samedi 31 mai 2014

Arlette Laguiller fait un parallèle entre Marine Le Pen et Hitler

Laguiller Arlette

Invitée de l’émission PolitiqueS, de Serge Moati, sur LCP, samedi 31 mai, l’ancienne porte-parole de Lutte ouvrièreArlette Laguiller a fait un parallèle entre le discours social du FN et de Marine Le Pen avec Hitler.

Interrogée sur le vote des ouvriers en faveur du parti frontiste, la sextuple candidate à l’élection présidentielle a répondu :

"Je crois que c’est très triste. Ils se tirent une balle dans le pied. Car je pense que si le FN arrivait au gouvernement, si Marine Le Pen dirigeait le pays, elle mènerait une politique favorable aux intérêts du grand patronat."

Et celle qui s’est rendue célèbre par son "Travailleuses, travailleurs" de poursuivre, établissant la comparaison avec le parti nazi quand il lui est opposé que le FN tient un "langage très social" :

"Vous savez, on a connu ça avec Hitler dans les années 30. La montée de l’hitlérisme en Allemagne a reposé aussi sur une thématique à la fois contre les juifs et en même temps en faisant toute une démagogie pour dire qu’ils sont "social" et qu’ils feront des choses pour les travailleurs. On a vu ce que ça a donné."

"Avec une crise qui n’en finit pas, une croissance qui ne revient pas et une désespérance parmi les travailleurs et un vrai chômage de masse", Arlette Laguiller voit dans la période actuelle des ressemblances avec les années 30. Faire le parallèle entre aujourd'hui et les années 30 n'est pas nouveau dans le débat politique. Alain Vidalies ou encore David Assouline, entre autres, s'étant déjà aventurés sur ce terrain.

Par Sébastien Tronche le 31/05/2014
Note BYR : La loi de Godwin ou le réductio ad Hitlerum n'avait pas trop encore fait son effet sur les représentants du monde politique. Heureusement pour cela, il y a l'extrême-gauche qui apporte son eau au moulin avec Arlette Laguiller qui est sortie de sa retraite pour cracher sa haine des patriotes. Mais cette insulte ne restera probablement pas sans réponse.

Week-end chez les scouts pour Najat Vallaud-Belkacem

Scouts

La ministre de la Jeunesse assiste samedi à l'Assemblée générale des Scouts de France et dit vouloir s'inspirer de leur succès dans les quartiers populaires.

Ni veillée ni feu de camp, ce week-end, pour la ministre de la Jeunesse… mais Najat Vallaud-Belkacem se rend bien samedi à l'assemblée générale des Scouts et Guides de France, à Jambville, dans les Yvelines. Elle doit y prononcer un discours sur la jeunesse et surtout «écouter» ce que ces derniers ont à lui dire, à lui «transmettre» sur l'état de la société, affirme son entourage.

Des deux côtés, personne ne semble se formaliser des différences politiques entre le mouvement catholique et la ministre, qui ne s'est guère attiré la sympathie des mouvements religieux depuis qu'elle est au gouvernement. Une posture d'ouverture caractéristique du mouvement scout. «C'est notre ministre de la Jeunesse, et c'est à ce titre que nous l'invitons. Les scouts ont la tradition de porter un regard bienveillant et ouvert sur tout le monde, il n'y a pas d'exception pour les membres du gouvernement», sourit un cadre de l'organisation. Au cabinet de la ministre, on loue «l'extrême vitalité» du mouvement. Cent ans après sa création, le scoutisme vit en effet une seconde jeunesse après une période de désaffection. Le décès de quatre enfants lors d'un camp en 1998 a sans doute contribué à ce que des jeunes s'en éloignent durant près de dix ans. Toutes les branches, catholiques, laïques, israélites ou protestantes, en ont pâti.

Créer du lien

Mais entre 2007 et 2014, les Scouts et Guides de France ont connu une croissance de 10% de leur nombre d'adhérents. Ils sont maintenant 70.000 sur toute la France et doivent recruter des jeunes en service civique pour encadrer les nouveaux adhérents dans leurs camps en forêt ou leurs excursions. Surtout, ils réussissent sur un terrain où la gauche aimerait briller: ils se développent dans les quartiers populaires et parviennent à créer du lien entre les jeunes des cités, toutes religions confondues. Le groupe des scouts de Seine-Saint-Denis a ainsi plus que doublé son nombre d'adhérents en deux ans. Le mouvement a d'ailleurs dû s'adapter. Plus de porc au menu et les temps de prière ont été remplacés par des «temps spirituels», ou «temps spi» pour les habitués. Chacun se recueille en pensant «à son Dieu ou à pas de Dieu du tout», explique Antoine, le responsable des scouts dans le 93. «Quand on voit un petit groupe avec deux Blacks, deux Blancs et un Arabe dire qu'ils sont fiers d'être scouts, c'est super! C'est ça, l'esprit scout», se réjouit Antoine.

