’anime et se met en mouvement au cri de « Laissez-nous être ce que nous sommes ! ». Ni racistes, ni homophobes, ni arriérés, ni même extrémistes, ceux qui se sont levés venaient de tous les milieux, avaient tous les âges, représentaient toutes les régions – les provinces aurait-on dit autrefois – de France. Ils ne sont pas sortis de leur réserve pour défendre leur pré carré de privilèges ou « leurs droits acquis », mais pour des principes qu’ils portaient en eux, contre un projet de société dont ils ne voulaient pas. Contre l’existentialisme, la théorie du genre, la dénaturation du mariage, le « il est interdit d’interdire » et autres vieilleries loufoques, un monde s’est levé pour tourner la page de Mai-68. Ce sursaut est d’autant plus révélateur qu’il est profondément politique, totalement hors parti : l’ampleur des manifestations, la détermination des opposants, la fermeté des discours… tout cela ne fut orchestré, prévu – ni même souhaité, oserait-on avancer – par aucune formation politique. Le vieux jeu des formations politiques, des alliances, des rivalités partisanes semble bien à bout de souffle en 2013.
Pour autant – troisième enseignement, il serait bien aventureux de prétendre un peu vite que cette remise en cause soudaine et populaire des grands accapareurs de la démocratie s’est accompagnée d’un discours du « ni-ni », ni gauche, ni droite… au contraire ! Si les « Manifs pour tous » furent bien ouvertes à tous, à ceux animés d’une sensibilité plutôt de gauche et à ceux plutôt de droite, ce « et-et » se retrouva réuni sur des valeurs résolument de droite. Mais pas n’importe quelle droite ! Ce fut lerassemblement de la droite des valeurs. Le choix d’une civilisation tournée vers la vie, respectueuse de ses héritages, de son histoire, de sa tradition, voulant préserver son modèle national et familial ; désireuse de rendre à l’homme la place qui est la sienne et de le considérer comme « étant ce qu’il est ».
C’est d’ailleurs bien parce que ce mouvement de contestation a un sens qu’il a une importance. Il est incontestablement l’affirmation de quelque chose qu’on ne regarde pas comme un épiphénomène du moment, il va au-delà du simple conservatisme qu’il conviendrait de bousculer pour le faire disparaître. Dans un monde que les« progressistes » socialistes et libertaires avaient cru converti à la religion des temps modernes, au cœur d’une jeunesse qui devait être le fer de lance de l’avenir radieux de leurs idées, dans la rue même qui était jusqu’alors leur chasse gardée, nos théologiens du genre ont vu renaître la vieille hérésie qu’ils avaient cru oubliée. « Blasphème, monstruosité, obscénité ! » s’égosillaient-ils devant la rue ainsi mobilisée.
L’affaire leur semblait déjà préoccupante, il manquait un succès – pas encore une victoire – pour qu’elle leur apparaisse grave.
Quelle ne fut pas leur surprise lorsque, le 10a décembre, le Parlement européen réuni en séance plénière fit échec, in extremis, au rapport Estrela. Celui-ci, du nom de l’eurodéputée portugaise, membre du parti socialiste européen, grande prêtresse chargée de « la cause des femmes et de la défense des genres », se trouvait être une sorte de petit livre rouge du modernisme à l’usage de l’Union européenne. Avortement, théorie du genre, mariage homosexuel, recherche embryonnaire, et formatage des esprits dès le plus jeune âge : rien ne semblait avoir été oublié dans ce fabuleux bréviaire.
Hélas, 2013 est passée par là !
L’impensable fut acté par 334 voix contre 327. Le dogme bousculé, le rapport battu en brèche, « l’hypocrisie et l’obscurantisme » seuls pouvaient justifier ce « vote honteux »… En bons totalitaires, nos « modernes » s’enferment dans le rôle du gentil incompris par les méchants réactionnaires. Une fable connue et reconnue, dont personne n’a, hélas ! pensé à signifier à Madame Estrela qu’elle était, dans l’opinion publique française, quelque peu éculée depuis que Christiane Taubira l’avait utilisée contre une majorité de Français qui combattaient son projet de loi…
Car 2013, c’est finalement cela : beaucoup de mauvaises décisions gouvernementales mais, peut-être, une mutation des rapports de force idéologique. Oh ! ce n’est pas la fin d’un monde, ce n’est pas la promesse d’une année 2014 faite de changement politique, ce n’est peut-être même pas la certitude des raz-de-marée électoraux que tous ceux qui sont engagés dans le combat électoral attendent pourtant avec impatience et parfois légitimité… mais c’est peut-être plus !
Évidement ce n’est pas demain, sans doute le temps des coups et des désillusions n’est pas totalement terminé, il est possible que la première brèche ne vienne même pas des urnes… Pourtant, qui peut croire que ceux qui ont en 2013 goûté aux baisers de la vérité puissent en 2014 rentrer tranquillement chez eux pour s’accommoder du goût des mensonges ?

