vendredi 28 février 2014

L’euro est jugé trop « cher », et pourtant, on veut le garder


Billet d’humeur de Bruno Lemaire du 28/02/2014

Au pays de Descartes, il est parfois difficile de comprendre le résultat de certaines enquêtes d’opinion. C’est ainsi qu’une majorité de nos concitoyens pensent que les effets bénéfiques de l’Union européenne sont très inférieurs à ses défauts, mais ce n’est pas pour cela qu’ils voudraient en sortir.
Sur un point beaucoup plus précis encore, nos compatriotes sont nombreux à se plaindre de la cherté de l’euro. C’est ainsi qu’un de nos ministres, M. Montebourg, dénonce régulièrement le fait que le niveau de l’euro serait trop élevé.

Si ce niveau est trop élevé dirait le sieur de La Palice, c’est que la situation irait mieux si son niveau était plus bas. Qu’à cela ne tienne, nous avons la solution, recréer une monnaie, qui au lieu d’être appelée « euro faible » serait appelée « franc nouveau », …

Vous n’y songez pas, une telle décision est stupide nous disent les chantres et les thuriféraires d’un système qui gouverne la France depuis 40 ans, et qui nous a conduit dans la situation calamiteuse dans laquelle nous sommes.

Alors, serions-nous tous lobotomisés par la pensée unique qu’on nous serine depuis 20 ans – depuis Maastricht, en fait – qui nous répète encore et encore : « en dehors de l’euro, point de salut »…
Faudra-t-il que nos compatriotes aient perdu, comme les Espagnols, 10 % de leur pouvoir d’achat, voire, comme les Grecs, 25 %, pour qu’ils se disent majoritairement : si l’euro est trop cher, recréons une monnaie plus conforme à notre situation économique.

Il ne suffit pas que de nombreux Prix Nobel nous le disent, il faut encore que nous puissions aller au bout de cette logique, et dire à ceux qui nous ont mis dans cette situation : non à cet euro trop cher, qui nous interdit d’espérer équilibrer notre commerce extérieur, et qui réduit à la misère de plus en plus de nos compatriotes. Oui, il faut sortir de l’euro (cher).

Marion Maréchal – Le Pen interpelle Laurent Fabius sur la situation en Ukraine et sur les relations avec la Russie


Question au gouvernement du 12 février 2014 de Marion Maréchal – Le Pen, députée du Front National élue dans le Vaucluse du 28/02/2014

Mme Marion Maréchal-Le Pen interroge M. le ministre des Affaires étrangères sur les développements de la situation ukrainienne. En estimant, la semaine dernière, que l’Union européenne pouvait « aller se faire voir », la secrétaire d’État adjointe en charge de l’Europe, Madame Victoria Nuland, a démontré en quelle estime elle tenait les instances européennes. Cette réaction de mépris montre bien que les États-Unis s’agitent en coulisses afin de favoriser leur solution, à savoir la création d’un glacis « otanisé » autour de la Russie.

La conversation enregistrée entre une des plus hautes responsables de la diplomatie américaine et l’ambassadeur en poste en Ukraine atteste d’une manière éclatante du manque de crédibilité de l’Union européenneWashington pointe, à ses yeux, l’inefficacité de la Commission et de son Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, à appliquer le plan de nouveau « containment ».

Le Département d’État a donc changé depuis de prestataire, ce sera l’ONU. Il n’est pas inutile de remarquer qu’une fois de plus, les institutions européennes sont une vaste farce, désespérément alignées sur une vision du monde unipolaire, n’arrivant même pas à s’attirer le respect de son allié américain. Partout, depuis plus de 20 ans, l’impact négatif du nouvel ordre mondial, énoncé comme doctrine par le président Bush senior, n’a créé que des déséquilibres, mis sur orbite al-Qaïda et ravagé des pays qui n’ont plus aucune chance de sortir de la guerre civile à perpétuité. Le réveil de la Russie et son retour sur la scène internationale était l’occasion de sortir d’un monde unipolaire pour retourner vers ce qui a toujours été la doctrine de la France : la multipolarité.
En allant à contre-courant de la politique d’équilibre de notre diplomatie, nous perdons jusqu’à la pertinence de notre rôle. Que pèse la voix de la France au milieu d’une Europe élargie à l’extrême, elle-même représentée par une Catherine Ashton, britannique et atlantiste convaincue ? Enfin, la réaction des services du Quai d’Orsay, par la voix de son porte-parole, éclaire d’un jour nouveau la notion de déni : « Pas de commentaire sur des propos qui ont été enregistrés à l’insu de l’intéressée et ne reflètent pas la position américaine. Nous avons avec les États-Unis d’excellentes relations de coopération. » Une disqualification du fond pour une question de forme, alors même que l’intéressée a présenté ses excuses !

