mardi 30 juin 2015

Une page se tourne

Clown triste
 
C’est une figure de la droite gaulliste, successivement membre de l’UNR, secrétaire général adjoint de l’UDR, membre fondateur  du RPR,  élu sénateur apparenté UMP en 2004 ,   qui s’est éteinte hier à l’âge de 88 ans, en la personne de  Charles Pasqua.  Ex « premier flic » de France,  très  apprécié de ces derniers lors de ses deux  passages place Beauvau, ce fut aussi   l’homme des affaires et des basses œuvres  qui a  navigué dans « les zones grises » de la République pour reprendre l’expression utilisée hier par  Philippe de Villiers. Ils avaient créé ensemble,  avant de se séparer très rapidement,  le  Rassemblement pour la France (RPF)  pour  mener  la campagne contre le quinquennat et pour défendre  des idées souverainistes lors des  élections européennes de 1999. Libération s’en faisait l’écho dans sa « nécro », «  en matière de démonstration de force, le grand fait d’arme de Charles Pasqua reste sa contribution à l’organisation de la mythique contre-manifestation du 30 mai 1968. Il s’agissait ce jour-là de faire défiler la majorité silencieuse exaspérée par la chienlit déversée par les contestataires gauchistes. Grâce au SAC et à son vice-président Pasqua, le rassemblement du 30 mai sera largement ouvert à la droite extrême, y compris aux anciens militants de l’Algérie française. Ce sera l’ébauche d’une réconciliation de toute la droite, voulue par Georges Pompidou, mais combattue par Jacques Chaban-Delmas ».
 
« Il n’est pas illogique, dans ces conditions que le même Pasqua devienne, vingt ans plus tard, le plus chaud partisan d’une alliance». Le FN se réclame des mêmes préoccupations, des mêmes valeurs que la majorité déclarera le ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac entre les deux tours de l’élection présidentielle de 1988, alors que Jean-Marie Le Pen venait de recueillir 14,4 % de voix au premier tour. A la même époque, Pasqua se disait aussi favorable au rétablissement de la peine de mort ».
 
Pour autant Libération caricature ici la réalité.  Au-delà des (bons) mots et des clins d’œil démagogiques à l’électorat de la droite de conviction,   Charles Pasqua, dont le patriotisme n’est pas contestable,  fut aussi emblématique de l’incapacité des différents  avatars du parti gaulliste, devenu au fil du temps une véritable auberge espagnole idéologique,  à accepter un vaste rassemblement national.
 
La logique d’appareil  est restée plus forte que l’intérêt de la France constate Bruno Gollnisch,   qui commandait déjà il y trente ans au RPR  de tendre la main à toutes les familles patriotiques.  Pour ne rien  dire des vieilles rancœurs et des pesanteurs intellectuelles, s’incarnant notamment chez  M.  Pasqua par son imprégnation d’une mythologie résistantialiste  faussant  parfois son jugement. En octobre  dernier il s’en était pris ainsi violemment   à Eric Zemmour coupable à ses yeux de jugements trop favorables  au Maréchal Pétain dans son livre « Le Suicide français »
 
Certes l’ancien complice de Jacques Chirac  n’était pas un historien hors pair  mais avait  bien compris  la capacité du FN à faire imploser à terme   ce qui reste du parti gaulliste, à attirer à lui  sa frange authentiquement gaullo-souverainiste. Et ce, d’autant plus aujourd’hui alors que les thématiques portées historiquement par l’opposition nationale sont  au cœur des préoccupations  des Français, du « peuple de droite » et du débat politique.
 
Ainsi, invité en mars dernier  du Club de la presse dEurope 1, Charles Pasqua s’était inquiété de ce qu’ «on laisse galoper le Front National et on laisse penser au Front National qu’il y a une seule solution pour résoudre les problèmes, ce sont ceux qu’ils proposent (…). Je n’ai pas déclaré qu’il y avait des valeurs communes entre le Front National et nous. J’ai dit qu’il y avait, entre le Front National et nous, dans un certain nombre de domaines, des positions qui étaient proches. Mais il y avait aussi des handicaps assez importants ». « Il ne doit pas y avoir d’accord, quel qu’il soit, entre le Front National et nous-mêmes. Dans le cas contraire, c’est une condamnation à mort par nous-mêmes de notre propre mouvement ».
 
