mardi 31 mars 2015

Liquidation de MoryGlobal : l’UMPS en accusation

Philippot FN 1
 
Communiqué de Florian Philippot, Vice-Président du Front National du 31/03/2015
 
La liquidation de MoryGlobal prononcée ce jour par la Justice envoie sur le carreau les 2150 salariés du groupe survivants de la précédente faillite, celle de Mory Ducros l’année dernière, et qui avait déjà entraîné la suppression brutale de 2800 postes sur 5000.
 
Cette liquidation judiciaire marque la faillite de tout un système politique et économique qui depuis des années expose les acteurs français du monde du transport à la concurrence déloyale et féroce de groupes étrangers, usant massivement des travailleurs détachés et profitant à plein de l’ouverture totale des frontières.
 
Dans ce système, celui qui n’utilise pas des routiers en provenance d’Europe de l’Est est ainsi condamné à mourir.
 
En outre, l’Etat s’est révélé incapable de contrôler et de garantir l’utilisation des fonds qu’il a lui même prêtés à MoryGlobal dans le cadre du premier plan de reprise.
 
Les investissements nécessaires à la prolongation des activités de l’entreprise n’ont pas été réalisés correctement.
 
C’est donc une triple faillite à laquelle on assiste aujourd’hui : celle de l’UMPS qui a mis en place sous l’égide de l’Union européenne les conditions d’une concurrence déloyale insupportable ; celle du gouvernement Valls, acteur passif d’un plan de redressement dans lequel il a pourtant engagé l’argent des Français ; et celle d’un actionnaire majoritaire peu scrupuleux, profitant gravement de la faiblesse de l’Etat.
 
Le Front National, comme il l’a toujours fait depuis deux ans, se tient résolument aux côtés de tous les salariés du groupe dans cette épreuve. Il appelle plus que jamais à un changement radical de politique économique, afin que la liquidation de MoryGlobal ne soit pas le première d’une nouvelle série noire dans le transport français. Il réitère enfin sa demande d’abrogation immédiate de la directive européenne de détachement des travailleurs.
 

Elle est vraiment étonnante cette démocratie...

PCF FdG logo
A la veille du second tour des élections départementales dans le Jura sur le canton de Dole 2 où le Front National était en duel avec une liste d'union de la gauche menée conjointement par le maire communiste de Damparis et conseiller général sortant et par une ancienne adjointe au maire socialiste de Dole, le député-maire UMP de Dole Jean-Marie Sermier a, après avoir tenté une magouille électoraliste avec la fédération PS du Jura, appelé personnellement à voter pour le duo Giniès-Barthoulot...
 
Le député UMP aura donc préféré voter et à soutenir publiquement un élu communiste !
 
A l'évidence,il aura été entendu  (surtout dans la ville phare du canton avec 630 voix d'écart) puisque la liste de gauche a été élue ce dimanche avec exactement 1000 voix d'avance sur celle menée par Florent Loppé et Nathalie Desseigne représentants le FN-RBM.(60,07 %, 2 983 voix contre 39,93% et 1 983 suffrages).
 
C'est un apperçu local d'une situation quelque peu étonnante si on regarde les résultats des élections départementales pour le parti de monsieur Giniès qui au niveau national lorsqu'il s'est présenté seul face aux électeurs (ce qui est le cas du FN...) n'attire que 1,32% des suffrages et 269 205 voix et lorsqu'il est allié avec les divers groupuscules qui forment le Front de gauche 6,4% et 1 231 588 suffrages.
 
Le Front National, en même temps ce 22 mars 2015 obtient 25,24 % et 5 142 177 de voix.
 
Résultat des courses : au soir du 29 mars, le PCF a 167 conseillers départementaux et le FN 64...
 
