vendredi 30 septembre 2016

Clandestins : à entrée illégale, expulsion légale !

Bay affiche régionales 2015

Editorial de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National du 30/09/2016

Le gouvernement en a unilatéralement décidé ainsi : les migrants clandestins de la « jungle » de Calais seront bientôt répartis sur l’ensemble du territoire national. Hormis l’Île-de-France, déjà totalement saturée, et la Corse, aucune région française n’échappera à cette politique de peuplement.

À l’heure où le gouvernement s’apprête à réduire une fois de plus les allocations logement pour les Français, à geler les pensions de retraite, on remarquera qu’il trouve, en revanche, les moyens pour loger des milliers de migrants, parfois même dans des châteaux ou des centres de vacances.

Si François Hollande promet que la France ne sera pas un pays de « campements », ne nous faisons pas d’illusions. Après les premières vagues d’arrivants dans les centres d’accueil, d’autres suivront jusqu’à recréer des « jungles » partout sur le territoire. Et une fois vidée, on ne voit pas bien pourquoi la « jungle » de Calais n’accueillerait pas aussitôt de nouveaux migrants, aucune mesure de lutte contre l’immigration n’étant mise en œuvre. Tout compte fait, on va disséminer les clandestins de Calais sur l’ensemble du territoire pour laisser la place à de nouveaux !

Le Front National, se faisant une fois de plus le porte-parole d’une majorité de Français mais aussi d’élus des petites communes, refuse catégoriquement ce coup de force. En lançant la charte « ma commune sans migrants », Steeve Briois a ainsi proposé à tous les maires de villes comme de villages de refuser de se faire les complices d’une immigration devenue impossible à intégrer et encore moins à assimiler.

Front National

Une nouvelle pépite de la haute technologie française vendue à un fonds américain

Philippot officiel 1


Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National du 30/09/2016

L’annonce de la vente de la filiale « Identité et Securité » de Safran, ex Morpho, à un fonds américain est un nouveau scandale économique qui porte gravement atteinte aux intérêts stratégiques de notre pays.

Spécialisée dans la securité biométrique, Safran IS est en effet une pépite de la haute technologie française dans un secteur en pleine croissance. Sa cession à un groupe américain privera donc notre pays d’un savoir-faire précieux mais aussi de débouchés très prometteurs pour l’avenir.

Une fois de plus, la France paye l’absence totale de vision stratégique de l’Etat, sous l’action de gouvernements successifs qui ont renoncé, en conscience, soumis à Bruxelles, à défendre nos intérêts nationaux et notre indépendance.

Cette vente est d’autant plus scandaleuse que, non seulement l’Etat français n’a rien fait pour l’empêcher, mais il l’a même accompagnée, à travers la Banque publique d’investissement (BPI), se faisant ainsi le complice de l’opération.

Rachetée par l’américain Advent, Safran IS sera fusionnée au sein d’une nouvelle entité dont la BPI pourrait en effet rester actionnaire à hauteur de 10%, ce qui ne constitue même pas une minorité de blocage.

La seule garantie au maintien des activités hautement stratégiques de Safran IS en France, et donc de l’emploi, était de ne pas céder cette filiale de Safran à un groupe étranger. Le gouvernement en avait le pouvoir, il lui suffisait d’opposer son veto ; il ne l’a pas fait, il devra donc en rendre compte aux Français.

Front National

La Bulgarie interdit le port du voile intégral

Burqa Sofia

Le Parlement bulgare a voté aujourd'hui une loi visant à interdire le port du voile intégral en public. Le niqab est apparu dans le pays depuis trois ans, sous l'impulsion d'un imam radical autoproclamé.

La France et la Belgique étaient les deux seuls pays européens à avoir déjà pris ce genre de mesures. Le contexte actuel et l'islamisation grandissante du pays a contraint le Parlement bulgare à leur emboiter le pas, aujourd'hui. Il a voté une loi interdisant le port du voile intégral dans les lieux publics. Sauf en cas de raisons de santé, la nouvelle législation "interdit le port sur les lieux publics de vêtements dissimulant partiellement ou complètement le visage". Les sanctions prévues sont une amende de 200 leva (100 euros) pour une première infraction, et de 1500 leva (750 euros) pour chaque infraction suivante.