Nous-sommes officiellement 1.173.440 Francs-Comtois

L'insee a rendu publics aujourd'hui les chiffres du recensement partiel de 2011, sur lesquels sont basés les populations légales en 2014. Entre 2006 et 2011, la Franche-Comté a gagné 22.816 habitants.
Nous sommes en effet 1.173.440 au dernier recensement, contre 1.150.624 au recensement précédent. Ce sont ces chiffres déclinés commune par commune, département par département et région par région, qui seront pris en compte pour l'organisation des élections municipales des 23 et 30 mars 2014. Le site de l'Insee propose un moteur de recherche pour trouver la population légale de toutes les communes de France.
Le 31/12/2013

Voeux 2014 : Hollande propose un "pacte de responsabilité" aux entreprises

François Hollande a proposé lors de ses voeux mardi un "pacte de responsabilité" pour les entreprises. Le principe : "moins de contraintes" pour les entreprises afin de"gagner" la "bataille" de l'emploi. Il est fondé sur un principe simple : moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie, plus d'embauches et plus de dialogue social", a-t-il déclaré. C'est la condition, a-t-il insisté sans donner de précisions, d'une France plus "attractive", plus"moderne" et plus "souple".
Ce pacte évoque l'une des principales pistes de la remise à plat de la fiscalité lancée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et qui consiste à transférer les cotisations patronales pour la branche famille de la Sécurité sociale sur l'impôt, afin d'alléger le coût du travail.
Pour se donner un peu de marge de manoeuvre, il table sur la réduction des dépenses publiques avec l'Etat, prié de se "concentrer sur ses missions essentielles". Les collectivités locales, a-t-il ajouté, devront "voir leurs compétences clarifiées" et "la sécurité sociale" devra en finir avec "les excès" et "les abus". "J'assumerai, moi-même, la responsabilité et le suivi de ce programme d'économies durant tout le quinquennat", a-t-il promis, prenant le pas sur son Premier ministre Jean-Marc Ayrault, lancé dans une remise à plat du système fiscal.
"Les impôts sont devenus trop lourds"
Ces économies doivent permettre de conduire "à terme" à une réduction des impôtsaprès celle du déficit public, a-t-il assuré sans plus de détails sur cet objectif même s'il l'a reconnu: "les impôts sont devenus lourds, trop lourds, à force de s'accumuler depuis de nombreuses années".
Le chef de l'Etat compte également "simplifier la vie de chacun" pour les particuliers avec les "démarches administratives" ou "les actes de la vie quotidienne" mais surtout "pour la création d'entreprises" et "le développement de l'investissement". Tous ses prédécesseurs se sont engagés avant lui à conduire cette simplification, sans y parvenir de façon efficace. "Tout doit être rendu plus facile", a insisté François Hollande qui a rappelé aussi sa volonté d'accomplir la "transition énergétique" (économies d'énergie, rénovation des logements, lutte contre le réchauffement climatique...), que les écologistes, membres de sa majorité réclament, sans grand succès, depuis 18 mois. Ce point est une des questions sensibles pour la constitution de listes uniques avec les écologistes pour les municipales de mars prochain.
Quid de la courbe du chômage ?
Sur le chômage, le président s'est abstenu de rappeler son engagement, pris il y a un an, d'en inverser "coûte que coûte" et durablement la courbe ascendante, dont il a fait un marqueur de son quinquennat. "En 2013, le chômage est resté à un niveau encore élevé, même si la tendance de ces derniers mois s'améliore", a-t-il noté, et "en 2014, nous aurons besoin de la mobilisation de tous pour gagner cette bataille".
Il faudra attendre la publication des chiffres de décembre, fin janvier, pour savoir si ce pari présidentiel a été remporté ou perdu. Les chiffres de novembre ont accusé une hausse (+17 800) qui a pratiquement effacé la baisse du mois d'octobre (-20 500).
Pas un mot sur la croissance, dont il a fait aussi une priorité alors que les économistes tablent sur une hausse du PIB de 1% en 2014 après +0,2% en 2013, insuffisante pour permettre une création nette d'emplois sans une dose massive d'emplois aidés.
Évoquant les élections européennes de mai prochain à l'issue desquelles le Front National escompte devenir le premier parti de France, François Hollande a assuré que ce n'était "pas en défaisant l'Europe que l'on fera la France de demain". "C'est en la renforçant qu'elle nous protégera davantage", a-t-il dit, en annonçant pour le printemps prochain "des initiatives avec l'Allemagne".
Note BYR : Bla bla bla, le gouverneur de la province France de l'UE a parlé : il annonce même des initiatives allemandes...mais de l'emploi, de la croissance, nada, rien ! Les Français ne se laisserons pas encore très longtemps berçé par les paroles d'un homme qui raconte des âneries en quasi-permanence. Le réveil va être sévère !
Le 31/12/2013