Stéphane Grappin
 
Responsable de la communication du FN39

Atteint par le syndrome Valls, Pierre Gattaz panique face à l’essor de Marine Le Pen chez les chefs d’entreprise

Gattaz Pierre

Tribune d’Audace jeunes actifs patriotes suite aux propos de Pierre Gattaz du 24/03/2015

A l’occasion d’un passage radio en date du 24 mars 2015, Pierre Gattaz le patron du MEDEF, a violemment attaqué le programme de Marine le Pen, le qualifiant “d’absurde” sans pour autant avancer le moindre argument de poids pour justifier de tels propos.
 
Sans doute touché lui aussi par le syndrome Valls, Monsieur Gattaz préfère verser dans l’attaque électoraliste contre un mouvement politique, qui rassemble de plus en plus de chefs d’entreprises, de commerçants et d’artisans, plutôt que de se préoccuper des problèmes auxquels ces derniers sont gravement confrontés. Sans doute mal renseigné par ses conseillers, il n’a peut-être pas noté que Marine le Pen défendait, outre une sortie coordonnée de l’euro monnaie unique, la mise en œuvre d’une fiscalité progressive sur les bénéfices qui allégerait l’Impôt sur les sociétés pour les TPE/PME.
 
Par ailleurs, le patron du MEDEF a semblé très discret durant la crise du RSI qui a vu se mobiliser de nombreux petits patrons contre les dérives de ce régime aux abois. Peut-être parce que son organisation a milité pour la suppression pure et simple de la C3S (contribution sociale de solidarité sur les sociétés) qui permet, notamment, de financer 30% de la protection sociale des indépendants par une contribution des grandes entreprises sur leur chiffre d’affaires. Désir exaucé par l’actuelle majorité socialiste lors du vote de la loi rectificative de la sécurité sociale en Juin dernier.
 
De même, alors que la colère monte chez les entreprises de travaux publics contre les effets désastreux de la directive des travailleurs détachés et suscite les réactions légitimes, notamment de la CAPEB (confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment), Monsieur Gattaz n’a pas haussé le ton contre cette grave dérive qui instaure en France les conditions d’un dumping social légal contre les travailleurs français.
 
Concernant les difficultés de financement auxquelles sont confrontées les PME/TPE, la encore, son silence est assourdissant. Pourtant il y a une semaine, le médiateur du crédit tirait la sonnette d’alarme, dénonçant l’attitude des grandes banques françaises qui ne remplissent absolument pas leur mission de financement et de soutien à l’économie réelle. Dans son rapport annuel il dénonce une situation qui voit de nombreuses petites entreprises pratiquer désormais l’autocensure, n’osant même plus pousser la porte de leur banque pour demander un crédit. Aujourd’hui un simple problème de trésorerie peut pousser des petites structures à la faillite, les banques limitant drastiquement les autorisations de découvert.
 
Par ailleurs, Monsieur Gattaz, qui se plaint d’un manque d’investissement des entreprises françaises, ne trouve rien à redire aux 56 milliards versés par les groupes du CAC 40 en 2014 à leurs actionnaires via des dividendes et autres rachats d’actions. Chiffre record, en augmentation de 30% par rapport à l’année 2013. C’est autant d’argent perdu pour la modernisation de l’appareil productif, la formation des cadres de demain et le financement de la recherche et de l’innovation.
 
Enfin, nous attirons plus particulièrement son attention sur l’aide qui doit être donnée aux jeunes actifs pour la création, le financement et le développement de leur entreprise. C’est chez eux que réside l’avenir de l’entreprise et de la création de richesses en France. Audace Jeunes actifs patriotes se fera donc un plaisir de lui formuler des propositions concrètes et innovantes pour soutenir les jeunes entrepreneurs qui participent à la bataille de l’emploi en France.
 

« La France est une république, mais elle est d’abord la France ! »

Ménard BFM6TV
 
 
Entretien avec Robert Ménard, maire de Béziers (Hérault) du 31/03/2015
 
Les candidats que vous souteniez dans les trois cantons à Béziers ont largement gagné hier. Quel enseignement tirer de cette victoire ?
 