Un savoir-faire précieux dont Najat Vallaud-Belkacem entend s'inspirer, avant de dévoiler sa feuille de route sur la vie associative la semaine prochaine.

Par Judith Duportail le 31/05/2014

Calais : les migrants écrivent une lettre au préfet

Calais (62) les bourgeois

Un groupe de migrants des campements évacués à Calais a remis vendredi une lettre de "demandes" adressée au préfet du Pas-de-Calais. Ils invitent ce dernier à discuter de solutions à apporter à leur situation, ont rapporté des associations d'aides aux migrants. De nombreux migrants occupent depuis mercredi, et l'évacuation des principaux camps de Calais, le lieu de distribution des repas, avec l'autorisation du préfet Denis Robin donnée pour 48 heures.

Environ 200 d'entre eux, sur les 550 que comptaient ces camps avant leur évacuation, ont encore passé la nuit de jeudi à vendredi dans le centre géré par une association. 

"Toutes les communautés se sont réunies et ont décidé de s'unir pour trouver une solution à notre situation. Nous ne voulons plus vivre comme des animaux mais comme des être humains normaux et avoir accès à des conditions de vie dignes peu importe que nous ayons ou non des papiers", écrivent les migrants selon une copie de la lettre livrée par l'association Passeurs d'Hospitalités.

La lettre a été déposée à la sous-préfecture de Calais. Ils y réclament des maisons à Calais pour les migrants et les demandeurs d'asile, "avec des conditions d'hygiène respectables" et "à l'abri des contrôles policiers". Ils souhaitent également avoir accès à trois repas par jour ainsi que des négociations entre la France et le Royaume-Uni, destination finale visée pour la plupart d'entre eux. 

Ambiance "plutôt calme"

Jeudi, interrogé par France Bleu Nord, Denis Robin avait indiqué qu'il ne prévoyait pas de nouvelle expulsion vendredi pour les migrants installés à Calais sur la zone de distribution des repas. Contactée vendredi par l'AFP, la préfecture n'a pas souhaité s'exprimer.

Sur place, l'ambiance est "plutôt calme", a rapporté Cécile Bossy, de Médecins du Monde. "Tout le monde cherche à comprendre les positionnements des uns et des autres et trouver une solution correcte à cette situation extrêmement complexe", a-t-elle ajouté. Le principal problème était de trouver un terrain où les migrants pourraient s'installer, a-t-elle précisé.

Le 30/05/2014 avec AFP

Partout, l’Etat démissionne…

Trocadero 2013

L'auteur ou les auteurs de cet article ne sont en rien membres du Front National, du Rassemblement Bleu Marine ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique -à ma connaissance- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.


Par Patrick Martins le 30/05/2014

Que le football vous inspire ou vous afflige, peu importe. Dans deux semaines, et pour un mois, les capitales européennes vivront à l’heure brésilienne. Sur leurs plus grandes places, elles s’apprêtent à retransmettre les matches sur écrans géants, permettant à des milliers d’amoureux du ballon rond de communier autour de leurs équipes nationales. A chaque fois, se seront des joies, de l’exaltation, des embrassades, des flots de drapeaux en furie, mais aussi, selon l’évolution des scores, des sentiments et des ambiances strictement opposés.

Il y a toutefois une exception. Une capitale, une seule, sera privée d’écrans géants : Paris. En effet, la préfecture de police a décidé qu’il était prudent de ne pas prendre le risque de voir se reproduire les pillages commis l’an dernier au Trocadéro, lorsque le PSG y fêta son titre.

