jeudi 31 décembre 2015

France à 13 régions, prime d’activité, transports… ce qui va changer au 1er janvier

Regard vers l'avenir

La nouvelle carte des régions, la prime d’activité, le remboursement des trajets à vélo… le point sur les nouveautés de 2016.

Une nouvelle carte de France. La carte de France change avec le passage de 22 à 13 régions. Certaines restent les mêmes, comme la Bretagne ou l’Ile de France, mais d’autres vont devoir s’habituer à leurs nouvelles frontières.

Complémentaire santé. Les entreprises auront désormais l’obligation de proposer à leur salariés une complémentaire santé qu'elles financeront à hauteur de 50%.

Smic. Le salaire minimum de croissance (Smic) va légèrement augmenter passant de 1457,52 à 1 466,62 euros bruts par mois, soit une hausse de 0,6%

Prime d’activité. Une nouvelle aide aux travailleurs à revenus modestes devrait bénéficier à 5,6 millions d’actifs. Censé remplacer le RSA activité (complément à un petit salaire) et la Prime pour l'emploi (crédit d'impôt), la prime d’activité sera distribuée à partir du 5 février.

Timbre. Après une hausse historique de 7% en janvier 2015, le prix du timbre va à nouveau augmenter, de 3,6% en moyenne, passant de 76 à 80 centimes pour une lettre rouge et de 68 à 70 centimes pour une lettre verte.

Diesel. Les taxes sur le gazole vont augmenter de 3,5 centimes d'euro (taxe carbone et réduction de l'avantage fiscal), et de 2 centimes pour l'essence sans plomb 95.

Transport. Le coût des trajets domicile-travail en vélo des salariés pourra désormais être remboursé via une indemnité fixée à 25 centimes d'euro le kilomètre.

Médias. LCI va passer sur la TNT gratuite au début de l'année. La chaîne du groupe TF1 a prévu de se différencier de ses concurrents BFMTV, iTÉLÉ et de la future chaîne d'information du service public en proposant davantage de magazines et des sujets plus légers.

Le 31/12/2015

Valeurs Actuelles

Marine Le Pen présente ses vœux aux Français pour l'année 2016


Réaction de Marine Le Pen aux vœux du président de la République

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Communiqué de presse de Marine Le Pen‏, Présidente du Front National du 31/12/2015

L’année 2015 aura été une des pires années pour la France et les Français depuis des décennies.

François Hollande ne prend pourtant pas la responsabilité qui lui incombe en tant que chef de l’Etat. Il est incapable de reconnaître que sa politique, identique en tous points à celle de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, plonge la France petit à petit, et pour tout dire, de plus en plus vite, dans le chaos.

Non, la situation économique de la France ne s’améliore pas. Tant que des décisions courageuses concernant la liberté économique du pays n’auront pas été prises, et notamment l’affranchissement de tutelles européennes qui étouffent et ruinent la France, il sera impossible de redresser la courbe de l’emploi et celle du pouvoir d’achat. Le chômage continue en réalité d’exploser, et les quelques rustines posées ça et là ne peuvent rien y changer.

Non, on ne peut faire confiance à ce gouvernement pour assurer la sécurité des Français. On se réjouit certes de la volonté de François Hollande de faire passer la déchéance de nationalité. Mais que de difficultés et d’atermoiements pour faire aboutir ce projet qui devrait normalement passer comme une lettre à la poste ! Et cette mesure, qui appartient à notre logiciel patriote, ne peut être la seule ! Il faut maintenant que François Hollande reprenne aussi à son compte les autres points essentiels de notre projet, seul à même de protéger les Français : contrôles permanents aux frontières, réduction drastique de l’immigration, lutte acharnée contre le communautarisme, augmentation conséquente des moyens de la police et de l’armée.

Tant que tout ne sera pas mis en œuvre, le gouvernement restera dans la quasi inaction. Sur ce sujet aussi, François Hollande doit avoir le courage de tenir tête à l’Union européenne et à ses politiques insensées.