Madame Maréchal-Le Pen souhaite connaître la nature des « relations de coopération » avec la diplomatie américaine sur la crise qui frappe l’Ukraine. Elle souhaite également avoir des éclaircissements sur la relation entre l’Union européenne et la Russie dans un climat qui tend à la stigmatisation du Kremlin et à la déstabilisation des grands équilibres est-européens. Enfin, Madame Maréchal-Le Pen souhaite savoir de quelle manière la France souhaite peser sur une sortie de crise démocratique qui oppose des manifestants à un gouvernement et a un président élus.

Les fourberies de l'UMPS


Editorial de Steeve Briois, secrétaire général du Front National du 28/02/2014

Par les temps qui courent, être militant de l’UMPS n’est décidément pas de tout repos.

Militer socialiste, c’est endurer sans mot dire les atermoiements, les incohérences d’un gouvernement qui n’obtient aucun résultat. Cette semaine, les socialistes ont touché le fond concernant les chiffres du chômage. Pendant toute l’année passée, le gouvernement a promis d’« inverser les courbes du chômage » avant la fin 2013. Au final, le chômage a augmenté. Maintenant qu’il vient d’atteindre un record historique, que promettent-ils ? On se pince : de « faire reculer ce chômage en 2014 ». Scoop : en février prochain, après qu’il aura atteint un nouveau record, Michel Sapin promettra pour 2015 une « baisse imminente du chômage ». En 2016, il nous annoncera la « fin rapide de la hausse du chômage. » Pour 2017, il se gargarisera d’une « hausse maîtrisée du chômage ». Les prédictions du gouvernement ne valent que pour ceux qui s’obstinent à y croire, tout comme le socialisme. Nos dirigeants sont pathétiques.

« Pourrie de l’intérieur », selon le mot de Marine Le Pen, l’UMP est presque pire. Après avoir péroré pendant des mois sur le « ni-PS, ni-FN », les municipales ne font que mettre un tout petit peu plus au grand jour la réalité de l’UMPS : un peu partout, on entend déjà des candidats UMP évoquer leur soutien au PS en cas de duel avec le Front National. Ca va sans dire, mais ça va mieux en le disant. Les électeurs de l’UMP opposés à la tyrannie fiscale, à l’immigration et au laxisme sécuritaire en sont pour leurs frais.

L’inanité du système UMPS, si elle était encore à démontrer, s’en trouve illustrée à merveille. Nul ne doute que, profondément outrés, un grand nombre d’électeurs traditionnels de l’UMPS viendront grossir les rangs déjà fournis des abstentionnistes. Comme on les comprend ! Et personne n’ignore que les centaines de candidats FN aux municipales se poseront comme la seule alternative à ce système néfaste. Faire de l’alternance la règle : voilà une mesure salutaire pour le peuple français. C’est la mission du FN et de ses représentants : nous n’avons pas le droit d’échouer.

Jihad : une adolescente de 14 ans interceptée à l'aéroport de Lyon


Ses parents avaient signalé sa fugue après la réception d'un étrange message. Une adolescente de 14 ans a été interceptée mardi à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry (Rhône) alors qu'elle était sur le point d'embarquer vers la Turquie. Selon le parquet de Grenoble, la jeune fille a envoyé un SMS à son père dans lequel elle indiquait «rejoindre le jihad». 

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'adolescente originaire de la région grenobloise a acheté elle-même un aller simple pour la Turquie moyennant une somme en liquide qu'elle a retirée de son propre compte en banque. «Elle s'est rendue dans une première agence de voyage, qui a refusé de lui fournir un billet d'avion. La seconde a accepté», a détaillé le procureur de la République de Grenoble Jean-Yves Coquillat. Selon lui, l'adolescente semblait «embrigadée» et niait toujours les faits ce vendredi.