Ainsi, les pouvoirs publics nous envoient un message limpide : trois cents voyous risquant de venir troubler ces soirées de fête populaire, nous décidons de les annuler.
Lundi dernier, j’ai pris un TGV à la gare de Lyon. Encombré de trois lourds bagages, je me suis naturellement mis en quête d’un chariot. Mais dans la gare, aucun chariot. Étonné, un peu pressé, je demande à un agent SNCF où sont stockés les chariots. L’agent : il n’y a plus de chariot dans la gare monsieur. Moi : comment ça, plus de chariot ? L’agent : eh non, c’est qu’ils sont tellement volés… Vous comprenez, ça en intéresse certains… au prix de la ferraille !

Ces deux postures, celle la préfecture de police, et celle de la SNCF, sont symptomatiques d’un mal profond qui gangrène notre société : la démission.
Dans le premier cas, la préfecture préfère frustrer des milliers de personnes pacifiques, plutôt que s’employer au musellement de quelques centaines de barbares encapuchonnés.

Dans le second cas, la SNCF choisit de laisser chaque jour des milliers de voyageurs se débrouiller avec leur problème de bagages (et depuis lundi, je sais de quoi je parle !), plutôt que d’arrêter ces groupes de roms, dont chacun sait, même en haut-lieu, surtout en haut-lieu, qu’ils sont les grands pourvoyeurs des ferrailleries françaises.

Concernant l’éducation des enfants, il est admis depuis longtemps que la démission des parents entraîne, chez l’adolescent, l’absentéisme scolaire, le mal-être, la délinquance et, finalement, un désastre humain.

Pour les sociétés, c’est pareil. Quand un État renonce à exercer son autorité sur les crapules, parce qu’il craint davantage les remontrances de quelques crétins idéologues que la réprobation, ferme mais toujours ouatée, de la masse des gens honnêtes et bien élevés, alors, cet État se destine lui aussi au désastre.

Rendez-nous nos écrans géants ! Rendez-nous nos chariots !

vendredi 30 mai 2014

Le Front National premier parti de France, le Système s'affole !

Briois 8

Editorial de Steeve Briois ,Secrétaire Général du Front National du 30/05/2014

Notre arrivée en tête lors des élections européennes du 25 mai a provoqué un séisme politique attendu. Attendu par l’engouement que nous sentions sur le terrain pour l’alternative que nous proposions, attendu par la défiance manifestée à l’égard de l’Union Européenne, attendu par les réactions prévisibles des tauliers du système.

Ainsi, la contre-performance de l’UMP a vu s’accélérer l’affaire Bygmalion et la chute de Jean-François Copé. La pseudo frange ferme et moraliste de l’UMP, supposée défendre les valeurs, n’était donc bien que cette supercherie électorale destinée à rabattre les électeurs Front National. L’explosion à venir de l’ancienne formation majoritaire devrait voir les souverainistes et les patriotes sincères et authentiques nous rejoindre, sans doute plus sensibles à la personnalité de Marine Le Pen qu’à celle d’un hypothétique leader que l’UMP se cherche encore.

A gauche, que du très classique. Quelques gouailleurs illégitimes persuadés de faire œuvre de rébellion en s’engageant contre le Front National et en courant à la rescousse d’une démocratie qu’ils ne sont jamais que les seuls à menacer par leur mépris du peuple et de ses décisions, des lycéens manipulés et envoyés au feu par les rentiers du système, et un gouvernement qui, comme il est de coutume de le dire, « a bien compris le mécontentement des Français » mais ne changera rien à ce qu’ils lui reprochent.

Le système s’affole, le Front National et les Français passent.

Ce n’est ni une fatalité ni une catastrophe, juste le salutaire sursaut d’un peuple qui veut reprendre son destin en main, à nous de l’entendre et de le soutenir !

« Plaidoyer pour l’armée française : Enrayer le déclin… » de Magnus Martel, chef de bataillon

Armée Francaise crise

L'auteur ou les auteurs de cet article ne sont en rien membres du Front National, du Rassemblement Bleu Marine ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique -à ma connaissance- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.

Polémia

Par Camille Gallic le 26/05/2014

A force de compter sur la tradition d’obéissance (ou l’inertie ?) de la Grande Muette pour rogner sans cesse son budget tandis que continuent d’exploser ceux de l’Education nationale ou de la «politique de la ville», nos forces de défense sont aujourd’hui plus réduites que ne l’étaient celles de Vichy après la convention d’armistice conclue en 1940 avec le IIIe Reich ! D’où le vibrant «Plaidoyer pour l’armée française» lancé par Magnus Martel alors que s’exprime une nouvelle «fronde des généraux» que François Hollande, chef officiel des Armées, espère calmer en annonçant qu’il rendra ses arbitrages «d’ici l’été». Cette stratégie de l’édredon qui, aux élections européennes, a conduit le PS à la catastrophe, calmera-t-elle «la rogne et la grogne», comme eût dit Charles De Gaulle, ou les chefs militaires mettront-ils à exécution leur menace de démission collective ?