Réaction de Marine Le Pen aux vœux du président de la République

Communiqué de Marine Le Pen, présidente du Front National du 31/12/2013
Il y a quelque chose de pathétique à voir chaque année le président de la Républiques’adonner au rituel des voeux aux Français alors qu’il n’a rien à leur dire.
S’il n’a rien à leur dire, c’est qu’il ne vit plus dans le même monde qu’eux.
Le président se satisfait d’une courbe du chômage à la hausse, étant le seul à voir une amélioration.
Le président se complet dans les débats secondaires que le gouvernement lance pour faire diversion, ignorant les principales préoccupations des Français.
Le président ne mesure rien de la colère et des attentes des Français.
François Hollande, Nicolas Sarkozy avant lui : les voeux ressemblent de plus en plus à un exercice de style.
Les voeux sont devenus l’allocution du gouverneur de la province France : il lâche sestraditionnelles platitudes, essaye au passage de glisser une nouvelle fausse promesse, mais surtout ne dit rien de ce qu’il faudrait faire pour changer vraiment la France et la situation des Français.
Le président feint d’ignorer les problèmes essentiels que pose notre asservissement à l’union européenne et à l’Allemagne. Il refuse d’aborder la question centrale desfrontières, économiques et migratoires. Au contraire, il méprise cette question, en moquant les « vieilles frontières » de la France, celles pour lesquelles sont tombés des millions des nôtres. Quel scandale ! Il s’enferme dans une vision archaïque de l’Europe,prétendant qu’elle nous protège, alors qu’elle nous saigne.
Rien ne changera tant que ces questions ne seront pas posées. Les mesurettes évoquées, comme le pacte de responsabilité sociale, ne changeront rien.
Nous entendons en 2014, à l’occasion des élections municipales et européennesposer ces questions à la place du président de la République.
Que le pouvoir en place et son jumeau l’UMP nous attendent de pied ferme cette année pour réveiller le débat politique, faire sanctionner l’UMPS, et faire bouger la France ! Le seul vote qui comptera en 2014, ce sera le vote patriote, pour le Front National !
En 2014, nous pouvons atteindre le seuil qui nous permettra de modifier les choix de l’exécutif et de changer radicalement le cours de la vie politique française.

Voeux de Marine Le Pen pour l'année 2014


Changement de nom du FN, impensable ?