Dans le fond, rien ne montre ce soir que le président ait pris la mesure de la situation de la France, ni ne soit déterminé à revoir en profondeur les dogmes qui font la ruine du pays. Son évocation de la patrie sonne malheureusement faux, tant sa politique a montré qu’il reste vassalisé à des intérêts qui ne sont pas ceux des Français. En la matière, seul le projet résolument patriote du Front National est à même de rendre au peuple Français sa fierté et sa souveraineté.

Front National

Attaques européennes contre la Pologne : le point Godwin est atteint deux mois seulement après les élections qui ont amené le PiS au pouvoir !

Verhofstadt

L'auteur ou les auteurs de cet article ne sont en rien membres du Front National, du Rassemblement Bleu Marine ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique -à ma connaissance- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.


Par Olivier Bault le 30/12/2015

Les élites politico-médiatiques se déchaînent contre la Pologne. La palme d’or revient au président du groupe des libéraux au Parlement européen (ADLE), le Belge Guy Verhofstadt, premier ministre de son pays de 1999 à 2008, qui parle d’un gouvernement polonais « national-socialiste ». « L’UE ne doit pas répéter les erreurs qu’elle a commises avec la Hongrie », martèle Verhofstadt. Sous-entendu, il ne faut pas laisser faire les Polonais comme on a laissé faire les Hongrois !

Mais qu’est-ce qui a donc mis ce Belge hors de lui ?

La nouvelle loi polonaise sur sa Cour constitutionnelle, destinée à mettre fin à la grave crise de cette institution initiée par la tentative du parlement précédent de nommer cinq de ses quinze juges à l’avance, c’est-à-dire à la place du parlement issu des élections du 25 octobre, et ce avec l’appui du président de la Cour proche de l’ancienne majorité ! Des nominations annulées par la nouvelle majorité qui a aussi décidé, avec la nouvelle loi, ded’empêcher son président de pouvoir lui donner le rôle d’une troisième chambre du Parlement.

Ce que M. Verhostafdt semble ignorer quand il affirme que « Si cette loi entre en vigueur, la Cour constitutionnelle polonaise ne sera plus sur la liste des institutions de contrôle démocratiques », c’est qu’en Pologne, conformément à la constitution, c’est le Parlement qui définit l’organisation de la Cour constitutionnelle. Et qu’y a-t-il d’antidémocratique à décider que désormais les délibérations devront se faire à au moins 13 juges sur 15 au lieu de 5 juges choisis de manière arbitraire par le président de la Cour ? Une situation qui faisait que 3 juges (sur 5) pouvaient décider du rejet d’une loi votée par les représentants élus du peuple ! Désormais il faudra une majorité des deux tiers, soit au minimum 9 juges en cas de délibération à 13, pour déclarer une loi non conforme à la constitution. Notons au passage que la Cour actuelle a justement 9 juges qui ont été nommés par l’ancienne majorité PO-PSL et que les accusations de « coup d’État » formulées par le président du Parlement européen Martin Schulz sont donc tout à fait injustifiées

Surtout que ni Martin Schulz, ni Guy Verhofstadt, ni encore la Commission européenne qui a demandé à la Pologne de suspendre le vote de sa nouvelle loi, n’avaient pipé mot lorsque la majorité PO-PSL précédente (les libéraux-libertaires amis de l’actuel président du Conseil européen Donald Tusk) avait voté en juin une loi spéciale, applicable uniquement à l’année 2015, pour pouvoir remplacer à l’avance les 5 juges dont les mandats devaient arriver à expiration en novembre et décembre. Notons d’ailleurs encore que pour les deux juges remplaçant ceux dont les mandats devaient se terminer en décembre, la Cour constitutionnelle a reconnu début décembre que cette loi de juin était inconstitutionnelle et que ces deux nominations s’étaient faites en violation de la constitution !

Autre réforme introduite par le PiS en vertu du mandat démocratique qui lui a été conféré par les électeurs polonais le 25 octobre dernier, la Cour constitutionnelle devra désormais examiner les recours qui lui sont présentés dans l’ordre de leur réception. Finie donc la possibilité pour le président de la Cour de faire examiner les recours immédiatement ou après plusieurs années en fonction de ce qui convient le mieux au pouvoir exécutif, une pratique qui lui a été reprochée lorsque gouvernait la coalition PO-PSL.