Terminé fin 2012, paru un an plus tard après que le «grand éditeur» qui l’avait retenu se fut finalement désisté, ce livre-manifeste dû à un chef de bataillon n’avait pas eu alors l’impact qu’il méritait. Mais la violente et toute récente crise secouant les milieux militaires après l’annonce de nouvelles coupes budgétaires («entre 1,5 milliard et 2 milliards d’euros», amputant la pourtant draconienne loi de programmation militaire (LPM) adoptée fin 2013 qui mettait déjà en péril l’équilibre global de la défense) replace ce Plaidoyer en pleine actualité. Dans une lettre du 9 mai à Manuel Valls, qui exigeait de la Défense de nouveaux «efforts»Jean-Yves Le Drian n’a-t-il pas rappelé qu’en 2019 son ministère aura «supprimé 82.000 emplois en dix ans» et que les économies sur les crédits d’équipements ont porté sur 720 millions d’euros en 2013 et 355 millions pendant l’exercice 2014 ?

Un quarteron de généraux… prêts à la démission ?

Déplorant le carriérisme et la passivité du haut commandement devant de tels rabotages, Magnus Martel se demandait dans son livre quel général aurait enfin le courage de démissionner avec éclat pour clamer son opposition. Le Plaidoyer a-t-il été lu par les étoilés ? Toujours est-il que, le 22 mai, le général Pierre de Villierschef d’état-major des Armées, se joignait aux généraux Bertrand Ract-Madoux (Terre) et Denis Mercier (Air) ainsi qu’à l’amiral Bernard Rogel (Mer) qui avaient déposé le 13 mai leur démission sur la table, et qu’une vingtaine d’autres généraux, estimant ne pas pouvoir assumer leurs responsabilités en cas de nouvelles coupes budgétaires, se disaient prêts à les suivre.

Le phénomène est «nouveau et complètement exceptionnel : je ne crois pas que ce soit déjà arrivé dans l’Histoire», commentait Vincent Lanata, ancien chef d’état-major de l’Armée de l’air, qui soulignait : «Compte tenu des missions confiées aujourd’hui à la Défense, on ne peut plus envisager de nouvelles réductions de budget. La Défense a déjà donné en termes de réduction, elle a déjà participé à l’effort national : environ 80.000 postes ont été supprimés, sur 400.000, ce qui est énorme ! Aucune autre institution étatique n’a subi les mêmes réductions… Il serait impensable d’aller au-delà.

L’armée, variable d’ajustement budgétaire

Voilà qui confirme l’analyse de Magnus Martel sur «la situation véritablement misérable que les formations de l’Armée de terre sont désormais appelées à vivre au quotidien, faute d’une disponibilité suffisante des matériels, liée le plus souvent à une absence de crédits nécessaires à l’achat de bêtes pièces de rechange», et la «situation absolument catastrophique» des parcs automobiles, avec les conséquences qu’on devine sur «la vie, l’instruction, l’entraînement, la préparation à l’engagement et le moral des unités» : des unités dont, affirme notre auteur, la valeur aurait singulièrement baissé depuis que, selon la volonté de Jacques Chirac, l’armée de conscription a fait place à l’armée de métier, peut-être en raison d’une erreur d’appréciation.

Si la plupart des chefs militaires applaudirent l’initiative chiraquienne, en effet, c’est parce qu’ils avaient commandé des troupes d’éliteparas ou Légion, dont ils avaient extrapolé les qualités à l’armée professionnelle, oubliant que, comme toute armée, celle-ci devrait compter des unités moins prestigieuses (infanterie, blindés, génie, train, transmissions…) mais tout aussi indispensables. Or, observe le chef de bataillon devenu procureur, les volontaires les plus motivés sont ou bien écartés des pelotons de gradés car soupçonnés de sympathies extrême-droitières, ou bien renouvellent trop rarement leur contrat : s’étant engagés pour servir, ils sont vite découragés par le mauvais état et la pénurie du matériel et notamment des blindés (qui, indéfiniment «cannibalisés» et non remplacés par mesure d’économie, «tournent» désormais à l’intérieur d’un régiment, voire d’une division, et sont donc mal entretenus faute d’un équipage attitré). Cela provoque, pour des garçons qui, au départ, «en voulaient», d’interminables et insupportables périodes d’inactivité, pires que celles que connaissaient les appelés d’antan, mais aussi des morts accidentelles.