D’abord, une confirmation de ce que nous ressentions sans pouvoir le mesurer : notre action municipale suscite une large adhésion. Partout, nous progressons par rapport à l’élection municipale alors que nous avions contre nous tous les partis, la communauté d’agglomération, certaines forces économiques. Leur discours commun se réduisait à peu de chose : si vous votez pour les candidats soutenus par Ménard et le FN, vous isolerez votre canton. Aujourd’hui, ce sont eux qui sont isolés.
 
Le pire des isolements : ils sont coupés du peuple !
 
Ensuite, un constat qui découle de ce qui précède : l’alliance de cette crédibilité municipale et d’un vote national, principalement incarné par le FN, est réellement la formule magique pour espérer l’emporter partout et à toutes les élections.
 
Vous aviez pourtant subi, toute la semaine dernière, les leçons de la part des « républicains », y compris le Premier ministre : ça ne marche plus auprès des Biterrois ? 
 
Ça n’a jamais beaucoup marché… Cependant, ces leçons de républicanisme sont dangereuses. Elles font courir un grand danger à la République. À force de prétendre, par exemple, qu’être contre l’immigration, c’est être antirépublicain, la gauche va finir par détourner de la République des millions de personnes.
 
Il ne faut pas accepter ce rapt de la République. Etre républicain n’est pas une religion révélée dont le prophète serait Jean Jaurès ou Manuel Valls. La France est une république, mais elle est d’abord la France. Il ne faut pas faire de la République une morale. Ce serait une faute.
 
Au niveau national, le FN n’a finalement réussi à gagner aucun département : c’est une déception ? 
 
Oui, dans la mesure où une victoire aurait permis de briser une nouvelle digue, de dédramatiser la vie politique de ce pays, et donc de gagner du temps. Cependant, cette élection a une vertu : montrer le caractère obsolète de notre mode électoral.
 
Quand un parti est le plus important d’un département, approche les 40 % mais que ce département est finalement géré par un autre parti qui représente moins de voix, est-ce vraiment… républicain ?
 
Le modèle biterrois est-il exportable ailleurs en France ou à un autre niveau 
 
Je n’aurai pas l’outrecuidance d’imaginer qu’il existe un modèle ou une méthode dont nous détiendrions, seuls, le brevet. Il y a quelques règles, simples, à respecter : s’engager à fond, être sincère, dire la vérité aux citoyens, même quand il est plus simple de la taire. Nous aimons nos villes, mais nous ne sommes pas coupés du reste du pays. À quoi bon changer sa ville si la France s’écroule ?
 
L’enracinement local est l’indispensable maillage territorial qui peut donner la victoire totale au camp patriote.

Liquidation du transporteur MoryGlobal : 2.150 licenciements en France

Mory transports
 
Il s'agit d'ores et déjà de l'un des plus gros plan social de ces dernières années. Le tribunal de commerce de Bobigny en Seine-Saint-Denis "a prononcé la liquidation de MoryGlobal", qui emploie 2.150 salariés en France, "avec poursuite d'activité jusqu'au 30 avril 2015", a-t-il annoncé mardi. 
 
L'administrateur judiciaire a été chargé de "mener à bien les consultations avec les organisations syndicales" et de "procéder aux licenciements des salariés" de l'entreprise, fondée en 2014 sur les cendres de Mory Ducros, ancien numéro deux français de la messagerie, a précisé le tribunal.
 
Le 31/03/2015
 

Charte d'engagement politique pour le département

 
 
Communiqué du Front National du 31/03/2015

Le Bureau politique du Front National a adopté une « charte d’engagement politique pour le département », qui est adressée aux élus souhaitant servir l’intérêt général dans les départements où, à l’issue du 2nd tour des élections départementales, il n’y a pas de majorité départementale absolue.