Une condamnation à mort qui menace peut être encore plus un PS embourbé dans ses échecs, ses trahisons, ses reniements. Selon le  baromètre Odoxa-L’Express/Presse régionale/France Inter publié  aujourd’hui, trois Français sur quatre (76%) considèrent que François Hollande  « n’est pas un bon président » et Manuel Valls poursuit sa dégringolade. 62% des sondés estiment qu’il n’est pas « un bon Premier ministre»  (+4 par rapport à mai),  et 36% seulement  (- 5)  sont d’un avis contraire.
 
Dans cette  même enquête, 52 % des Français estiment que Marine Le Pen serait tout à fait légitime à se présenter en 2017 même si elle remportait la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie –la présidente du FN  fait aujourd’hui l’annonce officielle de sa candidature.
 
Un Front National  contre lequel la gauche ne parvient plus à mobiliser et qui  en est réduite à manier l’outrance, l’arme des faibles. Ainsi en est-il de  Christiane Taubira qui,  invitée jeudi soir de BFM TV, a fait éclater sa fureur à l’annonce de l’annulation de la condamnation   du FN et de Anne-Sophie Leclère par la cour d’appel de GuyaneL’ex militante indépendantiste    a dénoncé « les simagrées, les démagogies et toutes les ruses (du FN). C’est un ennemi intime de la démocratie et de la République, ce parti» (sic).
 
Le même jour, notre ami Julien Sanchez, maire FN de Beaucaire (Gard), comparaissait  devant le tribunal correctionnel de Nîmes après la plainte de plusieurs professeurs. Au motif qu’il avait dénié le droit à ses derniers  de contester grossièrement  le verdict des urnes. En juin 2014, il avait ainsi écrit dans un communiqué de presse de la ville : « Ce ne sont pas quelques syndicalistes sans éducation, privilégiés, aigris et sectaires, dont le comportement n’a rien a envier à celui de racailles, qui va m’impressionner ». Des propos qui l’ont conduit devant la justice ! Le jugement a été mis en délibéré au 22 septembre. La CGT avait rameuté ses troupes pour beugler des slogans de haine devant le tribunal, les frontistes,  eux, ont chanté La Marseillaise
 
Hier, toujours dans le Gard,  ce sont une trentaine de militants socialo-communistes qui ont voulu empêcher un de nos camarades, le conseiller départemental FN  Nicolas Meizonnet,  de siéger au conseil d’administration du collège La Garriguette, à Vergèze. Il  a pu finalement  pénétrer dans cet établissement  grâce à l’aide  des gendarmes.
 
Reste que l’antifrontisme militant est usé, fatigué, vieilli et n’attire plus les jeunes. Dimanche, la commune de Grimaud (Var), près de la municipalité FN de  Cogolin, accueillait pour la seconde fois  un  « Rassemblement national des comités de vigilance contre le Front National »,  créé  en 2014 par des pseudopodes du PS,  l’Union des étudiants juifs de France, SOS Racisme et Place publique. Annoncé à grand renfort de publicité, ce raout fut un bide complet avec moins de 100 participants, malgré la présence du politologue spécialiste es FN  Jean-Yves Camus
 
Pire encore, la mobilisation samedi dernier,   à l'appel d’une trentaine de partis, syndicats, associations et autres groupuscules  contre la journée  parlementaire du FN à Perpignan  (Pyrénées-Orientales) en présence de Marine, Louis Aliot, Florian Philippot, Nicolas BayRobert Ménard , Gilbert Collard etc,  a réuni… une soixantaine d’antifascistes  selon la presse locale.
 
Une page se tourne.
 