Troisième changement important, pour destituer un juge pour faute grave ou incapacité, il faut l’approbation du Parlement même si ce sont les autres juges de la Cour constitutionnelle qui prennent toujours la décision. Le président de la République et le ministre de la Justice peuvent désormais engager eux aussi une telle procédure, mais toujours en passant par la Cour constitutionnelle qui soumettra sa décision à l’approbation du parlement. Prétendre que l’indépendance des juges est menacée est donc mensonger, car avec la nouvelle loi aucun des juges de la Cour constitutionnelle polonaise ne peut être démis de ses fonctions avant l’expiration de son mandat de 9 ans sans l’accord des autres juges de la Cour.

Alors pourquoi ces propos à Bruxelles ou dans certaines capitales, comme en Autriche où le président (socialiste) s’est publiquement inquiété pour la démocratie polonaise, et aussi dans les grands médias, en particulier dans les médias allemands ? C’est sans aucun doute pour les mêmes raisons qui ont motivé les attaques contre la Hongrie depuis 2010 : la défense des intérêts nationaux revendiquée par le nouveau gouvernement polonais a mis en branle des groupes d’intérêt puissants qui étaient choyés jusqu’ici.

Le conservatisme et le patriotisme revendiqués du PiS, ainsi que sa défense des valeurs chrétiennes, ont aussi, comme dans le cas du Fidesz hongrois, tout pour déplaire au mainstream gauchiste-libertaire, multiculturaliste et islamophile européen. À Berlin et à Bruxelles, on ne digère pas non plus le refus par le nouveau gouvernement polonais de prendre en charge une partie des immigrants clandestins invités en Allemagne par la chancelière  et on voudrait tuer dans l’œuf l’émergence sur la scène européenne d’une deuxième Hongrie quatre fois plus grosse que la première.

La Pologne ne se laisse pas impressionner : le parlement a adopté sa nouvelle loi (en fait une série d’amendements à la loi existante) le 24 décembre, et le président Andrzej Duda l’a signée le 28 décembre.

Les attaques des élites politico-médiatiques européennes vont bientôt redoubler avec les débats au parlement sur la réforme des médias, afin d’assurer une plus grande diversité médiatique et de reconcentrer la radio et la télévision publiques sur leur mission au service de tous les Polonais, car le gouvernement PO-PSL précédent, appuyé par les sociaux-démocrates post-communistes, les a transformés en véritables instruments de propagande.

Sans parler des pressions exercées ces huit dernières années sur les médias conservateurs : les publicitaires (et notamment l’État, mais aussi les entreprises qui bénéficient de marchés publics) réorientent désormais une partie de la publicité vers ces médias, ce qui est décrit par un journal comme Gazeta Wyborcza (principale source d’informations sur la Pologne des grands médias français), qui perd une part du gâteau, comme une attaque contre la liberté de la presse.

Tensions à Ajaccio : un faux imam corse invité sur le plateau de France 3

France Televisions siège


Après Jean-Claude Romand, le médecin imaginaire et David Rocancourt, l'escroc des stars, voici... Rachid Birbach, le faux imam corse !

Dans un autre contexte, l'histoire prêterait à sourire, et peut-être tresserait-on des lauriers pour son jeu d'acteur à ce trentenaire joufflu qui prône amour et tolérance à qui veut l'entendre. Mais Rachid Birbach a profité d'un moment d'extrême tension à Ajaccio, pour se faire passer pour le président de l'Assemblée des musulmans de Corse et se faire inviter sur le plateau de France 3 dimanche dernier. Assemblée dont l'existence semble aussi imaginaire que son président autoproclamé. Car si officiellement l'association existe depuis octobre dernier, elle ne compterait parmi ses membres que Rachid Birbach lui-même. Quelques-uns de ses proches tout au plus.

Ravi de la tribune offerte par France Télévisions, le jeune imam, qui n'a pas une analyse très aiguë de la Corse, y va de sa description prolixe pour expliquer le climat qui règne à Ajaccio, quelques jours après l'attaque subie par les pompiers dans le quartier des Jardins de l’Empereur le 24 décembre et le saccage d'une mosquée le lendemain. «Les musulmans de Corse vivent vraiment en harmonie avec les Corses, il n'y a aucun problème», affirme ainsi le jeune homme sur le plateau. Pour lui, les propos tenus par des responsables musulmans il y a quelques mois sont à l'origine du malaise. Face à la pénurie de lieux de culte pour les musulmans, Dalil Boukakeur, recteur de la mosquée de Paris, avait notamment suggéré de transformer les églises vides en mosquées : «Le CFCM (Conseil français du culte musulman) et l'UOIF (Union des organisations islamiques de France) sont les seuls responsables des tensions actuelles», insiste le faux représentants des musulmans de l'île de Beauté.