Un parti, un mouvement politique est le véhicule, le réceptacle qui porte les idées de ses dirigeants, cadres, adhérents, sympathisants et électeurs, pour les amener idéalement au pouvoir. Il incarne donc aussi un lieu de rassemblement pour les porteurs desdites idées, dont il est le reflet aux yeux des électeurs à convaincre. Si le fond prime sur la forme, la doctrine sur la structure, le but sur le moyen de l’atteindre, le « parti » ne serait donc qu’un accessoire dont on doit pouvoir changer pour mieux coller à l’air du temps (?), dissiper quelques malentendus et autres ambiguïtés ( ?) dans une stratégie de conquête du pouvoir. A fortiori quand la formation en question est non pas un « parti » mais un Mouvement comme le Front National, avec à sa tête une dirigeante du nom deLe Pen qui incarne la continuité d’un combat politique qui a démarré avec son père il y a près de soixante ans…mais est-ce aussi simple ?
Vendredi dernier, lors de son blog hebdomadaire, Jean-Marie Le Pen a réagi avec force à toute volonté de changer le nom du FN. Mi-décembre, Marine Le Pen avait réaffirmé que le changement du nom du FN n’était «pas un tabou», tout en se disant  «assez attachée au nom FN». En tout état de cause dit-elle,  «si un jour ce débat devait être ouvert, il serait ouvert auprès des adhérents pour savoir ce qu’ils en pensent».
Le 13 avril 2012, dans Le MondeMarine avait précisé que ce sujet pourrait être discuté«après les législatives». «Si le grand Rassemblement Bleu Marine (RBM) est un succès, nous discuterons de cela », « si cet élargissement devient une réalité, c’est une réflexion que l’on aura », «Je suis absolument convaincue d’avoir des arguments qui susciteront une discussion intéressante».
Deux des vice-présidents du FNLouis Aliot et Florian Philippot, ont respectivement affirmé pour le premier en décembre qu’«aucun débat n’est à écarter», tandis que le second assurait en juin que le «débat n’est pas tabou». Louis et Florian avaient tenu des propos similaires peu avant les dernières élections législatives, ce dernier précisant comme Marine  que «cela se fera en concertation avec tous les adhérents, parce qu’un parti politique c’est une grande famille».
Gilbert Collard (élu député sous les couleurs du RBM) avait été plus catégorique en affirmant le 22 avril 2012 qu’« (il était) partisan de changer le nom du Front National ».
«Je dirais que l’idée de changer le nom du FN, NDLR) c’est complètement débile, c’est scandaleux, c’est indécent. Le changement de nom du FN est impensable», a donc pour sa part affirmé Jean-Marie Le Pen ce 27 décembre.
«Ce nom a été honoré, il a créé une condition d’existence d’un parti politique français depuis 40 ans, et il a été soutenu par des milliers, des centaines de milliers de sacrifices de militants et adhérents du FN».
Ces militants «ne toléreraient pas que je ne sais qui ou je ne sais quoi veuillent changer dans je ne sais d’ailleurs quelle intention plus ou moins honnête le nom d’un mouvement qui est très honorable, le Front National».
 «Je suis sûr que les militants du FN feront en sorte que les ambitions qui peuvent se manifester sur d’autres couleurs ou d’autres noms ne puissent pas triompher», affirme-t-il.
 Nous le notions déjà en octobre 2012, la mise en orbite du Rassemblement Bleu Marinea fait craindre à certains un effacement, voire une disparition programmée du Front National. Reste que pour l’instant le FN est bien le navire amiral de l’opposition  nationale, le RBM restant très, très, très loin derrière le FN en terme de nombre de ses adhérents.
Les Français qui veulent soutenir matériellement, concrètement Marine et les idées nationales, adhérent très majoritairement et  en priorité au FN, c’est une réalité.
A cette époque,  le président d’honneur du FN avait été tout aussi catégorique: « Il n’y a que les boîtes en faillite qui changent de nom! ». «On fonde un autre parti quand on a fait faillite, pas quand on a du succès ! ».
 «Est-ce que le champagne Mumm a changé de nom ? Est-ce que Pernod-Rocard, Mercedes ou Ferrari changent de nom ? (…). D’un point de vue  marketing, le Front National est une marque extraordinaire. Seule une maison en faillite change de nom », «ce sont des gens extérieurs au Front National qui proclame cette idée idiote, pour se faciliter les choses. (…). Un parti, ce n’est pas une étiquette, c’est aussi une histoire, faite de chair et de sang, d’hommes et de femmes qui ont souvent consenti de grands sacrifices personnels». «Tant que je serai vivant, le Front National ne changera pas de nom», affirmait encore Jean-Marie Le Pen dans l’hebdomadaire Minute qui consacrait alors sa Une au quarantième anniversaire de la création du Front National.
Une question essentielle est en effet de savoir si ce changement de nom aurait pour but de matérialiser un virage idéologique, s’il se ferait au détriment des idées nationales, portées historiquement par le FNidées, valeurs  qui seraient édulcorées, voire pour certaines effacées ? Mais quel serait l’intérêt, même purement et platement électoral, de rallier le troupeau, les rangs des partis du Système ? C’est le tranchant, la singularité de nos idées qui font notre succès croissant, car ce sont les faits qui valident le bien fondé de nos avertissements et de nos réponses à la crise multiforme que nous subissons.
L’autre interrogation majeure est de savoir aussi si ce changement de nom accélérerait la dédiabolisation du FN, un des arguments parfois avancés par les partisans de ce changement ? Nous en doutons fortement. Tant que les nationaux, les patriotes œuvreront en commun dans une formation politique pour défendre l’identité et la souveraineté nationales, les valeurs de notre civilisation helléno-chrétiennes, le refus de l’immigration-invasion, de l’euromondialisme, de la décadence, ils subiront les foudres des grands prêtres du culte cosmopolite qui essaieront de les noircir aux yeux de nos compatriotes.
Nous avions mis en ligne sur notre blog en octobre 2012, ce message d’un internaute, « Bernard », qui résumait assez bien  la tonalité générale : « J’ai adhéré auFront National  en janvier 2011 (…). Je précise que j’ai toujours admiré l’œuvre du général de Gaulle tout en comprenant certaines des rancoeurs liées à certains aspects de sa politique (…). Ni ce qui précède, ni le nom Front National, ni l’histoire de ce parti et de ses fondateurs, ni la réputation faite au Front National par ses ennemis ne m’ont empêché d’adhérer au  Front National. .Cette situation faite au Front National est en grande partie le résultat du savoir faire machiavélique de Mitterrand et de ses alliés. Il n’est pas urgent de s’incliner et de paraître leur donner raison alors que l’opinion commence enfin à changer. »
Interrogé sur ce point par Robert Ménard en mai 2012, Bruno Gollnisch avait dit : « Pour quel nom doit-on changer ? C’est périlleux le FN a été combattu par nos adversaires qui ont suscité des réflexes de craintes de peurs, voire de haine contre le FN. Je ne suis pas contre par principe, le but ce n’est pas le FN c’est l’intérêt de la France. »
« Mais je crois qu’il y a beaucoup de sacrifices qui ont été consentis par des gens du Front National et je pense qu’il est toujours dangereux d’abandonner une marque qui même si elle a été combattue, est aujourd’hui gratifiée par l’opinion publique d’avoir eu raison dans beaucoup de domaines et pas seulement dans le domaine de l’insécurité et de l’immigration mais aussi dans le domaine économique et financier… ».
Au sujet du changement de nom du FNBruno Gollnisch  rappelait déjà il y a trois ans  que « dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres (il avait) des convictions très fermes » mais « aucun dogmatisme ». « Le Front National est un instrument au service de la France. Si le FN devait s’appeler autrement demain, je ne m’attacherais pas l’étiquette mais à la substance. En revanche, si le Front National devait abandonner ses convictions, il cesserait de m’intéresser comme tel même s’il conservait le nom et la flamme. »
« Cela étant nuançait-il, je crois que ce n’est pas un hasard si les marques Dior, Louis Vuitton, l’Oréal sont tellement  attachées à leur marque et la défendent bec et ongles (…). Une marque peut focaliser les hostilités, mais elle focalise aussi la fidélité. »
Bruno estimait donc que «tactiquement, ce serait une erreur de changer de nom ». « Mais, si dans l’avenir, il y a une novation importante dans la vie politique de notre pays, si nous devons donner le signe fort de quelque chose d’autre, on pourra l’envisager. Après tout, quand j’ai été élu député en 1986, un certain nombre de mes collègues élus et moi, à l’initiative de Jean-Marie Le Pen, l’ont été dans un cadre qui n’était pas explicitement celui du Front National  puisque c’était celui du  Rassemblement national… ».
Le 31/12/2013
Note BYR : Tout à fait d'accord avec Bruno GollnischJe ne vois pas l'intérêt de changer le nom du mouvement. En revanche, le Rassemblement Bleu Marine qui rassemblediverses sensibilités qui se retrouvent en osmose avec une majorité des idées politiques défendues par le FN est une bonne chose. Et il mérite bien entendu toute l'attention qui lui est nécessaire. Il n'est donc pas inutile mais bien l'habitacle d'un élan politique qui à n'en pas douter lancera ses premières brindilles en mars prochain.