Le 30/06/2015
 

Encore une idiotie de la part de la Mairie de Paris : la tour Triangle

Paris Tour triangle
 
Communiqué du CLIC du 30/06/2015
 
Le Conseil de Paris a tranché, le projet de Tour Triangle, de 180 mètres de haut porte de Versailles, a été voté avec 87 voix favorables (dont des élus UDI et « Républicains) contre 74 voix opposées. Le système de l’RPS a une nouvelle fois montré son autoritarisme sectaire, mais aussi, et c’est presque plus grave, son opportunisme coupable. A titre d’exemple, le président du groupe UDI-MoDem, Éric Azière, a voté oui au projet, mais avait déclaré en novembre : « Pourquoi sommes-nous contre ce projet de la tour Triangle ? D’abord par respect des Parisiennes et des Parisiens, dans le respect de nos engagements de campagne ; ce n’est pas un détail. »
 
Ses électeurs jugeront.
 
A chaque fois, les partisans des tours nous rappellent que la Tour Eiffel avait suscité, en son temps, de très larges oppositions.
 
L’anachronisme est une spécialité contemporaine, car la comparaison est sans rapport. D’ailleurs, peut-être pourrions-nous dire que les opposants à la Tour Triangle sont plus proches de la démarche de ceux qui s’opposaient au bétonnage dans les années 1960, que des contradicteurs d’Eiffel. Mais c’est un autre débat, et nous ne nous risquerons pas à réveiller des querelles entre « modernes » et « anciens », qui n’existent que dans l’esprit de Madame Hidalgo et de sa cour
 
De façon plus prosaïque, voici trois arguments principaux donnant tort à la Mairie de Paris, et à son projet :
 
-Le bilan énergétique des tours est désastreux. D’un côté on impose des normes délirantes aux bâtiments anciens pour se plier aux injonctions de l’écologisme (nous y reviendrons), et de l’autre on laisse construire des bâtiments qui entrainent de fortes dépenses en climatisation, ventilation et éclairage, du fait de leurs architectures. En outre, les surfaces vitrées limitent drastiquement la place disponible pour les panneaux photovoltaïques.
 
-Les tours ne sont pas en périphérie de la ville de Paris. Elles gâchent la vue parisienne. A terme, c’est l’intégrité architecturale historique de Paris qui est menacée. Paris ne doit pas devenir Londres et n’a pas besoin de densifier son habitat (lequel est l’un des plus denses au monde, en raison de la forte présence d’immeubles haussmanniens).
 
-Dernier argument contre : le coût exorbitant. La construction de la tour Triangle coutera au moins un demi milliard d’Euros (montant qui risque d’exploser, comme pour la Philharmonie de Jean Nouvel) ! Compte tenu de la crise, est-ce bien utile de maintenir un projet pharaonique aussi contesté ? Nous ne le croyons pas.
 
Stop à la gabegie, stop au massacre de notre patrimoine architectural !
 

Cyril Nauth, maire FN de Mantes-la-Ville : « On n’est pas près d’organiser des prières musulmanes dans la trésorerie »

Nauth FN Mantes
 
Pas de surprise, lundi soir, au conseil municipal de Mantes-la-Ville. Le maire (FN) Cyril Nauth a fait adopter la délibération sur le poste de police municipale. Celle-ci prévoit que le maire use de son droit de préemption sur les anciens locaux de la trésorerie, rachetés par l’association des musulmans de Mantes-sud pour la transformer en mosquée, afin d’en faire un poste de police.
 
Critiqué pour le coût de cette opération - presque 800 000 €- , l’élu FN a justifié ce projet par l’augmentation prévue du nombre de policiers municipaux et l’étroitesse de leurs locaux actuels. Il a même prévu de répliquer juridiquement si la préfecture était amenée à retoquer son projet.
 
« On n’est pas près d’organiser des prières musulmanes dans la trésorerie » a-t-il lancé, bravache.
 
Le 30/06/2015
 

Le Forum Républicain

Manif anti FN 1
 
Communiqué des maires FN du Var du 30/06/2015
 
Ce week end se tenait à Grimaud, le grand colloque du forum républicain qui regroupait entre autres SOS Racisme, l’UEJF et différents collectifs réunissant les mécontents et les aigris des villes où un maire Front National a été élu en mars 2014.
 
Ce grand rassemblement qui devait être le point d’orgue d’une année d’opposition bête et méchante aux « fascistes et autres extrémistes assoiffés de sang », s’est révélé être un séminaire d’une cinquantaine de personnes adeptes d’un acharnement sans fondements.
 