Si le pays a décidé de légiférer maintenant, c'est que le salafisme est en train de s'y répandre dangereusement. Jusqu'à il y a trois ans, le niqab n'était pas porté par la minorité musulmane bulgare. L'imam autoproclamé Ahmed Moussa l'a introduit dans le quartier rom de Pazardjik, avant qu'il ne s'étende dans d'autres localités. Il a été condamné pour propagande islamiste radicale.

Le 30/09/2016

Valeurs Actuelles

Secours Populaire à Hayange : les vraies raisons de notre décision

Engelmann Fabien FN

Communiqué de presse de Fabien Engelmann, Maire de Hayange et Conseiller Régional Grand Est du 30/09/2016

Suite aux élucubrations entendues ici et là à propos du local du Secours Populaire, il est temps pour nous de répondre et de rétablir la vérité.

Il ne s’agit pas, comme certains veulent le faire croire, d’une action contre le Secours Populaire Français.

Nous sommes les premiers à regretter que les directions nationale et départementale aient laissé l’antenne locale devenir ainsi une succursale du Parti Communiste.

Dans un premier temps, nous leur avions adressé un courrier le 13 juillet 2016, leur laissant jusque fin août pour trouver une solution.

Après une rencontre avec la responsable départementale, nous avions même repoussé l’échéance à fin septembre. Rien à voir avec les prétendues 48h évoquées dans la presse.

Une preuve de plus de la mauvaise gestion de cette antenne, qui nous a poussés à aller au bout de notre décision.

Mauvaise gestion qui a eu pour conséquence en 2013, alors que la majorité était socialiste, de se voir refuser l’attribution de subventions pour ne pas avoir rendu les dossiers dans les délais.

Front National

Montpellier : des identitaires construisent un mur devant un futur centre pour demandeurs d'asile

Génération identitaire

Des membres de Génération identitaire ont érigé un mur devant un futur centre d'accueil pour demandeurs d'asile à Montpellier (Hérault), a annoncé le groupe d'extrême droite sur sa page Facebook, vendredi 30 septembre.
Le mur de parpaings a été dressé dans la nuit de jeudi à vendredi près du lycée Jean-Mermoz, sur un site où doit être aménagé ce centre d'accueil, a confirmé la police à l'AFP.

Le groupe exige la fermeture du centre

Les militants ont publié une photo du mur, sur lequel est inscrit "Montpellier sans clandestins !" ainsi que leur logo. "Nous ne laisserons pas des migrants arriver et se balader tranquillement au milieu des jeunes Montpelliérains ! (...) Génération identitaire exige la fermeture de ce centre et l'expulsion des clandestins !" poursuit le groupe sur Facebook. Ce centre est prévu pour accueillir des demandeurs d'asile, qui ne sont pas des "clandestins" puisque leur demande est en cours d'examen par l'administration.

Créé en 2012, Génération identitaire est la branche jeunes du Bloc identitaire, fondé en 2003 par d'anciens leaders d'Unité radicale. Adepte d'actions chocs, très présent sur internet, le Bloc identitaire dit défendre une vision "ethnique" et "culturelle" de l'identité européenne, avec un discours islamophobe. Le 27 septembre, le groupe a fait polémique en ouvrant "une maison identitaire" en plein cœur de Lille.

Le 30/09/2016 avec AFP


Note BYR : Pas des clandestins,  ils se foutent de nous les journalistes ! Bien que je ne partage pas entièrement leur vision des choses et de l'Europe, je dois dire "bravo" aux jeunes identitaires !

Zapping n°4 (23/09/2016 - 29/09/2016)


Emeutes urbaines à Saint-Etienne en pleine journée !