Seulement voilà, au lendemain de l'interview, le site Al-Kanz, qui traite l'actualité musulmane, signale l'imposture. Non seulement Rachid Birbach ne représente pas les musulmans de Corse, mais en plus, le bonimenteur n'en est pas à son coup d'essai. L'invité de France 3 avait déjà fait parler de lui dans l'Yonne, se faisant passer dans les médias pour l'imam d'Auxerre, avant d'être dénoncé par l'association qui gérait la mosquée de la cité bourguignonne. «Je suis un imam conférencier auxerrois. Je peux prêcher où je veux», s'était défendu l'intéressé.
France 3 embarrassée

De son côté, France 3 a bien du mal à expliquer cette méprise. Contactée par le Parisien, la chaîne indique «ne pas vouloir faire de commentaire». Sur le blog de la médiation de France Télévisions, l'erreur n'est reconnue qu'à demi-mot : «Vous êtes nombreux a avoir réagi à la présence de Rachid Birbach sur le plateau du Soir 3. Le titre dont il se revendique « Président de l’Assemblée des Musulmans de Corse » est en effet une invention. Ses propos à l'encontre du CFCM n'engagent que lui, comme l'a souligné la journaliste Catherine Gonier-Cléon», écrit la médiatrice des rédactions Marie-Laure Augry.

Jointe par Arrêt sur Images, Agnès Molinier, la directrice adjointe de France 3, confie que c'est l'imam de Drancy Hassen Chalghoumi qui a mis en relation France 3 Corse et Rachid Birbach. Une version démentie par l'entourage d'Hassen Chalghoumi, contacté par leparisien.fr. Les deux hommes, autrefois très proches, auraient en effet rompu tout lien depuis près d'un an.

Rachid Birbach, un simple opportuniste ?

De son côté, Rachid Birbach semble s'être évaporé dans la nature et restait injoignable mercredi soir. Plusieurs responsables musulmans estiment qu'il ne s'agit que d'un opportuniste, dépourvu de toute légitimité. Un avis que partage M'Hammed Henniche, secrétaire de l'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis : «Je n'ai jamais rencontré physiquement Rachid Birbach, mais je connais le personnage. A mon sens, c'est simplement quelqu'un qui essaie de faire parler de lui et d'occuper une place médiatique qui peut lui conférer des privilèges de la notoriété et une place parmi les décideurs», estime-t-il. «Le problème, c'est que non seulement il est dans la caricature au niveau du discours, mais en plus, il ne représente personne», ajoute le responsable religieux. 

C'est sans doute là où le bât blesse : les musulmans de France n'ont personne pour les représenter. Car tous ne se reconnaissent pas dans le CFCM, qui a vu le jour en 2003 et fait office d'interlocuteur de l'Etat, malgré son déficit de représentativité. Face à la confusion, certains, à l'instar de Rachid Birbach ont bien compris qu'il y avait un créneau disponible pour exister médiatiquement...
Par Mehdi Pfeiffer le 30/12/2015
Le Parisien

mercredi 30 décembre 2015

La ville de Montreuil met à la disposition des migrants de Calais un centre de vacances bourguignon

Saint-Bris-le-Vineux (89)

La ville de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a ouvert un de ses centres de vacances situé dans l'Yonne à une cinquantaine de migrants venus de la "Jungle" de Calais, a annoncé ce mercredi 30 décembre 2015 la mairie dans un communiqué.

51 personnes, principalement originaires de Syrie, du Soudan et d'Irak, qui ont renoncé à se rendre au Royaume-Uni, sont accueillies depuis mardi 29 décembre 2015 et jusqu'au 1er avril 2016 dans un centre de vacances à Saint-Bris-le-Vineux (Yonne), que la mairie de Montreuil a mis à la disposition de la préfecture
d'Auxerre.