Les insultes ont fusé dans les bouches des démocrates anti racistes, anti FN, anti cathos, anti patriotes, anti tout ce qui de près ou de loin est associé à ces méchants du FN, tantôt traités de « fascistes », « d’affairistes », « d’extrémistes » ou encore de « loups sauvages »,…
 
Oui tout ceci est caricatural, mais c’est bien de cela dont il s’agit: ces gens là, qui affirment parler au nom de tous les Français mais qui se révèlent être les faussaires du débat démocratique et les fossoyeurs de la République, de par leurs actions de soutien au système en place depuis 50 ans, ne représentent bel et bien que leurs petites personnes.
 
Ils se posent en boucliers de la démocratie et en pourfendeurs de l’extrémisme, alors qu’ils sont en vérité, les assassins des victimes qu’ils prétendent défendre.
 
Ces schizophrènes vitupèrent et dénoncent à longueur de journée tous ce qui vient du Front National; tellement habitués à jouer le rôle des chiens de garde du système qu’ils aboient à tout ce que l’on peut proposer pour sortir nos villes du marasme financier, social ou insécuritaire hérité de nos prédécesseurs.
 
Bref, nous ne nous étalerons pas sur les outrances, insultes et diffamations de ce rassemblement sectaire.
 
Non, nos bilans parlent pour nous: baisse des dettes, non augmentation des impôts, baisse de la délinquance, traditions respectées et embellies, animations estivales de qualité, centre ville redynamisé
 
Ainsi, nous ne faisons pas grand cas de ces « migrants » de la bienséance et de la pensée unique qui suivent la doxa d’un système à bout de souffle tentant de préserver le pré carré de leurs privilèges.
 
Ces donneurs de leçons, démocrates par défaut et inquisiteurs par devoir, feraient mieux de respecter le choix du peuple souverain.
 
David Rachline, Sénateur-maire de Fréjus Marc-Etienne Lansade, Maire de Cogolin Patricia Zirilli, Maire du Luc
 

Message de condoléances au peuple égyptien qui affronte aussi le terrorisme islamiste

 
Communiqué d’Aymeric Chauprade, député français au Parlement européen, membre de la commission des affaires étrangères du 30/06/2015
 
Ce lundi 29 juin 2015, le procureur général égyptien, M. Hicham Barakat, a succombé à ses blessures après avoir été la cible d’un attentat à la bombe, au Caire.
 
L’Egypte paie un lourd tribut au terrorisme que le Président Al-Sissi, son gouvernement, ses forces armées et de police, ses juges, combattent néanmoins avec la plus grande détermination. Marine Le Pen, lors d’une récente rencontre au Caire avec le Premier Ministre égyptien, M. Ibrahim Mahlab, avait déjà apporté son soutien sans failles au gouvernement égyptien dans cette lutte.
 
Le Front national réaffirme son soutien à cette lutte exemplaire contre le totalitarisme islamique et présente ses condoléances au peuple égyptien et à la famille du Procureur assassiné.
 

Proposition de loi visant à éradiquer la propagande terroriste dans les lieux de culte

Gilbert Collard
 
Proposition de loi visant à éradiquer la propagande terroriste dans les lieux de culte présentée par M. Gilbert Collard, député RBM du Gard le 29/06/2015
 
Exposé des motifs
 
La laïcité, ainsi que le libre exercice des cultes, restent des principes fondateurs de la tradition constitutionnelle et républicaine.
 
Cependant, il est apparu que l’inviolabilité des lieux de culte peut servir de paravents à des prêches haineux, à des recrutements sectaires, voire à la préparation d’actes terroristes.
 
Il peut donc s’avérer nécessaire de fermer des lieux qui, sous couvert d’un rigorisme religieux, seraient susceptibles de menacer l’ordre public ainsi que la sécurité intérieure de la République française.
 
Une telle mesure, qui ne peut être que temporaire, est bien évidemment soumise au principe de proportionnalité par rapport aux risques encourus et elle constitue un acte administratif susceptible de recours devant les juridictions administratives compétentes.
 