Elle est aujourd'hui placée dans un foyer. Pour l'instant, aucun défèrement n'est envisagé pour l'adolescente grenobloise. La priorité est «de la protéger contre elle-même», a précisé Jean-Yves Coquillat.

Le 28/02/2014

Avec AFP 

Deux bus caillassés à Bavilliers (Territoire de Belfort)


« Un guet-apens. » C’est ainsi que Khalid Barramou, délégué CGT au sein de la RTTB (Réseau de transports du Territoire de Belfort) qualifie les faits qu’il a vécus lundi soir, vers 22 h.
« J’étais à bord de mon bus, sur la ligne 4 Bavilliers-Offemont. Lorsque je suis passé à l’aller, rue de la Libération près du Super U de Bavilliers, j’ai vu une branche au sol. J’ai prudemment roulé sur l’obstacle, mais au retour, au même endroit, les branches en travers de la chaussée m’ont empêché de passerJ’ai alors reçu des jets de pierres. Il faisait nuit, je n’ai pas vu d’où ils partaient ni combien il y avait d’agresseurs. » Bilan, deux vitres cassées et, heureusement, pas de blessé dans le bus qui était vide.

Le chauffeur a fait valoir son droit de retrait, « un droit personnel lorsque le salarié estime être victime d’un danger grave et imminent », précise Jean-Louis Lager, directeur de la RTTB.

Rondes tous les soirs

« Dès le lendemain des faits, le mardi soir, ainsi que le mercredi et le jeudi, nous avons envoyé des agents de la RTTB pour faire des rondes sur le lieu de l’agression, avant et après le passage des bus, dans le même créneau horaire. » Des patrouilles dissuasives, qui n’ont toutefois pas empêché le renouvellement des faits mercredi soir, au même endroit, à la même heure et suivant le même procédé. Cette fois, une vitre a été brisée.

Le second chauffeur pris pour cible, membre du CHSCT a inscrit l’agression dans le registre du comité d’hygiène. « Cette inscription entraîne une enquête interne », ajoute Jean-Louis Lager. « Mais nous n’avions pas attendu pour prendre des dispositions. Des plaintes ont été déposées à la police. La Bac s’est également rendue sur place jeudi soir. »

Pour le directeur de la RTTB, « ce genre de faits n’est pas nouveau dans le secteur, surtout en période de vacances ». « Nous pensons qu’il s’agit d’adolescents. La dernière fois, un auteur avait pu être identifié. Nous pensons que l’enquête de police aboutira rapidement. »

L’année dernière, les bus de la RTTB ont connu une vingtaine de bris de vitres volontaires. En 2012, le vandalisme était deux fois plus important. « Chaque remplacement coûte entre 800 € et 1.200 € selon le vitrage. »

En attendant l’interpellation des auteurs, les rondes se poursuivent pour sécuriser le passage des bus en soirée à Bavilliers.

Le 28/02/2014

Baisse de la consommation en janvier : nouvel effet de l'austérité UMPS


Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National du 28/02/2014

La baisse importante de la consommation des ménages en janvier est un effet direct de l’augmentation scandaleuse de la TVA voulue par l’UMP et mise en œuvre par le PS.
Cette mauvaise nouvelle économique s’ajoute à la forte augmentation du chômage au cours du même mois et illustre les effets déplorables de la politique d’austérité imposée par Bruxelles.

L’effet récessif des mesures d’austérité est une évidence économique maintes fois démontrée. L’augmentation massive des impôts en 2012 et 2013 s’était déjà traduite par un effondrement des recettes fiscales ; l’augmentation de la TVA et la chute constatée de la consommation se traduira par le même résultat.

Face à ce constat d’échec, nous renouvelons nos appels à changer radicalement de politique économique, par la fin de l’euro, la mise en place d’un protectionnisme intelligent et celle d’un véritable patriotisme économique. Hélas la surdité de nos gouvernants étant incurable, il appartiendra au peuple français d’exprimer ses espoirs de changement lors des élections municipales et européennes à venir.

Montbéliard : les petites mains du piratage


Montbéliard. Faut-il considérer ce dossier de skimming (piratage de cartes bancaires) dans un axe pyramidal, avec des exécutants et des donneurs d’ordre ?