La «diversité» à l’épreuve de la Syrie

Certes, grâce aux onéreuses campagnes de publicité, toujours axées d’ailleurs sur la «diversité», on trouve toujours des volontaires. Mais généralement d’un niveau scolaire et intellectuel assez bas – et parfois si «chétifs», note l’officier, qu’on a dû abaisser les seuils d’admission et le niveau des épreuves sportives –, ces personnels voient dans l’armée un substitut au chômage et se fonctionnarisent donc assez vite : le phénomène est accéléré par la féminisation des effectifs, d’où d’ailleurs de multiples dysfonctionnement telles des obligations de mutations conjointes quand une militaire épouse un militaire, des perturbations dans l’organisation de combat quand une gradée se découvre enceinte à la veille d’une opération extérieure (OPEX), des mesures spéciales prises pour la sécurité et le bien-être des femmes pendant ces OPEX se déroulant sur des théâtres peu favorables aux femmes comme le Mali et la Centrafrique, etc.

Et comme si cela ne suffisait pas, d’autres dysfonctionnements découlent de la présence au sein de nos forces de «10 à 20%» (Martel souligne le flou des statistiques disponibles) de musulman(e)s, «population visant traditionnellement les “niches” fonctionnaires qui assurent une plus grande sécurité de l’emploi et des perspectives de carrière qui, disons-le tout net, sont aujourd’hui clairement démagogiques car s’appuyant sur le concept plus ou moins avoué de discrimination positive». Cette discrimination n’est pas sans conséquences, ajoute Magnus Martel : «En 2009, quelques jeunes soldats musulmans ont défrayé la chronique en refusant d’aller combattre leurs frères en Afghanistan. Aujourd’hui, une nouvelles source d’inquiétude se déclare pour la DCRI : nombre de soldats musulmans désertent pour aller se battre en Syrie au sein des groupes radicaux

Mais comment le leur reprocher puisque l’exemple vient de très haut ? «Certains voulaient engager nos armées en Syrie à l’été 2012» et n’hésitèrent pas à «démunir nos forces de précieux matériels optroniques – les fameux équipements non létaux de M. Fabius – pour les livrer aux rebelles syriens», accuse l’officier.

L’armée de métier, panacée ou poison ?

La professionnalisation des armées avait été présentée comme devant «rapporter plus (en économies) pour gagner plus (en efficacité)». Pour Magnus Martel, qui regrette «cette gabegie sans précédent, cette forfaiture incommensurable, cette haute trahison», c’est le contraire qui s’est produit. La professionnalisation coûte beaucoup plus cher en soldes, charges sociales, retraites et embauche de civils pour remplir les tâches naguère assumées par les appelés. En revanche, certains de ces derniers pouvaient se révéler d’excellents éléments, aptes à constituer un encadrement sérieux et, si on l’avait voulu, une efficace force de réserve. Mais la réforme de Chirac visait un tout autre objectif : la vocation de nos unités étant désormais de servir de supplétifs, aux Etats-Unis notamment, sur des théâtres d’opération (BosnieAfghanistanYougoslavieLibye…) où nos intérêts ne sont pas en jeu, il n’était pas question d’y engager des appelés dont la mort eût paru, à juste titre, inacceptable.

Ayant connu les deux types d’armée, notre auteur milite pour «un retour à un système d’armée mixte associant professionnels et conscrits dans un souci d’efficacité autant que de complémentarité» afin de «répondre à la fois aux besoins mais aussi et surtout aux contraintes et aux impératifs du moment». Mais cela exige évidemment la «mise en place d’une véritable stratégie pour la France dans le monde» et donc une nouvelle politique étrangère fondée sur une réelle souveraineté recouvrée, à l’opposé du suivisme observé depuis les années 1990 de l’autre siècle par les gouvernements successifs.

Féru d’histoire, Magnus Martel se réfère fréquemment à Dominique Venner, à Aymeric Chauprade et au regretté Me Georges-Paul Wagner. Il est de plus mauvais inspirateurs.