Article unique
 
La partie législative du titre II du livre II du Code la sécurité intérieure relatif à la lutte contre le terrorisme et les atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation est complétée par un chapitre V et un article L 225 ainsi rédigés :
 
«Chapitre V : Interdiction de toute propagande terroriste dans les lieux de culte.
 
Article L 225 :
 
Dans les cas où il existe une forte présomption laissant à penser qu’un lieu de culte pourrait être utilisé comme un site physique abritant des activités visées par le présent titre, l’autorité administrative peut en ordonner la fermeture temporaire, ou l’arrêt des travaux si l’immeuble est en cours d’édification ou la suspension du permis de construire en cas de projet de construction d’un nouvel édifice ou de changement d’usage d’un immeuble ancien susceptible d’être transformé en lieu de culte.
 
Cette mesure, doit faire l’objet d’une procédure contradictoire si elle est prononcée pour un délai supérieur à un mois. La portée des mesures visées à l’alinéa premier du présent ne peut excéder un an à dater de leur notification et le cas échéant de leur exécution par la force publique.
 
L’instruction contradictoire peut chercher entre autres à déterminer les sources de financement envisagées pour la construction et le fonctionnement courant de l’édifice cultuel concerné.
 
L’autorité administrative visée à l’alinéa premier du présent article est le maire de la commune concernée, ou à défaut le représentant de l’Etat dans le département au cas où le maire n’aurait pas exercé ses prérogatives et édicté des mesures appropriées.
 
Toute action visant à faire obstruction aux mesures visées à l’alinéa 1er du présent article est constitutive d’une infraction prévue et réprimée par le Chapitre 1er du Titre II du Livre IV du Code pénal
 

Angela Merkel est-elle surcotée ?

Merkel Angela Europe
L'auteur ou les auteurs de cet article ne sont en rien membres du Front National, du Rassemblement Bleu Marine ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique -à ma      connaissance- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.

Par Christophe Servan le 30/06/2015
 
En novembre prochain, Angela Merkel fêtera ses dix ans à la tête de la première puissance d’Europe, dix ans que d’aucuns considèrent comme un parcours triomphal ; c’est du moins ce qu’en dit la presse « officielle ». N’est-ce pas sous sa férule que l’Allemagne domine l’Europe comme jamais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ? Pourtant, une analyse plus fine de son action politique nous conduit à relativiser cette opinion.
 
Les performances économiques, d’abord. C’est un fait peu contestable qu’elles ne lui doivent pas grand-chose, car les raisons qui ont présidé à ce qu’on appelle le miracle allemand ont clairement été identifiées et même quantifiées : la faiblesse de l’euro par rapport à ce que devrait être un deutsche mark théorique et les réformes structurelles entreprises par son prédécesseur Gerhard Schröder, les fameux plans Hartz. Tout le reste est insignifiant ou renvoie aux forces traditionnelles de l’industrie allemande (par exemple la formation professionnelle au sein des PME).
 
La prééminence de l’Allemagne doit beaucoup, aussi, au coup de pouce d’une France en chute libre. Sur le plan économique, les gouvernances désastreuses des deux derniers locataires de l’Élysée nous interdisent désormais tout rôle moteur dans la construction européenne. Hors des frontières de l’Europe, c’est pire encore puisque la France est désormais réduite au rôle humiliant de puissance de seconde zone aux ordres de Washington. En somme, la France fait profil bas et c’est l’Allemagne qui en profite. C’est d’ailleurs Angela Merkel qui demande à François Hollande de l’accompagner à Minsk et pas l’inverse, tout un symbole.
 
Cette initiative diplomatique de la chancelière, parlons-en ! « Angela Merkel n’a strictement rien compris à Vladimir Poutine », c’est Gerhard Schröder qui l’affirme. Sans nécessairement souscrire à un jugement si peu nuancé, il est peu douteux qu’en s’alignant sur la politique jusqu’au-boutiste de l’OTAN, la chancelière allemande a manqué singulièrement d’audace, pour ne pas dire d’imagination. L’Ukraine sera en cessation de paiements avant la fin de l’été et la guerre qui l’oppose aux provinces de l’Est bat son plein. À moins de considérer que ce pays aux marches de l’Europe importe peu, qu’il s’agit d’un simple prétexte pour rallumer le feu d’une guerre (froide) qui n’a jamais cessé de couver depuis la chute du mur de Berlin, il n’est pas douteux que l’Allemagne est totalement passée à coté de son rôle tampon entre l’Est et l’Ouest.
 