Oui, selon le ministère public : « Cette organisation caractérise, entre autres, la bande organisée », affirme le substitut Tiffany Gamain. La différence de traitement, entre les impliqués, des Roumains, laisse aussi perplexe. Stefan, 41 ans et sa compagne, 29 ans, ont reçu une aide précieuse de la famille du premier : le paiement d’une caution de 6.000€ pour la jeune femme qui lui a évité quelques mois de plus de détention préventive (elle est depuis sous contrôle judiciaire). Quant à Stefan, il a bénéficié d’une caution de 10.000€, qui lui aurait permis une libération anticipée s’il n’était pas sous le coup d’un mandat d’arrêt européen : « Alors qu’un appartement lui a été trouvé en Alsace, rien n’a été fait pour le frère de Stefan, Alexandru. On voit très bien qui la famille a choisi de protéger. Aujourd’hui, devant nous, nous n’avons que les petites mains », ajoute le parquet.

« Vous veniez admirer le port de Montbéliard ? »

Alexandru Nicolescu, 24 ans et un autre RoumainVasile Pop, 28 ans, détenus depuis quinze mois, sont présents. En raison de l’agenda chargé de leurs trois avocats (dont Eric Dupond-Moretti surnommé Acquittator), Stefan et sa compagne comparaîtront le 24 avril : « Il n’y aura qu’un seul renvoi. Les avocats devront gérer leur agenda », prévient le président du tribunal, Alain Troilo. Ainsi disjointe, contrairement à la volonté du parquet, l’affaire est évoquée.

Les faits sont révélés le 27 novembre, vers 20 h 30, quand le client d’un DAB du Crédit Mutuel à Étupes, se fait « manger » sa carte. La Brigade de recherches (BR) de Montbéliard constate un dispositif de type collet marseillais sur le distributeur. Les quatre auteurs présumés sont interpellés le lendemain avec pléthore de matériel de piratage . Les deux frères ont déjà été condamnés dans différents pays pour usurpation d’identité et contrefaçon de cartes de crédit. Le quatuor fait l’objet, à l’époque, d’un mandat d’arrêt européen pour des faits de skimming perpétrés en Allemagne (N.D.L.R. : depuis, le mandat a été levé pour Alexandru et la jeune femme) : « Il y en aurait pour plusieurs centaines de milliers d’euros », relate le président. Le jeune Nisolescu et Pop ont toujours reconnu la tentative d’escroquerie à Étupes. En revanche, ils nient farouchement toute forme de réseau, encore à la barre. 

Le juge à l’adresse de Pop : « Vous veniez faire quoi à Montbéliard ? Admirer le port de plaisance ? ». Son interlocuteur indique qu’il était passé récupérer Alexandru, le copain d’un copain. Alexandru, lui, raconte qu’il y voyait son frère en vue d’acheter un véhicule en Suisse. Des déclarations souvent fumeuses, parfois contradictoires. Le magistrat l’interroge sur ses voyages, notamment au Pérou où il aurait remis 8.000 € en espèce à la demoiselle impliquée (dans ce pays, les distributeurs ne détectent pas la puce des cartes bancaires). « Je faisais un voyage universitaire », argue-t-il. « Vous voyagez beaucoup pour quelqu’un qui n’a pas d’argent », réplique le président qui insiste sur la technicité de l’escroquerie : « Il faut un certain savoir-faire ».

Les avocats de la défense insistent sur le rôle secondaire de leurs clients. « Vous ne pouvez pas leur demander des choses qu’ils ne peuvent pas dire, par peur, par loyauté, peut-être les deux », note Valérie Chassard, pour Alexandru. « Ce n’est qu’une petite main. Les quinze mois d’instruction n’ont pas donné grand-chose », conforte MRoy, pour Pop.

Les deux hommes ont été condamnés à deux ans de prison dont six mois avec sursis, comme l’avait requis le parquet.

Par Aude Lambert le 28/02/2014

L'Hôtel-Dieu de Dole : du soin des corps au soin de l'esprit

Le port du voile islamique autorisé dans le football : une décision dangereuse et irresponsable



Communiqué de presse d’Eric Domard, Conseiller aux sports de Marine Le Pen, Membre du Bureau Politique du 28/02/2014

Après avoir autorisé il y a près de deux ans, le port du voile islamique dans les compétitions de football féminin, l’international football associations Board va entériner et généraliser le port d’un couvre-chef pour l’ensemble des compétitions.