Saint Etienne (Loire)

Communiqué de Gabriel de Peyrecave, élu Front National à la mairie de Saint-Etienne et conseiller régional du 29/09/2016

Ce qu'il s'est produit cet après-midi (ndlr mercredi 28 septembre 2016) dans les rues de Saint-Etienne est tout aussi insupportable qu'inadmissible.

En effet, des bandes venues de différents quartiers de Saint-Etienne (Montreynaud) et du sud de la Loire (La Ricamarie) ont choisi de se retrouver entre les places Jean-Jaurès et Carnot afin d'en découdre !

50, 100 ou peut-être plus, difficile d'évaluer leur nombre. Toujours est-il que les passants - ainsi que de nombreux enfants, mercredi après-midi oblige - ont assisté à des scènes de quasi-insurrection, la circulation des trams ayant été arrêtée plusieurs heures.

Des émeutes qui rappellent celles perpétrées en 2005 alors que Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur.

Depuis rien n'a été réglé, bien au contraire : à tout instant la situation peut dégénérer et l'ultraviolence se déchaîner contre les honnêtes gens.

La population est à la merci de racailles que les pouvoirs successifs s'évertuent à protéger par idéologie.

Face à cette gangrène, une seule solution, la tolérance zéro contre ceux qui se croient tout permis sur notre territoire.

FN 42

L'insupportable hypocrisie des socialistes régionaux


FN, la blonde peur des bien-pensants

Marine et Marion 27112015


Par Jacques de Guillebon * le 30/09/2016

Nouvelle escarmouche dans la guerre de Trente ans que l’Eglise de France a déclarée au Front National. Jeudi 29 novembre, Marion Maréchal-Le Pen se décommande au dernier moment de l’émission « Face aux chrétiens », diffusée sur Kto, et organisée en partenariat avec les radios RCF, Radio Notre-Dame et le quotidien La Croix, au motif que ce dernier s’apprêtait à diffuser dès le 7 octobre auprès de tous ses abonnés, soit 80 000 personnes, un fascicule intitulé Face à l’extrême droite, rédigé par la revue jésuite Projet.

Un clergé ami des puissants

La députée de Vaucluse se justifie ainsi : « J’ai annulé le débat car ces gens nous prennent pour des imbéciles. Ils m’invitent sans même m’informer de cette initiative que j’apprends par voie de presse et ils tentent de s’en justifier en parlant de « dialogue autour du FN », alors qu’il s’agit évidemment d’un manifeste anti-Front national. D’autre part, ils se défaussent sur la revue Projet, dont la ligne éditoriale serait distincte de celle de La Croix : mais ils l’adressent bien à tous leurs lecteurs, ce qui les rend évidemment solidaires de l’initiative ». Et de conclure férocement au sujet du quotidien : « Ce journal n’est que le fossile d’un catholicisme d’extrême gauche aujourd’hui battue en brèche par le réel ».

Si cette guéguerre revêt quelque importance, c’est qu’elle s’inscrit dans une longue tradition de défiance des structures ecclésiales françaises vis-à-vis de ce qu’elles qualifient d’extrême droite. Ironie de l’histoire, ou plus sûrement, lâcheté de responsables et d’évêques soucieux de leurs bonnes relations avec les gouvernements et les partis républicainement corrects, depuis le Ralliement de Léon XIII, ce sont toujours les mouvances supposées réactionnaires et fortement catholiques qui ont subi les foudres de l’Eglise en France. On se souvient de la condamnation de l’Action française en 1926, si injuste qu’elle avait fait bondir un Bernanos qui, alors qu’il était éloigné du mouvement monarchiste, avait illico repris sa carte maurrassienne par esprit de contradiction. Plus tard, après guerre, le « compagnonnage de route » avec un Parti communiste français, pourtant fermement condamné par l’encyclique Divini Redemptoris de Pie XI en 37, n’aura jamais posé de problème à un clergé hexagonal dont il faut constater qu’il est presque dans l’ADN de collaborer avec les puissants du jour. Le sommet de la pusillanimité fut sans doute atteint dans les mitterrandiennes années 80, quand derrière le cardinal Decourtray, archevêque de Lyon et primat des Gaules, les prélats se levèrent comme un seul homme pour fustiger la xénophobie et le rejet de l’étranger décelés dans le programme du Front national. C’était, étrangement, l’année de la création de SOS Racisme.