Le dossier grec, enfin, un désastre titanesque aux causes multiples et anciennes, mais prévisible et donc évitable. Le « faux » plan de sauvetage de 2011, conçu dans le seul but de sortir les banques privées et particulièrement les banques allemandes du pétrin dans lequel elles s’étaient fourvoyées volontairement, madame Merkel ne peut s’en exonérer. En introduisant le FMI dans une affaire qui aurait dû rester strictement européenne et en imposant à la Grèce un traitement de choc totalement inadapté à la singularité grecque, ce plan est bien la cause immédiate de la crise à laquelle nous assistons ces jours-ci.
 
D’une certaine façon, Angela Merkel, c’est l’anti-Tsípras. Si le second peut à bon droit donner l’image d’un chef courageux à la tête d’un État en perdition, en ce qui concerne la chancelière, son allure sévère, son calme imperturbable mais surtout la puissance du pays qu’elle dirige faussent sans doute notre jugement. « Frau Merkel », une femme rétive à la moindre prise de risque, une femme timide, volontiers conformiste et manquant d’imagination, bref un dirigeant faible, oui je le crois.

Question écrite de Marion Maréchal-Le Pen au sujet de la programmation scientifique du projet de recherche Droit et Justice‏

Marion 1er mai 2014
 
Marion Maréchal-Le Pen interroge Mme. la Garde des sceaux, ministre de la justice, sur la programmation scientifique du projet de recherche Droit et Justice.
La Mission de recherche scientifique Droit et Justice, créée à l’initiative du ministère de la Justice, a sélectionné une étude de droit comparé entre les dispositifs juridiques nationaux en matière de procréation assistée. Cette étude, menée par  des universitaires, s’inscrit dans le cadre d’un appel d’offres concernant « le droit à l’enfant et la procréation en France et dans le monde » censé étudier les difficultés juridiques françaises engendrées par le tourisme procréatif. Un rapport final doit synthétiser l’ensemble des conclusions émanant de la recherche.
 
Ainsi, un groupe d’universitaires mène une série d’entretiens auprès de magistrats ayant traité d’affaires relatives à la reconnaissance d’une configuration familiale issue de techniques de reproduction assistées. Dans ce cadre, une circulaire envoyée à des tribunaux de grande instance demande au personnel judiciaire « de bien vouloir réserver le meilleur accueil » aux chercheurs.
 
Cette mission intervient alors que deux décisions de justice remettent en cause un des principes phares de l’ordre public français interdisant la marchandisation de la femme : l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme du 26 juin 2014 ainsi que la « circulaire Taubira » en date du 25 juin 2013 et approuvée par plusieurs décisions du Conseil d’Etat.
 
C’est pourquoi elle demande si cette mission de recherche concernant le droit à l’enfant et la filiation ne constitue pas une initiative partisane du ministère de la Justice en faveur de la PMA  et de la GPA.
 

Marine Le Pen candidate en région Nord-Pas-de-Calais/Picardie

Marine PPDCP
 
"J’ai fait le choix du courage, et de la passion. J’ai fait le choix de me présenter à la tête de la liste Front National – Rassemblement Bleu Marine, pour, avec vous, remporter cette victoire que les habitants attendent !"
 
Marine Le Pen le 30/06/2015
 

lundi 29 juin 2015

Pas de place pour les « tièdes » dans le combat contre le totalitarisme islamique

Chauprade Aymeric
 
 
Tribune libre d' Aymeric Chauprade, député FN au Parlement européen le 29/06/2015
 
« La France est en guerre avec des musulmans », disiez-vous dans une vidéo qui vous a valu bien des ennuis avec votre propre parti. Vous le maintenez ?
J’aurais préféré me tromper ! Oui, la France est en guerre avec des musulmans, elle est en guerre avec une part non négligeable des musulmans qui vivent à l’extérieur ou chez nous, profitent d’ailleurs des largesses de notre État-providence tout en étant hostiles à ce que nous sommes, à nos valeurs, à notre civilisation.
 