Des cours de français et une aide à l'insertion

Ces migrants, dont trois familles, ont été volontaires pour profiter de cette mise à l'abri hivernale et ainsi quitter la "jungle" de Calais, bidonville où vivent dans des conditions très précaires environ 4.500 candidats à la traversée de la Manche. Accompagnés par des associations et les services de l'Etat, ils se verront proposer une aide administrative et, pour ceux désirant s'installer en France, des cours de français et une aide à l'insertion, a-t-on appris auprès de la préfecture de l'Yonne.

Passé communiste

Comme de nombreuses villes communistes ou anciennement communistes de l'ex-ceinture rouge, la mairie de Montreuil dispose de plusieurs centres de vacances. Celui de Saint-Bris-le-Vineux n'est utilisé que pour des séjours au printemps et en été. En septembre 2015, des migrants en provenance d'Allemagne avaient été accueillis sur la base de loisirs de Cergy-Pontoise ainsi que dans une maternité désaffectée à Montmorency. Toujours dans le Val-d'Oise, la ville de Sarcelles a le projet de transformer une ancienne maison de retraite en un centre d'accueil pour les migrants. En Seine-Saint-Denis, c'est une ancienne PMI qui a servi de lieu d'hébergement provisoire, à Noisy-le-Sec.

Le 30/12/2015


Note BYR : réaction d'Edouard Ferrand, député européen du FN, vice-président du groupe ENL et élu de l'Yonne.

"51 "migrants" en provenance de Calais sont arrivés à Saint-Bris-le-Vineux, en Bourgogne !

Cette préférence étrangère, a fortiori envers des populations arrivées clandestinement en France, n’est plus acceptable. Il est temps, chez nous, que les nôtres soient les mieux traités.

Nos campagnes n’ont pas besoin de migrants mais de davantage d’activités économiques, de solidarités, auxquelles aurait pu, aurait dû, contribuer ce million d'euros dépensé à tort.

Ce scandale doit cesser, l'argent des nationaux doit être utilisé au seul profit de nos concitoyens !"

Menaces d'attentats : Bruxelles annule ses festivités du Nouvel An

Armée Belge Bruxelles

Le bourgmestre de Bruxelles a pris cette décision face au risque élevé d'attentat dans la capitale belge où le niveau d'alerte terroriste est à 3 sur 4 et que des perquisitions ont encore eu lieu ce mercredi à Bruxelles.

Alors que le pays est sur le qui-vive depuis les attentats de Paris du 13 novembre, la décision du maire de Bruxelles était attendue. Le bourgmestre de la capitale belge a en effet annoncé mercredi à la télévision l'annulation des festivités du Nouvel An et du feu d'artifice prévus dans le centre-ville, invoquant des risques d'attentats.

«Malheureusement, le feu d'artifice et tout ce qui était prévu demain (jeudi) soir et qui devait rassembler beaucoup de monde sur le centre de Bruxelles, nous sommes contraints de l'annuler compte tenu de l'analyse du risque faite par le centre de crise», a déclaré le bourgmestre Yvan Mayeur en direct sur la chaîne publique RTBF. «Il vaut mieux ne pas prendre le risque», a expliqué l'édile, alors que la situation ne permet pas de «garantir que l'on a contrôlé tout le monde qui vient sur l'événement».

«Les enquêtes sont toujours en cours, le parquet bruxellois, le parquet fédéral, continuent de travailler sur cette menace», a encore indiqué Yvan Mayeur. Ce mercredi, dans le quartier sensible de Molenbeek-Saint-Jean, une perquisition liée aux attentats de Paris a eu lieu. Plusieurs terroristes qui ont fait 130 morts le 13 novembre à Paris sont issus de cette commune de Bruxelles et notamment Salah Abdeslam.

Une sécurité renforcée partout dans le monde

La veille, deux personnes ont été arrêtées. Elles sont soupçonnées de préparer des attentats dans la capitale belge pour les fêtes de fin d'année. Évoquant des menaces «sérieuses», le parquet a indiqué que «plusieurs lieux emblématiques de Bruxelles» étaient visés. Et d'autres enquêtes sont toujours en cours dans des dossiers liés au terrorisme, dont celui lié aux attentats de Paris. Neuf personnes ont été inculpées et placées en détention dans ce dossier en Belgique.