Dole : Feu vert pour la chambre détachée

Le décret relatif à la réimplantation des TGI de Saint-GaudensSaumur et Tulle et à la création des chambres détachées des tribunaux de grande instance de Lons-le-Saunierà Dole, de Saint-Brieuc à Guingamp et d’Agen à Marmande, a été publié lundi. La suppression des TGI situés dans ces villes avait été décidée lors de la réforme de la carte judiciaire conduite en 2008 par Rachida Dati.
La Garde des sceaux a fait procéder à une réévaluation des situations signalées comme les plus injuJstes dans cette réforme par la mission présidée par Serge Daël (qui s’était déplacée à Dole), dont le rapport avait été remis en février.
Ces sites ouvriront en septembre 2014. La chambre détachée du TGI de Lons à Dole, dont on ne connaît pas encore avec précision le fonctionnement et la composition, ne permettra pas de juger des affaires correctionnelles, mais essentiellement des affaires familiales.
Le 31/12/2013

Expulsion de Giorgi Khutsishvili : Jean-Louis Fousseret écrit à Manuel Valls

Le jeune triple champion de France de judo géorgien Giorgi Khutsishvili est menacé d'expulsion du territoire après avoir vécu pendant huit ans en France. Jean-Louis Fousseretmaire de Besançon, écrit à Manuel Valls, le ministre de l'intérieur pour lui demander "de bien vouloir reconsidérer la décision de refus de naturalisation à son encontre".
"Apprenant la situation du jeune judoka géorgien d'origine Giorgi Khutsishvili par la presse ce matin, et après s'être notamment entretenu avec le président de son club le JCJB, le maire de Besançon a aussitôt adressé un courrier au ministre de l'intérieur, ainsi qu'au préfet de Chalons-en-Champagne, pour leur demander de bien vouloir reconsidérer la décision de refus de naturalisation à son encontre."
Le 30/12/2013
Note BYR : Précisons tout de même que le judoka géorgien est arrivé dans notre pays avec sa famille en 2004 en portant un faux nom et en se prétendant d'une autre nationalité. C'est le tribunal administratif qui, au regard de la situation de cet individu, qui a pris la décision d'expulsion, suite à un  recours...Giorgi Khutsishvili  n'est do,c pas un cas particulier au regard du droit. Mais peut-être que le fait qu'il pratique un sport lui en donne... Les associations "droit-de-l'hommesque'" vont sauter sur le créneau et inscrire l'ensemble des réfugiés dans les clubs sportifs. Une belle année en perpective pour le sport !

Le retour de la pastille automobile ?

Le rapport remis au ministère de l'Ecologie reconnaît que la pastille de 1998 n'a pas été"un franc succès", mais préconise tout de même son retour.
Comme le racontent Les Echos, un rapport récemment remis à Philippe Martin, ministre de l'Ecologie, préconise le retour, dès 2014, de la pastille verte sur les véhicules automobiles. Pour un prix de 5 euroscette pastille à coller sur son pare-brise permettrait d'identifier quels véhicules sont les plus polluants.
Ces trois vignettes (chacune rougeorange et verte), qui correspondraient chacune à un niveau d'émissions, pourraient être mises en place afin de conditionner l'accès à la ville à certains véhicules. Une disposition qui devrait être permise par le plan d'urgence pour la qualité de l'air.
Par Thibaut Pézerat le 30/12/2013