Il faut avoir le courage de le dire, parce que c’est une vérité essentielle à reconnaître si nous voulons maintenir l’unité de notre nation. S’il devait y avoir une seule raison ayant justifié mon passage de la société civile à l’engagement politique, c’est cette conviction profonde que le totalitarisme islamique nous mène une guerre implacable, et que notre classe politique refuse de regarder cette réalité en face, comme elle a refusé de le faire dans les années 30 face aux totalitarismes nazi et communiste.
 
Le terrorisme continue d’être analysé en France comme une simple manifestation criminelle, comme une sorte de désordre psychologique (avez-vous remarqué cette épidémie de « fous » qui crient « Allah Akhbar » en agressant des gens ?) appelant des réponses sociales et judiciaires. Or, le terrorisme islamique, c’est l’expression, pour l’instant sporadique, d’une guerre mondiale contre ce que nous sommes, et cette guerre est d’autant plus inquiétante que son réservoir de recrutement en Europe est énorme.
 
Vous êtes d’accord avec Christian Estrosi quand il parle de « 5e colonne » à propos des islamistes en France ?
 
Peu importe de savoir si c’est lui qui est d’accord avec moi ou l’inverse, et puis il y aussi Nadine Morano ou Jacques Myard et d’autres encore qui emploient cet expression de « 5e colonne » pour désigner le puissant ennemi intérieur qui est en train de grandir sur le territoire national. Quand il s’agit de résistance face à l’ennemi, il faut être capable de refuser le sectarisme politique
 
Le problème, c’est que cette 5e colonne, ce ne sont pas seulement les 5.000 fiches dites « S » que l’on ne surveille même pas, c’est plus que cela, c’est l’immense armée des sympathisants, de ceux qui se sentent de l’Oumma plus que de France, de ceux qui, à mesure que le rapport de force démographique leur est favorable, sont de plus en plus tentés par le passage à l’acte. J’ose le dire, l’unité d’une nation est incompatible avec une masse de gens qui rêvent mentalement de prendre le dessus sur vous, de mettre à terre votre civilisation, et ces gens-là, j’en suis le premier désolé, mais ils sont déjà des centaines de milliers en France.
 
Marine Le Pen refuse de reprendre à son compte  l’expression « Grand Remplacement » lancée par Renaud Camus. Vous n’avez pas les mêmes réticences…
Dépassons les débats sémantiques, car parfois les mots sont liés à telle ou telle tendance politique, et allons à l’essentiel. L’essentiel, c’est de reconnaître que la France est confrontée à un choc migratoire massif, d’origine extra-européenne, qui a pour conséquence un choc culturel, lequel choc culturel est d’autant plus problématique qu’il se produit entre notre civilisation judéo-chrétienne et l’islam.
 
Regardons cette réalité : avec « seulement » 10 à 15 % de musulmans au sein de la population française, nous en sommes déjà au stade de devoir protéger toutes nos synagogues et de « prier pour que rien n’arrive à nos églises » ! Alors, posons-nous la question de savoir quel sera l’état de la France quand nous serons arrivés à une proportion de 30 % de musulmans.
 
Oui, la population française de souche est progressivement remplacée par une population extra-européenne, c’est un fait. Et oui, ce processus de substitution ethnique n’assure pas la question de la survie de notre culture puisque le mécanisme d’assimilation ne fonctionne plus. Quand est-ce que les politiques auront, eux aussi, en France, le droit aux évidences historiques ?
 
Ces constats d’ordre historique et géopolitique ne préjugent bien entendu pas du comportement loyal que chacun peut avoir, quelle que soit son origine ethnique ou culturelle.
 
On sent la gauche gouvernementale désarmée face aux attentats islamistes. Demain au pouvoir, quelles mesures concrètes prendriez-vous pour protéger les Français ?
 