Jusqu’alors préservé des revendications religieuses, le football bascule aujourd’hui dans le communautarisme le plus radical et va se faire de par sa médiatisation le porte-voix de toute sorte d’exigences : séparation des hommes et des femmes (comme cela est déjà le cas dans les stades en Iran), interdiction pour un homme d’arbitrer ou d’entraîner une équipe fémininegénéralisation de la nourriture confessionnelle pour les joueurs

Dans le même temps, les dirigeants du football international doivent amender les règles concernant les tenues des joueurs afin d’interdire plus clairement tout slogan, déclaration ou image à caractère politique, religieuse ou personnelle sur la partie visible ou sur les sous-vêtements, sous peine de sanction.

Une position pour le moins incohérente et contradictoire avec l’autorisation du port du voile islamique qui est l’expression même d’un signe d’appartenance religieuse.

Le Front National condamne avec la plus grande fermeté cette décision dangereuse et irresponsable et en appelle à l’application stricte de la règle qui impose la neutralité politique et religieuse dans le sport.

Il enjoint la Fédération française de football qui a interdit à ses licenciés le port du voile afin de « respecter les principes constitutionnels et législatifs de laïcité » à ne pas céder un pouce de terrain à ces revendications politico-religieuses obscurantistes.

Julie Gayet, ministre de la Culture bis ?


Décidément, il y a deux ministres de la culture en France. L'officielle,Aurélie Filippetti, pétaradante, une main sur le coeur, l'autre avec une paire de ciseaux pour tailler dans son budget après avoir dit pis que pendre des années Sarkozy. Et l'autre, discrète, dans l'ombre, et vraiment influente quand il s'agit de sauver quelques têtes amies :Julie Gayet, qui concourra vendredi soir aux Césars.

Après avoir prolongé autant qu'elle le put le mandat d'Éric Garandeau à la tête du CNC, son influence sourde s'est fait ressentir lors de la reconduction surprise d'Éric de Chassey à la Villa Médicis (l'Académie de France) en septembre 2012... Surprise, tant ce directeur n'avait pas du tout les faveurs d'Aurélie Fillippetti ni de son cabinet. Une première fois nommé à Rome, en 2009, à la suite de Frédéric MitterrandÉric de Chassey s'est largement brouillé avec sa tutelle. Frédéric Mitterrand lui-même était furieux de la manière dont la Villa Médicis était dirigée. Il avait écrit une longue lettre au cabinet de Filippetti pour s'en plaindre...

Gayet protège ses amis

Cependant, François Hollande est intervenu en personne pour sauver la tête de Chassey... Sur le moment, en septembre 2012, l'intervention présidentielle n'était pas compréhensible. En vérité, Éric de Chassey est l'époux de la comédienne Anne Consigny, qui est l'amie de Julie Gayet

Cette affinité particulière s'est encore exprimée lorsqu'il s'est dit, quelques jours après la révélation de sa liaison avec François Hollande, que Julie Gayet était pressentie pour intégrer le jury de la Villa Médicis. Il a fallu que de Chassey organise en catastrophe une conférence de presse le 15 janvier dernier pour annoncer qu'en fait, c'est la romancière et scénariste Emmanuelle Bernheim qui entrerait en lieu et place au jury de l'institution. "J'ai proposé le nom (de Julie Gayet, NDLR), car elle est une personnalité importante du cinéma", s'était-il justifié.

Hollande empêche Filippetti de faire son travail

Aurélie Filippetti, retrouvant tout à coup un peu d'amour-propre, fit alors cette déclaration stupéfiante : "Je ne prendrai pas en considération la proposition d'Éric de Chassey de nommer Julie Gayet membre du jury de la Villa Médicis. Vu son parcours de comédienne et productrice, Julie Gayet est tout à fait qualifiée pour cette fonction, qui, je le précise, est bénévole. Mais vu la situation particulière, je ne la nommerai pas." La situation particulière... Oui, très particulière depuis longtemps.