lundi 30 décembre 2013

Entendez-vous en Françafrique, mugir ce féroce « néo »-nazi…

Décidément, la lutte contre la Bête immonde dont le ventre est – de tous les temps et de tous les monstres – le plus fécond, n’a pas de répit. Pas de trêve des confiseurs pour les chasseurs de nazis. « Néo », les nazis !
Ainsi, avec toute l’émotion obligatoire et républicaine que l’on peut, avons-nous appris qu’un enfant spirituel d’Adolf Hitler se trouve sinon au fin fond de l’Afrique, en tout cas en son centre. Et en la République du même nom.
Certes, ce nazi-là, qui met en émoi tous les auto-proclamés, éternels et rémunérés comme tel, défenseurs du Bien contre le Mal, est français, trouffion de son état ! Et donc, aux armes, citoyens…
Entendez-vous dans nos rangs
Mugir ce féroce soldat ?
etc., etc.
À défaut de mugir, ce guerrier-néo-nazi-là s’est simplement contenté d’arborer sur la manche de son uniforme un macaron velcro avec la devise : « Meine Ehre heisst Treue », (en français : Mon honneur s’appelle fidélité) et, nous apprend le site BFMTV, « dans le cercle, la devise et la mention RCA (Centrafrique, ndlr) 2013. Au milieu, un drapeau français frappé d’un énigmatique “32”. »
Depuis que sa photo a été publiée sur la page Facebook des opérations extrieures de l’armée, les inspecteurs Clouzeau de la bien-pensance sont sur les dents, comme on peut le lire sur le même site : « Sur ce chiffre, plusieurs interprétations sont possibles. Il pourrait s’agir de la 32e division des SS, mais elle n’a rien de significatif. Fondée sur le tard, en 1945, elle n’a duré que quelques semaines avant d’être anéantie. Il se pourrait aussi, selon une source proche de l’armée, que le chiffre fasse référence à la compagnie et à la section en question, par exemple : “3e compagnie, 2e section”. »
On devine le sort qui attend le bidasse indélicat : l’éjection des rangs de notre glorieuse armée, sinon manu militari, du moins très officiellement afin de sauver la République, 5e du nom !
À moins, évidemment, que ce monstre-là ne soit d’ici là envoyé ad patres, ce qui satisferait bien du monde.
Car pendant l’enquête, la guerre continue… et il ne faudrait pas oublier, tout de même, que ce soldat encore inconnu – mais sans doute plus pour très longtemps – est parti là-bas risquer sa vie pour être fidèle, déjà, en son engagement. On pourrait, ne serait-ce qu’à ce titre, lui accorder quelques circonstances atténuantes pour sa bêtise (pour rester poli). Car il faut être vraiment stupide pour ne pas avoir compris qu’en ce début de XXIe siècle, on ne badine pas avec les heures les plus sombres d’une partie de l’Humanité. Même, voire surtout, à travers des mots tels qu’« honneur » et « fidélité » qu’il est interdit, depuis près de soixante-dix ans, d’accoler l’un avec l’autre. Tout comme les termes « Travail », « Famille » et « Patrie », soit dit en passant : au risque d’une mort citoyenne dans le civil, d’une cour martiale (pourquoi pas !) lorsqu’on sert sous les drapeaux…
C’est vrai que si l’« honneur » a peu à voir dans l’affaire, il est pourtant évident que la «fidélité » à la Françafrique est tout de même la raison d’être de notre intervention militaire en RCA… depuis Charles De Gaulle jusqu’à François Hollande !
Un François Hollande qui, de son côté, a salué l’amitié franco-algérienne en se félicitant, devant le Conseil représentatif des institutions juives de France, que Manuels Valls soit rentré d’Algérie « sain et sauf », car «c’est déjà beaucoup »… paroles autrement moins graves pour les intérêts de la patrie, on en conviendra.
Par Philippe Randa le 26/12/2013

Municipales : Sarkozy pessimiste sur les résultats de l'UMP

D'après le Canard Enchaîné à paraître ce mardi, Nicolas Sarkozy a assuré à certains de ses proches que "l'UMP se prendrait une branlée aux municipales comme aux Européennes". Pour lui en effet, "Paris, c'est plié, et Marseille risque d'être perdu. Il n'y aura que très peu de gains, qui ne contrebalanceront par les pertes de 2008. Le PS va s'en sortir et le Front National gagnera des villes", aurait-il pronostiqué, ne se montrant pas plus enthousiaste quant à l'échéance de mai prochain, les élections européennes. 
Exit, donc, la vague bleue promise par le chef de file de l'UMP Jean-François Copé en novembre dernier : "Il n'y aura donc pas de vague bleue, et on parlera surtout dans les médias d'une vague bleu Marine", assure l'ancien chef de l'Etat. En cas de retour sur la scène politique, Nicolas Sarkozy ferait sa rentrée après la tempête, vers septembre, aurait-il encore confié. "Si je reviens, ce ne sera pas avant septembre ou octobre", aurait-il prévenu.
Jean-François Copé confiant
Le 24 novembre dernier, le chef de file de l'UMP avait considéré que "les conditions étaient encore réunies pour une vague bleue aux municipales". Jean-François Copéavait renvoyé dos à dos le Parti socialiste et le Front national. "Un piège est tendu, celui d'une collusion entre le PS d'un côté et le FN de l'autre, dans le cadre d'une instrumentalisation indécente", avait déclaré le député-maire de Meaux
Le 30/12/2013
Avec Sipa Média

Grave attaque au marteau dans une boulangerie du centre-ville !