L’épuration a commencé

Bizarrement encore, lesdits évêques reprochaient concomitamment au Front National d’avoir fait célébrer une messe dans un meeting, et d’être néo-païen. Quand « l’extrême droite » est catholique, ils la condamnent ; par contre, quand elle est païenne, ils la condamnent, comme dirait Péguy.

Au long des décennies suivantes, tout allait bien : le fascisme ne passerait pas, et le Front National demeurait infréquentable, l’on en parlait dans les salons de la banlieue ouest comme de la lèpre sous l’Empire romain. Et soudain tout s’est enrayé. La vieille garde des comiques troupiers Bernard Antony et Bruno Gollnisch a commencé de s’effacer, remplacée par Marion Le Pen dont la séduction qu’elle exerce sur les catholiques n’a cessé de grandir. On l’a vu dans chaque Manif pour tous, à la messe, chanter les racines et la culture chrétiennes de la France, enfin être invitée à débattre par un diocèse. Scandale. L’antique discours du cordon sanitaire commence à balbutier. La peur monte, on ne sait plus quoi répondre quand une Marion Le Pen face demande à un Hervé Mariton au nom de quoi son parti, qui dit-elle cherche à appliquer la doctrine sociale de l’Eglise, serait plus condamnable que tous les autres qui, par exemple, encouragent l’avortement ou le mariage gay. Pis : les enquêtes démontrent que le vote pour le Front National chez les catholiques pratiquants est passé de 4% en 2012 à 24% aux régionales de 2015. Du jamais vu.

Chez les catholiques, c’est la débandade. La suspicion s’installe. L’épuration commence. Ainsi murmure-t-on que le directeur de la rédaction de l’hebdo Famille chrétienne a été débarqué avant l’été notamment pour ce qu’il aurait consacré une couverture à un débat Marion Le Pen-Madeleine Bazin de Jessey. Ainsi, dans tel autre journal catho, des rédacteurs syndiqués militants dressent en secret des listes noires de confrères suspects. Judas devient le saint patron de la presse catholique.

La Croix se défausse

C’est dans cette ambiance délétère qu’on fait donner la grosse artillerie avant les présidentielles : La Croix, vaisseau amiral du grassouillet groupe Bayard, diffusera donc le brûlot anti-FN de la revue Projet. Les Jésuites acoquinés aux Assomptionnistes : les hérétiques n’ont qu’à bien se tenir. Dieu reconnaîtra les siens.
Devant le petit brouhaha médiatique, la courageuse rédaction de La Croix rétorque que le quotidien ne serait que le support de diffusion.

La revue Projet refuse, elle, de communiquer le document à l’entourage de la députée.

Les évêques de France brillent, eux, par leur silence : alors que ce livret, financé par le biais d’un site participatif, est en outre soutenu par Justice & Paix, les Semaines Sociales de France, Chrétiens en Forum, l’Action catholique des Milieux Indépendants, les Scouts et guides de France, le Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne, Pax Christi, la Délégation catholique pour la coopération, qui sont pour nombre d’entre eux des mouvements officiels d’Eglise, la Conférence des évêques de France n’a pas répondu à nos appels.
 
* L'auteur ou les auteurs du présent article ne sont en rien membres du FN, du RBM ou d'un mouvement de cette famille politique -à la connaissance du BYR- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.

On nous cache tout, on nous dit rien ?