Par ailleurs, la Belgique et notamment Bruxelles, qui abrite les institutions européennes et l'Otan, est placée depuis fin novembre au «niveau 3 d'alerte terroriste», soit un cran en-dessous du niveau maximal, ce qui correspond à une «menace possible et vraisemblable». La capitale belge a même vécu pendant presque six jours au niveau 4, fin novembre.

La Belgique n'est pas le seul pays à se dote d'un arsenal sécuritaire renforcé pour le passage à la nouvelle année. À commencer par Paris où le feu d'artifice a également été annulé. L'ouverture des Champs-Élysées sera rognée et la présence des militaires dans les rues sera plus importante que les années précédentes puisque quelque 11.000 hommes - policiers, militaires, pompiers - assureront la sécurité dans la capitale française contre 9.000 en 2014. De même, à Strasbourg, le dispositif de sécurité sera renforcé par la présence des militaires qui patrouilleront dans la métropole alsacienne: les poubelles seront rentrées et les vitres d'abribus retirées. Hors de France, à New-York, la sécurité sera «plus conséquente que jamais», a indiqué le maire de la ville, Bill de Blasio. Au total, «près de 6.000» officiers de police seront présents à Times Square ou dans ses environs pour assurer la sécurité des lieux, a indiqué mardi le chef de la police de New York, Bill Bratton.

Par Mathilde Golla le 30/12/2015

Le Figaro

Douai : des cocktails Molotov jetés sur le Palais de Justice

Palais de Justice Duai (Nord)

Un début d’incendie a été maitrisé au Palais de Justice de Douai. Il serait dû à des jets de cocktails Molotov.  

Sans l’intervention rapide des pompiers, le Palais de Justice de Douai aurait pu être réduit en cendres. En effet, la Voix du Nord rapporte que vers 5h du matin, un début d’incendie y a été constaté. Après avoir éteint les flammes, les soldats du feu ont sécurisé le bâtiment pendant près de deux heures afin d’éviter toute reprise.

L’activité de palais de justice est donc paralysée depuis ce matin et plusieurs audiences ont dû être délocalisées, notamment au conseil des prud’hommes, situé quelques mètres plus loin, dans la même rue.

La police scientifique s’est rendue sur les lieux pour déterminer l’origine de l’incendie. Selon les premiers éléments, il s’agirait de cocktails Molotov jetés sur l’édifice et dont au moins un aurait atteint une salle d’audience située en sous-sol.

Le 30/12/2015

Valeurs Actuelles

Les élections régionales en Normandie seront-elles annulées ?

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Il doit prendre la tête de la nouvelle région Normandie lundi 4 janvier prochain. Mais deux particuliers viennent mettre leur grain de sable. Deux recours ont été déposés au Conseil d’Etat : l’un par une électrice en Seine-Maritime, l’autre par un électeur de l’Eure qui a soutenu le candidat PS.

On pouvait s’attendre à des recours tant l’élection du 13 décembre dernier s’est jouée dans un mouchoir de poche : 4709 voix d’écart entre le centriste Hervé Morin et le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol pour 1,4 millions d’électeurs qui avaient fait le déplacement dans l’isoloir.

Les requérants estiment qu’il y aurait eu des irrégularités durant la campagne et demandent donc l’annulation des élections. Du côté d’Hervé Morin on se déclare « serein ».

La procédure devant le Conseil d’Etat pourrait durer plusieurs mois mais aurait peu de chance d’aboutir. Il faut d’abord que les notifications soient officialisées, puis que les avocats des différentes parties échangent leurs mémoires. Enfin, une audience publique aura lieu au terme de laquelle le rapporteur donnera ses conclusions.

Il faudra ensuite attendre environ trois semaines avant de recevoir le jugement. Ce qui reporterait la décision à l’été prochain. Dans ces conditions et jusqu’à ce que le jugement soit rendu, rien n’obligerait Hervé Morin à renoncer à ses autres mandats pour se consacrer à celui de président de la Normandie, comme il l’avait annoncé durant la campagne.

Le 30/12/2015

France 3