Communiqué de Gabriel de Peyrecave, Candidat du Rassemblement Bleu Marine pourSaint-Etienne du 29/12/2013
Une fois encore, Saint-Etienne a été le théâtre d’une insupportable agression ! Celle-ci a été commise ce dimanche matin, rue Pointe Cadet – quartier de Chavanelle – par un voyou dont nous tairons l’origine. Même s’il nous semble opportun de préciser que la vérité se trouve par-delà la Méditerranée et donne un peu plus de pertinence à cette récente étude de l’Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales, premier organisme officiel pointant la corrélation évidente entre l’immigration et l’insécurité.
Alors que le sauvage s’affairait à uriner sur la vitrine d’un commerce, un sexagénaire courageux lui signifiait sa répugnance envers son acte, avant de se diriger dans la boulangerie voisine où il vient quotidiennement prendre son pain. A peine eut-il terminé sa commande que le barbare se jeta sur lui, par derrière, et le roua de violents coups sur le visage et dans le ventre, avant d’être énergiquement et fermement mis à la porte par le boulanger, installé depuis seulement un mois.
Alors que l’on pensait ce triste épisode terminé, l’incivil revenait à la charge quelques instants plus tard, détruisait la vitrine de la boulangerie à coups de marteau, avant de fuir… dignement. Fort heureusement la police l’interpellera quelques minutes plus tard avant de le placer en garde à vue.
Saint-Etienne est aujourd’hui une ville-dortoir où règne l’insécuritéLa racaille ne se cache plus et n’hésite plus à attaquer à l’explosif (un agent de sécurité est toujours entre la vie et la mort suite à l’attaque d’un distributeur en début de semaine) ou au marteau, en plein jour, et peu importe qu’il s’agisse ou non d’une personne âgée.
Je demande que cette agression d’une extrême gravité soit sanctionnée avec la plus grande fermeté. Les commerçants stéphanois doivent se sentir en sécurité, leurs conditions de travail doivent s’améliorer immédiatement avant que la situation ne s’aggrave. Elu Maire de Saint-Etienne, je m’engage à créer 90 postes de policiersmunicipaux de terrain supplémentaires, armés et opérationnels 24 heures sur 24. Je créerai une brigade canine de la police municipale et mettrai également un dispositif de surveillance de voisinage géré par la Ville en étroite collaboration avec les services de la Ville.
Tout cela sera aisément financé en supprimant toutes les subventions (plusieurs centaines de milliers d’euros) versées aux associations communautaristes et dontMaurice Vincent s’est trop longtemps fait le porte-parole !

Attentats en Russie

Communiqué de Presse du Front National du 30/12/2013
A la suite des attentats islamistes ayant à nouveau frappé la Russie, le Front National présente ses plus sincères condoléances au peuple russe et s’associe à la douleur des familles des victimes et des blessés de Volgograd.