Trump

Selon la formule consacrée « les grands de ce monde » sont  ce vendredi à Jérusalem pour les obsèques d’une figure, d’un des pères fondateurs de de l’Etat d’Israêl, l’ancien président et Premier ministre Shimon Peres, décédé dans la nuit de lundi à mardi à l’âge de 93 ans. François Hollande et Nicolas Sarkozy sont tous deux présents à cette cérémonie. Les deux hommes ont rencontré plusieurs fois M.Peres. MM. Sarkozy et Peres avaient notamemnt lancé en 2010,  à l’initiative de de la fondation France-Israël, une « Maison commune Europe-Israël ». Prix Nobel de la paix en 1994, M. Peres, qui suscitait la défiance de nombreux Israéliens, était auréolé par les accords d’Oslo dont il fut l’un des initiateurs. Accords qui esquissaient timidement les bases d’une autonomie politique palestinienne et faisaient espérer une solution pacifique à l’affrontement israélo-palestinien. « Malgré Oslo et la conversion à la paix de cet ancien faucon, les Palestiniens ont une image bien plus sombre de lui, en instigateur de la colonisation juive et en homme de guerre et de l’occupation. Ainsi était-il Premier ministre quand l’aviation israélienne a bombardé le village libanais de Cana, tuant 106 civils en avril 1996 » a rappelé Le Parisien.

Le site communautaire musulman Oumma.com, via un communiqué d’Europalestine, a été plus cinglant encore en insistant sur sa participation à « des coalitions gouvernementales avec des criminels assumés, comme le terroriste du groupe Stern Yitzhak Shamir devenu Premier ministre dans les années 1980, ou le tristement célèbre Ariel Sharon lors de la terrible vague de répression du peuple palestinien (plusieurs milliers de morts) au début des années 2000. Jamais hostile à la colonisation des territoires palestiniens, malgré des légendes sur ce point diffusées à l’international, Peres a bien servi jusqu’à ses derniers jours, dans une astucieuse répartition des rôles, en vendant une image floue de  colombe, tandis que ses collègues (Netanyahou, Lieberman, etc) revendiquent leur rôle de brutes. »

Un portrait  de Shimon Peres,  qui prononça une allocution officielle devant le Parlement européen en 2013 pour demander que le  Hezbollah pro iranien soit placé sur la liste des organisations terroristes, avait dressé un réquisitoire implacable contre l’Iran et  rejeté toutes les critiques sur la politique de colonisation de la Cisjordanie, qui n’était pas partagé majoritairement sous nos latitudes. C’est d’ailleurs lors de la seconde édition de la conférence organisée sous l’égide de Shimon Peres, Facing Tomorrow, qui se déroula en octobre 2009 en Israël,  que Javier Solana, ex secrétaire général de l’OTAN, ancien Haut Représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union européenne,  avait déclaré:  « Israël permettez-moi de le dire, est un membre de l’Union européenne sans être membre de ses institutions ».

En matière de surenchère, Donald Trump ,  certes en campagne électorale, a franchi une étape dimanche dernier, dans l’espoir (?) d’attirer à lui les votes des juifs américains qui lui seraient pour l’instant plutôt hostiles. Un vote communautaire  moins important que celui des latinos, mais qui pèse dans un  Etat clé (swing state) comme la Floride et sa ville de Miami, qui peut faire basculer l’élection.
Ainsi,  lors de sa rencontre le 25 septembre à son domicile new yorkais avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, la veille de son premier débat  avec Hillary Clinton (qui fut moins saignant qu’attendu), M. Trump a déclaré que « Jérusalem (était) la capitale éternelle du peuple juif depuis plus de trois mille ans ». Les États-Unis reconnaîtront Jérusalem comme la capitale indivisible de l’État d’Israël, non reconnue comme telle par la communuaté internationale, si il devient président a-t-il promis.

Une déclaration retentissante qui na pas été relayée par nos médias avec la même force que les habituelles accusations de  racisme, de sexisme,  de démagogie, d’amateurisme qui sont faites au candidat populiste.