Magnus Martel :Plaidoyer pour l’armée française/ Enrayer le déclin, Ed. Dualpha 2013, 284 pages avec glossaire et copieux appareil de notes et de références.

Le MRAP propose de bander les yeux des policiers pour lutter contre le contrôle au faciès

Police Trappes (78) CRS

Le mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples se mobilise ces prochains jours autour du thème du délit de faciès. S’appuyant sur une étude récente du CRNS, le MRAP dénonce les contrôles policiers arbitraires dont seraient victimes certaines parties de la population. Parmi les solutions avancées par l’association, l’idée de bander les yeux des policiers semble faire l’unanimité.

Joseph Isard, porte-parole du MRAP propose donc d’ajouter un bandeau à l’équipement des agents de police afin de laisser les mêmes chances à chaque citoyen devant le contrôle d’identité. L’homme affirme que de nouvelles procédures basées sur une déclinaison du jeu « colin-maillard », et offrant au policier la possibilité de choisir le suspect à identifier au toucher permettrait de « rendre l’opération plus équitable et ludique ».

Liberté – Égalité – Vos papiers s’il vous plaît

Le MRAP n’en est pas à son premier coup d’essai puisque cette nouvelle initiative fait suite à de nombreuses campagnes pointant du doigt les pratiques discriminantes. « Vous risquez 11 fois plus de vous faire contrôler si vous êtes jeune et noir, 8 fois plus si vous êtes arabe, voire 25 fois plus si vous avez quelque chose à vous reprocher » explique le porte-parole de l’association. La situation serait aujourd’hui encore plus préoccupante puisqu’une personne âgée, blanche et n’ayant rien à se reprocher aurait selon lui 99% de chance de passer au travers d’un contrôle d’identité« Les contrôles à l’aveugle remettront tout le monde sur un pied d’égalité » ajoute-t-il.

Le syndicat « Alliance Police Nationale » a réagi à la proposition du MRAP dans un communiqué officiel. Son secrétaire Jean Claude Delage affirme que l’initiative divise au sein même du syndicat, et qu’un compromis pourrait être trouvé, ouvrant la voie vers l’arrivée prochaine d’un bandeau muni de deux trous pour les yeux dans l’inventaire des policiers.

Le 28/05/2014

Le footballeur a une solution pour l'UMPS...

Sagna

Un problème a victoire électorale du FN aux élections européennes ?

"En tant que Français, oui parce que c’est un petit peu gênant de voir le racisme en France. (…) On est tous Français, quelle que soit la couleur. On va tous dans le même sens et on défend tous le même drapeau. Cette équipe de France symbolise bien la communion qu’il peut y avoir entre nous. il y a eu énormément d’abstention donc ça ne reflète pas la réalité (...) En donnant une belle image, en Coupe du monde ou même dans la vie de tous les jours, on va éviter ce genre de problème."

Bacary Sagna, défenseur de l’équipe de France de football le 30/05/2014 sur France Info

La guerre de bandes à Epinay-sur-Seine gagne les collèges

Epinay-sur-Seine Collège Evariste Gallois

Mais que se passe-t-il dans les collèges d'Epinay-sur-Seine ? En à peine deux semaines, un mouvement de grève contre la violence a touché deux collèges de cette commune de Seine-Saint-Denis. Batailles rangées devant les établissements ou dans les parcs, élèves et profs agressés, armes brandies dans la cour, le niveau de violence semble avoir grimpé en même temps que le regain de confrontations physiques entre deux bandes de la ville sur fond de « battle » de rap sur Youtube.

Mardi 27 mai, les enseignants du collège Evariste-Galois se sont mis en grève. Une semaine auparavant, jeudi 22 mai, un professeur était étranglé et mis à terre en plein cours par un élève à qui il tentait de confisquer le portable. Un professeur blessé et hospitalisé, c'était l'incident de trop. Le mouvement très suivi — 27 professeurs en grève sur 31 — a démontré l'exaspération de l'équipe éducative face aux agressions répétées et leur sentiment d'abandon. Les parents leur ont emboîté le pas en bloquant le collège toute la journée.