Après tout ce qu'on a entendu pendant la campagne sur la "normalité" du président, l'arrêt des petits copinages reprochés à Sarkozy, la frontière qu'il voulait intangible entre vie privée et vie publique, François Hollande montre, à travers ces misérables petites histoires, un aspect de sa personnalité jusqu'ici méconnu. Le scandale n'est pas tellement que Julie Gayet participe - bénévolement, qui plus est - au jury de la Villa Médicis. Sur ce point, Éric de Chassey n'a pas tort : elle ou une autre, vu son CV, cela se justifiait. Mais que François Hollande soit intervenu, du fait du prince, pour faire plaisir à sa bien-aimée, dans la reconduction du mandat dÉric de Chassey alors que sa ministre, dûment informée après enquête, estimait qu'il n'était pas le plus apte à conduire le destin de l'Académie de France à Rome, voilà le scandale. Si François Hollande croit un tant soit peu en la compétence de ses ministres, qu'il les laisse travailler !

Ou alors, qu'il remanie sans mollir.

Par Emmanuel Berretta le 28/02/2014

Cher Dany, nous sommes tous des Suisses allemands !


L'auteur ou les auteurs de cet article ne sont en rien membres du Front National, du Rassemblement Bleu Marine ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique -à ma connaissance- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.


Par Pierre Cassen le 28/02/2014

L’intervention de Daniel Cohn-Bendit au Parlement européen  où, la bave aux lèvres, il réclame ni plus ni moins le blocus économique de la Suisse, l’interdiction de ses exportations, et donc son asphyxie, en sanction de son vote sur l’immigration, devra être conservée dans les archives pour démontrer, mieux que de longs discours, la réalité de l’Union européenne, mais aussi la vraie nature de l’ancien anarchiste de Nanterre.

En 2009, il insultait déjà les Helvètes après leur votation sur les minarets, et les appelait à revoter jusqu’à ce que mort s’ensuive. Il encourageait même les émirats à retirer leur argent des coffres-forts suisses.

Cohn-Bendit veut punir les Helvètes, et pire, les humilier. Il fantasme à l’idée d’imaginer Oskar Freysinger, à genoux, dans un pays ruiné, venir présenter ses excuses à Bruxelles, jurer qu’ils ne recommenceront plus, et d’ailleurs qu’ils ne feront plus voter le peuple, c’est beaucoup plus sûr. Lui qui milite pour criminaliser la fessée dans toute l’Europe, au nom de l’humiliation supposée de nos têtes blondes, rêve de gifler publiquement les représentants de ce petit pays qui ose ne pas voter comme il faut, et résister aux diktats de l’Union européenne.

Cohn-Bendit a passé sa vie à vomir le communisme, considéré comme le mal liberticide absolu. Il a défendu toutes les prétendues libertés :
- celle de l’adulte d’initier l’enfant aux jeux amoureux ;
- celle de l’immigré de venir s’installer librement là où il le veut ;
- celle des nouveaux venus d’imposer leur communautarisme ;
- celle de l’enfant roi face aux parents forcément oppresseurs ;
- celle de l’élève face à l’enseignant forcément dictateur ;
- celle de la concurrence économique libre et non faussée, donc la liberté du renard dans le poulailler.

Mais il n’y a qu’une liberté dont il ne veut pas entendre parler : celle des peuples souverains. Cela s’appelle pourtant la démocratie. En 1968, il glapissait « Élections, piège à cons », parce qu’il savait qu’il perdrait si on faisait voter les Français, ce que de Gaulle a fait. Aujourd’hui, il calomnie les votations suisses, tout simplement parce que les électeurs le renvoient dans ses buts à chaque consultation. Comme toute cette génération de petits bourgeois de Mai 68, il a un profond mépris pour le peuple et les travailleurs, qui ont préféré des augmentations de salaire à ses délires révolutionnaires. Finalement, il ressemble de plus en plus, sur la fin de sa vie, à ces dictateurs ignobles, vieillards hideux qui, vaincus, éructent leur haine et leur mépris pour les populations.

En 1968, répondant à Georges Marchais qui l’avait qualifié d’anarchiste allemand (sans évoquer ses origines juives), les étudiants, s’identifiant à celui qu’on appelait Dany le Rouge, avaient répondu : « Nous sommes tous des Juifs allemands. »

Sachant que c’est la Suisse alémanique qui a fait pencher la balance dans la votation qui rend Cohn-Bendit aussi hystérique, nous scanderons dans les rues de Paris, le 9 mars prochain, lors de notre manifestation pour demander un référendum sur l’immigration : « Nous sommes tous des Suisses allemands. »