Que Noël soit devenu une « fête du consumérisme » est une abjection…

L'auteur ou les auteurs de cet article ne sont en rien membres du Front National, du Rassemblement Bleu Marine ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique -à ma connaissance- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.
Par Alain de Benoist le 29/12/2013
Au risque de se répéter en filant la métaphore horticole à propos des fameuses « racines chrétiennes » de l’Europe, ne serait-il pas plus opportun d’évoquer des racines païennes, un tronc chrétien et des branches judéo-musulmanes ?
Plus que fameuses, les « racines chrétiennes » de l’Europe me paraissent surtout fumeuses. Si les mots ont un sens, les racines sont ce qui plonge au plus profond, ce qui touche à l’origine. Or, sans même remonter au néolithique, ou plus haut, il est évident que les racines de l’Europe renvoient à l’Antiquité préchrétienne, en l’occurrence aux cultures gréco-romaines, celto-germaniques et balto-slaves qui sont attestées des siècles, et parfois des millénaires, avant la naissance du Christ. Les poèmes homériques, composés avant même que la Bible ne fût écrite, ne feraient-ils pas partie de nos racines ? Pas plus que les présocratiques, la République romaine, la religion celtique ou les constructions mégalithiques de Stonehenge et de Newgrange ? Soyons sérieux un instant. Nul ne peut nier le rôle du christianisme dans l’histoire de l’Europe,mais parler de « racines chrétiennes » est une autre histoire. Sur le plan spirituel, les racines de l’Europe, ce sont les religions de l’Antiquité. Faire comme si les cultures de l’Antiquité préchrétienne n’avaient pas existé revient tout simplement à amputer la mémoire européenne de sa longue durée.
Cela dit, votre métaphore horticole me laisse un peu sceptique. Elle évoque une histoire strictement linéaire qui ne me paraît pas correspondre à la réalité. Si l’on veut faire apparaître la pluralité dialectique des éléments ayant contribué à l’histoire de l’Europe, je crois plus fructueux de conjuguer approche synchronique et approche diachronique.
Jadis fête païenne, puis fête de la Nativité pour les catholiques, Noël est aujourd’hui devenu surtout une fête du consumérisme. Peut-on résumer les choses comme cela ?
Comme chacun le sait, ou devrait le savoir, les Évangiles (qu’ils soient canoniques ou apocryphes) sont totalement muets sur la date de naissance de celui que ses contemporains appelaient Ieschoua ben Miriam, et que nous connaissons sous le nom de Jésus. Vers 245Origène déclarera d’ailleurs « inconvenant » qu’on s’occupe d’une telle question. Ce n’est en fait qu’à partir du IIe ou du IIIe siècle que l’on se mit en devoir de fixer une date pour la naissance de Jésus. On produisit alors des affirmations totalement contradictoires. Le De Pascha Computus, longtemps attribué à Cyprien de Carthage, se prononça pour le 28 mars, tandis que les communautés chrétiennes d’Orient en tenaient pour le 6 janvier, date correspondant chez les Grecs à l’Épiphanie de Dionysos. En Occident, la date du 25 décembre s’est probablement imposée pour contrecarrer l’influence du culte de Mithra, dont on célébrait ce jour-là la renaissance annuelle, peu après les Saturnales romaines. C’était également le jour où, sous l’Empire, on commémorait la fête de Sol Invictus, le « Soleil invaincu ». La première mention latine du 25 décembre comme fête de la Nativité remonte à l’an 354, la célébration proprement dite semblant avoir été instituée sous Honorius, qui régna en Occident de 395 à 423. Noël ne deviendra toutefois une fête d’obligation qu’au concile d’Agde, en 506Justinien, en 529, en fit un jour férié.
Que Noël soit aujourd’hui devenu une « fête du consumérisme » est évidemment une abjection. L’un des contributeurs de Boulevard Voltaire en a profité, dans une chronique récente, pour mettre en cause « quelque dieu païen de la consommation ». Je serais bien curieux de savoir à quelle divinité il faisait allusion. Dans quel texte sacré du paganisme aurait-il d’ailleurs pu trouver un éloge de la « consommation » ? Dans le Hávamál ? Les Mabinogion ? L’Atharva-Véda ? L’Iliade ou l’Odyssée ? L’ancienne théologie romaine ? La vérité est que la « consommation », au sens que nous donnons à ce terme, est constamment condamnée dans le paganisme antique. Voyez le mythe de Midas, le mythe de Gullveig, la « malédiction de l’or » dans la religion germanique. La consommation marchande relève de cette démesure que les Grecs appelaient hybris– et aussi de cette chrématistique que dénonce Aristote en des termes dénués de toute équivoque. Elle relève enfin du domaine de la production et de la reproduction que lesAnciens considéraient comme clairement subordonné à ceux de la guerre et de la souveraineté politique et spirituelle (la « troisième fonction » dans le schéma dumézilien de l’idéologie tripartite des Indo-Européens).
Vous avez vous-même publié un livre intitulé Fêter noël. légendes et traditions, qui a connu depuis 1982 deux éditions successives. Entre renouveau païen et naissance du Christ, autre forme de renouvellement, quel sens donner aujourd’hui à cette célébration ?
En Europe, depuis des millénaires, les hommes se sont réunis autour du feu au moment du solstice d’hiver, durant cette période où règnent le froid, l’obscurité et la nuit, pour aider le soleil à reprendre sa course et dire leur confiance dans le retour de la vie. Lesapin de Noël, cet arbre qui reste toujours vert, en est le symbole le plus connu. Quel que soit le sens que l’on donne à ce moment de l’année – les « Douze nuits » qui vont de la Sainte-Lucie des Suédois à Noël ou de Noël au 6 janvier, date de l’ancienneÉpiphanie –, qu’il s’agisse de fêter la nativité du Christ ou de célébrer l’éternel enchaînement des saisons, il est toujours question d’une renaissance. À Rome, la déesse du solstice d’hiver était Diva Angerona, que l’on représentait la bouche bandée ou scellée, un doigt sur les lèvres pour commander le silence. Moment de fête joyeuse et de chants émouvants, Noël devrait être en effet également un moment de gravité, de silence et de recueillement. Dans le monde où nous vivons, où la valeur marchande s’est imposée à toutes les autres, on peut même faire de sa célébration un acte de foi :c’est au plus noir de la nuit, lorsque tout paraît froid, triste et glacé, qu’il faut se convaincre que la lumière reviendra.
Entretien réalisé par Nicolas Gauthier