« Cela peut mal se terminer avant la fin de l'année »

Lundi 12 mai, le collège Robespierre était touché par le même type de violence. Cette fois, c'est l'attaque d'un collégien par des jeunes venus de l'extérieur qui a déclenché la mobilisation. En grève, les enseignants, accompagnés de parents, ont organisé une marche jusqu'au commissariat et la mairie pour demander à être entendus. Dans les deux établissements, c'est le même constat d'impuissance : « La violence a atteint un niveau où il n'est plus possible de travailler ou d'étudier sereinement », dénonce Alexandre Frylender, professeur d'histoire-géographie à Evariste-Galois« Le climat est tel qu'on pense que cela peut mal se terminer avant la fin de l'année », renchérit Samuel Bozonnet, délégué SNES à Robespierre.

Depuis le début de l'année, la vie de cette banlieue populaire est rythmée par les rixes entre deux bandes de quartiers. Celle du quartier du centre-ville Super M — ou RDP, pour Rue de Paris — contre celle du secteur d'Orgemont — ou RDM, pour Rue de Marseille. Voilà des années que les jeunes habitant ces quartiers se défient et s'affrontent, sans raison, mûs par une haine recuite et transmise sans que plus personne ne comprenne l'origine. Une version urbaine de La Guerre des boutons,comme en connaissent certaines banlieues, mais qui pourrit le quotidien. Depuis deux mois, elle a repris en intensité, n'épargnant plus les collèges.
Va-et-vient d'attaques et de représailles

Le 21 mai, une bagarre générale s'est déroulée dans le parc de la Chevrette après que les deux côtés se sont « chauffés » sur Facebook. Le lendemain, un match de football entre lycéens était interrompu par une attaque à coups de battes de baseball. A chaque épisode, un va-et-vient d'attaques et de représailles dans lesquelles, désormais, les adolescents des deux cités sont censés prendre position. Plusieurs jeunes ont été interpellés, certains ayant déjà eu affaire avec la police. Mais rien ne semble enrayer la tension.

Dans les deux établissements, les parents d'élèves redoutent désormais pour la sécurité des enfants qui, disent-ils, viennent en cours tête baissée et n'osent sortir dans la cour. Des tags et injures sont régulièrement lisibles sur les murs, les professeurs trop souvent injuriés« Il y a des points de planque dans différents endroits et les surveillants ne sont pas assez nombreux », dénonce Muriel Rumeiras, déléguée des parents d'élèves FCPE. Tous réclament des moyens supplémentaires comme une deuxième conseillère principal d'éducation à Evariste-Galois, une dotation horaire plus élevée et des équipes d'enseignants stabilisés.

« Ce n'est pas Beyrouth »

Mais les moyens ne sont pas seuls en cause. Dans les deux collèges, les directions semblent dépassées ou pas à la hauteur, à entendre les témoignages des parents comme des professeurs. « L'établissement ne fonctionne pas. On se fait bousculer, les élèves agresser et la principale est dans le déni », dénonce une enseignante d'Evariste-Galois. « La direction est dépassée, sans projet ni idées pour enrayer le problème », renchérit M. Bozonnet au sujet de Robespierre.

Les deux directions de collège n'ont pas souhaité répondre à nos questions. Seule l'inspection académique a réagi, minimisant toutefois les tensions : « On est sur une situation d'insécurité aux abords des établissements, pas à l'intérieur. Mais ce n'est pas Beyrouth ni la guerre », assure ainsi le cabinet de l'inspecteur, Jean-Louis Brison.

Les autorités — mairie et commissariat — ne paraissent pas plus prendre la mesure du danger et du désarroi« On ne voit rien venir de la mairie », assure Mme Rumeiras« La police municipale renvoie à la police nationale et rien ne se passe », continue William Bazot, parent d'élève au collège Robespierre. Le maire UDIHervé Chevreau, assure que la police municipale a été mobilisée pour faire de l’îlotage et qu'il a demandé des renforts. Une demi-compagnie de CRS est arrivée depuis mardi pour assurer des patrouilles.

Une réunion a été organisée au collège Robespierre avec le commissariat et le substitut du procureur. Mais le maire disait ne pas avoir été averti du mouvement à Evariste-Galois... L'équipe enseignante a au moins obtenu un rendez-vous avec l'inspection académique« Il faut que les parents se bougent et se fassent encore entendre. Pour obtenir des moyens mais aussi pour que la mairie, qui n'a aucune politique en direction de la jeunesse, s'implique enfin et fasse des propositions », prévient Mathieu Glaymann, animateur du collectif des parents d'élèves du 93.

Par Sylvia Zappi le 28/05/2014