Charte département mars 2015


28% des voix, 0 élu départemental: le Front national victime d’un scandale démocratique ?

FN Franche-comté 22032015
 
Le Front National n’aura aucun représentant dans les quatre assemblées départementales de la région. Et pourtant… dans les urnes, le FN a cartonné.
 
Au 1er tour, le parti de Marine Le Pen a qualifié ses candidats dans 49 cantons sur les 62 en Franche-Comté. 9 binômes étaient même en tête. Si le FN n’a aucun élu en Franche-Comté, ce n’est pas parce que ses électeurs du premier tour l’ont boudé au second.
 
Au contraire, le FN a gagné plus de 5000 voix dans les cantons où il était présent aux deux tours. Mais les autres partis ont davantage progressé que lui.

lundi 30 mars 2015

Port du Pirée : pour rester dans l’euro, Syriza se couche devant l’Union Européenne

FN flamme
Communiqué de presse du Front National du 30/03/2015
 
La Grèce est un pays d’îles et de marins. Il n’est donc pas étonnant que le port du Pirée soit l’un des plus grands ports à conteneur de la Méditerranée.
 
Alexis Tsipras avait promis de ne pas vendre le port du Pirée, symbole de l’excellence grecque dans la marine marchande.
 
Mais c’était sans compter la pression insoutenable mise par l’Union Européenne sur le gouvernement grec : le message est clair et simple, il n’y aura pas de prêts supplémentaires à la Grèce tant que le gouvernement n’aura pas accepté de continuer le plan d’austérité dramatique engagé en 2010. Du coup, le vice-premier ministre, Yannis Dragasakis a cédé et a annoncé à l’agence Chine Nouvelle que  l’Etat grec cédera sa participation majoritaire dans le Port du Pirée dans les semaines à venir.
 
Il n’y a qu’un moyen de se sortir d’une telle pression et de ne pas renier les électeurs grecs : sortir de l’euro et arrêter ainsi la politique d’hyper austérité imposée par les Institutions Européennes à la Grèce!
 
En effet, si la Grèce restructurait sa monstrueuse dette publique de 180% du PIB tout en sortant de leuro, elle retrouverait sa compétitivité et relancerait rapidement son économie. Elle n’aurait aucunement besoin de financements de l’Union Européenne; son budget étant en excédent primaire, elle pourrait même sans trop de problèmes rembourser une dette publique ramenée à une dimension raisonnable.
 
Mais, Alexis Tsipras semble trouver qu’il est plus important de rester dans l’euro que de servir son pays. La Grèce risque fort de continuer à s’enfoncer dans les problèmes humanitaires et la vente de ses biens à l’étranger. Cela est profondément triste pour les Grecs et nous regrettons le manque de courage dont fait preuve aujourd’hui Alexis Tsipras.
 

De la préoccupation des socialistes jurassiens


La fédération du PS du Jura sous la plume de son secrétaire départemental Eddy Lacroix a pondu un communiqué dans lequel il fustige son jumeau de l'UMP qui a laissé au successeur de Nicolas Sarkozy une "bonne" dette et marquée son inquiétude face au vote "préoccupant" d'extrême-droite...( pas péjoratifs pour un sou les bonnes âmes socialistes !)
 
Préoccupant pour les socialistes ...forcément. Pas pour les milliers de jurassiens qui, partout où ils le pouvaient, ont apporté des scores importants aux 24 frontistes en lice pour ce second tour. Ainsi en est-il de Nathalie Desseigne et de Florent Loppé sur le canton de Dole 2 qui obtiennent 39,93% des voix, du binôme Catherine Matéo et Thibaut Monnier qui font 32,93% sur celui de Tavaux ou encore de Roland Watrin et de Hélène Haas qui eux ont attirés 38,93 % des électeurs du canton de Saint-Lupicin.
 