Je suis un homme politique qui assume ses propos mais qui n’engage pas son parti quand il s’agit de propositions pour l’avenir. C’est donc davantage le géopolitologue que l’homme politique tenu par un programme politique qui va vous répondre ici.
 
Je pense qu’il faut sortir la question du totalitarisme islamique du cadre judiciaire dans lequel elle est enfermée aujourd’hui. Nous parlons ici d’une guerre avec un ennemi à la fois extérieur et intérieur. Que cet ennemi jouisse de la nationalité française ou pas, qu’il mène sa guerre en Syrie ou qu’il la mène sur le territoire national importe, au fond, assez peu. L’important, c’est qu’il est un ennemi ! Cet ennemi a fait un choix, rien ne l’y obligeait après tout, car la France, généreuse, lui a donné des chances (plus que dans n’importe quel pays musulman) pour devenir un citoyen éclairé et honnête ; mais il n’a pas choisi d’être reconnaissant envers le pays qui l’a nourri, le pays qui lui a donné une nationalité. Alors, il doit assumer les conséquences implacables de son choix.
 
Quand on choisit de faire allégeance à une idéologie qui n’a d’autre but que de détruire notre civilisation, de réduire nos femmes et nos filles en esclavage, alors on choisit de faire réellement la guerre à la France et on en paie les conséquences, lesquelles sont, par définition en temps de guerre, incertaines et illimitées.
 
Voilà ma réponse pour ceux qui ont fait allégeance à l’ennemi. Les conséquences concrètes sont celles de la guerre ; elles sont par définition, je le répète, incertaines et illimités.
 
Maintenant, en amont, les conditions doivent être créées pour limiter chez nous le nombre de ceux qui peuvent faire allégeance au totalitarisme islamique. Comment ? Regardons ce qui ce passe, par exemple, en Égypte ou en Tunisie.
 
Le gouvernement tunisien, qui vient de fermer 80 mosquées après l’horrible massacre de Sousse (où sont les mesures françaises, en revanche ?), a bien compris le problème. Pourquoi les ferme-t-il ? Parce qu’il y a trouvé des armes ? Non ! Parce qu’il y a trouvé des idées incompatibles avec la Constitution tunisienne. Si nos mosquées sont des lieux de culte où des musulmans se retrouvent pour prier et vivre leur foi, il n’y a, a priori, aucun problème. Si, en revanche, elles sont des maisons de la charia (loi islamique), c’est-à-dire d’une loi supérieure à celle de notre pays, et incompatible avec nos coutumes et valeurs, alors elles doivent être fermées et les associations qui les animent dissoutes.
 
Les associations et mosquées salafistes ou liées aux Frères musulmans doivent être interdites, leurs imams expulsés du territoire national. Les sympathisants de ces associations doivent être identifiés, déchus de leur nationalité et expulsés du territoire national.
 
Parce que le changement de civilisation, ce n’est pas seulement le « Grand Remplacement » de la population, mais aussi le « Grand Remplacement des paysages », je m’oppose aussi à l’islamisation architecturale de la France. Je souhaite que mon parti, s’il arrive au pouvoir, enraye la dynamique de construction de mosquées en France. L’expérience montre, d’ailleurs, que les associations qui sont à l’origine de ces demandes de constructions sont liées aux idéologies radicales.
 
Enfin, une dernière condition pour le succès de ce volontarisme politique. Il faut que nos compatriotes de foi musulmane qui sont assimilés et respectueux de notre civilisation judéo-chrétienne s’associent à ce combat contre le totalitarisme islamique. S’ils restent piégés par le discours lénifiant de l’islamophobie, alors une catastrophe se produira en France et les Français finiront par ne plus séparer le bon grain de l’ivraie, et le risque de guerre civile deviendra sérieux. Regardez ce que le gouvernement tunisien a dit : « Nous allons faire des choix douloureux… » « Les Tunisiens doivent tous participer à ce combat. »
 
Il n’y a pas de place pour les « tièdes» dans ce combat contre le totalitarisme islamique.
 
Tous ceux qui se situent dans la foi musulmane portent désormais une lourde responsabilité et doivent faire un choix clair et audible : soit ils sont avec nous, soit ils sont contre nous.