Sur l'ensemble des autres cantons où des candidats frontistes étaient présents les scores se placent entre 18,08 % (Arbois) et 32,83% (Moirans-en-Montagne).
 
Pour expliquer le pourquoi de sa préoccupation d'un choix du peuple fondamentalement opposé aux politiques promues autant par leur parti que par leurs frères de "droite", le PS jurassien nous explique que "ses candidats (les candidats FN) n'avaient souvent rien à proposer qui puisse s'inscrire dans la prise en compte de l'intérêt général"...
 
Parce qu'ils proposaient quelques chose les socialistes ?
 
Toujours la même litanie, le même discours méprisant, le même regard qui se veut moralisateur de la part d'un parti qui se moque bien des problèmes quotidiens des Français qui vont de la difficulté sociale aux problèmes multiples (nous pensons là en particulier à l'agriculture et à l'agroalimentaire) liés à la soumission de notre pays à l'Union européenne et à sa commission en passant par le sentiment assuré de l'insécurité.
 
Depuis 2012 on a eu des preuves du savoir-faire de François Hollande, Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls : ils ont pratiqué exactement la même politique qu'avait mise en place les gouvernements Fillon depuis 2007...
 
Hier, dans le Jura et partout en France, les électeurs l'ont indiqué avec force et détermination.
 
Nous donnons donc rendez-vous aux "inquiets et préoccupés" au mois de décembre de cette année à l'occasion des élections régionales qui malgré un nouveau tripatouillage électoral fait pour tenter de baisser la montée de notre mouvement sera plus favorable au FN puisqu'elles se joueront selon le scrutin proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, mode de scrutin beaucoup plus honnête à nos yeux puisque représentatif de la vision politique réelle.
 
Stéphane Grappin
Responsable de la communication du FN39
 
 
 
 
 

Elections départementales 2015 : les mairies FN/RBM plébiscitées par les électeurs !

 
Communiqué de presse de Steeve Briois, Maire d’Hénin Beaumont, député européen et vice-président aux exécutifs locaux et à l’encadrement du 30/03/2015
 
Le scrutin de deuxième tour des élections départementales permet de tirer deux enseignements majeurs pour le Front National et le Rassemblement Bleu Marine.
 
Tout d’abord, les candidats du FN/RBM progressent partout en voix au deuxième tour du scrutin, ce qui démontre que le vote FN/RBM constitue un véritable vote d’adhésion pour les français. De plus, malgré un mode de scrutin uninominal à deux tours traditionnellement très défavorable, le Front National a fait élire 62 conseillers départementaux alors qu’il ne présentait qu’un conseiller général sortant. Cette très forte progression en voix et en nombre de conseillers départementaux constitue en soi une victoire sans précédent.
 
Mais au-delà de cette progression spectaculaire, il convient d’analyser de près les résultats de nos candidats dans les villes gérées par des maires FN/RBM. Et le constat est sans appel : c’est un véritable plébiscite pour leur gestion municipale. A Hénin Beaumont, alors que nous réalisions au 1er tour le score de 50.25% des voix aux élections municipales de 2014, nos candidats ont réuni respectivement près de 61.78% et 65.21% des suffrages au deuxième tour de ces élections départementales, soit une progression spectaculaire de 11.5 et de 15 points. A Fréjus, alors que l’actuel Maire David Rachline réunissait 45.55% des suffrages aux élections municipales de 2014, les candidats FN sur le canton de Fréjus ont réalisé au 1er tour, le score exceptionnel de 51.17% ! Oui, dans toutes les Mairies FN, nos candidats ont progressé en suffrages et dépassé largement les 50% dans 9 d’entre elles, ce qui permet de confirmer que les administrés de ces communes sont tout à fait satisfaits de la gestion de bon sens de leur Maire.
 
En outre, cette dynamique électorale sans précédent permet de confirmer que l’implantation locale précède les victoires aux élections intermédiaires notamment départementales et régionales. Il convient de donc de poursuivre ce maillage territorial afin de faire du Front National Rassemblement bleu marine, le mouvement de la proximité au service de nos compatriotes.
 
 
 

Pourquoi Marine Le Pen n'aura aucun mal à obtenir ses 500 parrainages pour 2017

integration mécanique
 
Chaque fois, c'est pareil : à l'approche des présidentielles, le FN assure qu'il risque de ne pas obtenir les 500 parrainages nécessaires pour présenter son candidat à l'élection. Un rituel qui permet au parti d'extrême droite de dénoncer un système politique qui jouerait, selon lui, en sa défaveur. Mais ce ne devrait pas être le cas en 2017, grâce à la vague de nouveaux frontistes qui accéderont à un poste d'élu local après les élections départementales du dimanche 29 mars. Contacté par francetv infoNicolas Bay, secrétaire général du Front National, se dit "tout à fait certain" que le FN sera "à l'abri de ce genre de problèmes en 2017."
 
Un maillage d'élus de plus en plus conséquent
 
Si on parle souvent des "parrainages des maires", ils représentent, en réalité, 77% des "personnes habilitées à présenter un candidat" à la présidentielle, listées par le Conseil constitutionnel, parmi lesquelles on trouve aussi de nombreux autres élus locaux, dont les conseillers départementaux. Dimanche, le FN a remporté 31 cantons : ce sont donc 62 signatures qui sont ainsi presque garanties au parti, qui n'avait jusqu'ici qu'un seul conseiller général.
 
Si on y ajoute les 14 maires, deux députés, et 24 députés européens FN ou apparentés, on arrive à une centaine d'élus qui seront encore en place en 2017. Nicolas Bay évoque aussi une autre source de signatures : des maires de petites communes qui ont rejoint le parti depuis les municipales. Ils seraient "des dizaines", dans "presque tous les départements", certains ayant porté les couleurs du FN lors des départementales.
 
Les régionales, scrutin clé pour les 500 signatures
 
Mais le scrutin qui devrait permettre à Marine Le Pen d'assurer sa candidature à la présidentielle de 2017 est l'élection régionale, prévue en décembre. Ce scrutin proportionnel est structurellement plus favorable à l'extrême droite. Le FN compte déjà 118 conseillers régionaux élus en 2010, malgré un score national qui s'élevait alors à 11,4% au premier tour. Nicolas Bay table sur "des centaines d'élus" en décembre : autour de 300 si le FN échouait à gagner des régions, "beaucoup plus" dans le cas contraire. Marine Le Pen vise ainsi la victoire dans quatre régions, comme elle le détaillait dimanche, dans le Monde Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte-Azur, Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine et Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Quatre territoires qui représentent aujourd'hui, à eux seuls, 604 conseillers régionaux.
 
Si le score du FN est à la hauteur de ces ambitions, il pourrait obtenir ses 500 parrainages en ne comptant que sur des élus du parti. De quoi rendre caduque la revendication de Marine Le Pen en 2012, qui souhaitait alors que les parrains puissent rester anonymes, même si Nicolas Bay assure que son parti va continuer à œuvrer dans ce sens.
 
Seul hic dans ce calcul : les 500 parrainages doivent provenir d'au moins 30 départements différents, avec un plafond de 50 par département. Or, les nouveaux élus du FN se répartissent dans 14 départements, essentiellement dans le Nord-Pas-de-Calais, le Vaucluse et la région Paca. "Ce n'est pas du tout un problème", estime Nicolas Bay, qui assure que, d'ici à 2017, le FN aura des élus dans "toutes les régions".
 
Par Louis Boy le 30/03/2015
 
 
Note BYR : Il faudrait peut-être que les journalistes se renseignent et utilisent les mêmes termes qu'emploient le ministère de l'Intérieur pour désigner les partis politiques : le Front National se nomme Front National (FN) et non pas "extrême-droite" !!!