Aux Etats-Unis, l’état d’esprit n’est pas forcément le même chez les électeurs. Le site Cyceon a relayé ainsi les propos du sergent Leo Dunson, un « noir américain, » « vétéran de l’U.S. Army », « multi-décoré qui fut déployé en Irak dans une unité de combat »,  » un artiste musical et un écrivain vivant à Las Vegas ». « Lui et beaucoup d’autres ont expliqué à Cyceon ce qui a été ignoré par les médias jusqu’à maintenant : beaucoup de Noirs Américains vont voter pour Donald Trump parce qu’ils veulent un emploi, ils veulent prospérer, ils veulent vivre comme n’importe quel autre Américain et participer pleinement au mode de vie américain. Ils sont fâchés d’être réduits à des problématiques comme la criminalité et l’Etat-providence et s’affirment de plus en plus en désaccord avec la façon dont les Démocrates les voient. »

Trump dit-il, « a juré de détruire l’Etat Islamique (EI), et même de travailler à réparer les relations avec la Russie. De l’autre côté, Hillary Clinton veut augmenter les impôts ou les maintenir comme ils sont, veut plus de régulation sur les entreprises et les industries qui luttent déjà – comme l’industrie minière du charbon – et elle est aussi tentée d’emprunter de l’argent à dépenser pour nous sortir du trou dans lequel nous sommes. C’est grosso modo son programme économique. En matière de sécurité, tout ce que vous voyez dans le monde aujourd’hui est essentiellement la conséquence de la politique étrangère d’Hillary Clinton : Libye, Egypte, Syrie, Irak, Iran. Hillary a eu une main dans tout cela, je crois personnellement qu’elle avait de bonnes intentions, mais je pense que les décisions qu’elle a prises causent un chaos inutile. »

Le site d’E&R relayait dernièrement l’article d’Ignacio Ramonet , ancien directeur du très à gauche Monde diplomatique, fondateur d’Attac. Il fustige le réactionnaire Trump, » raciste, populacier, manichéen et réductionniste qui sollicite les plus bas instincts de certaines catégories sociales ». Mais il évoque aussi sur le blogue de son association Mémoire des Luttes,  « Les 7 propositions de Donald Trump que les grands médias nous cachent« . Les sept raisons dit-il de la véritable hostilité dont Trump est vicitme de la part du mcirocosme politico-médiatique.

« En premier lieu, les journalistes ne lui pardonnent pas ses attaques frontales contre le pouvoir médiatique. Ils lui reprochent d’encourager régulièrement son public à huer les médias malhonnêtes (…). Une autre cause des attaques médiatiques contre Trump : sa dénonciation de la globalisation économique qu’il tient pour responsable de la destruction des classes moyennes (…). »  Trump note-t-il encore, » est un fervent protectionniste. Il propose d’augmenter les taxes sur tous les produits importés. Et se dit prêt, s’il arrive au pouvoir, à établir des droits de douanes de 40% sur les produits chinois (…). Partisan du Brexit, il a déclaré que, s’il était élu, il ferait sortir les Etats-Unis de l’Accord de libre échange nord-américain (ALENA). Il s’est également attaqué au Traité Trans-Pacifique (TPP) et a confirmé que, une fois élu, il retirerait les Etats-Unis de l’accord (…). Evidemment, s’il est élu, il stopperait aussi les négociations en cours avec l’Union européenne. Il va même plus loin : Nous allons renégocier ou sortir de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Ces accords commerciaux sont un désastre. » Il est aussi rappelle Bruno Gollnisch,  opposé au Marché transatlantique que combat le FN.

Quatrième  raison de ce tir de barrage contre l’atypique candidat républicain, « son refus des réductions budgétaires néolibérales en matière de sécurité sociale. De nombreux électeurs républicains victimes de la crise économique, et tous ceux qui ont plus de 65 ans, ont besoin de la Social Security (retraite) et du Medicare (assurance maladie) mis en place par le président Barack Obama que les autres dirigeants républicains veulent supprimer. Trump a promis ne pas revenir sur ces avancées sociales. Il a aussi promis de diminuer les prix des médicaments, d’aider à régler les problèmes des SDF, de réformer la fiscalité des petits contribuables, et de supprimer un impôt fédéral qui touche 73 millions de foyers modestes. »

Trump dénonce aussi  « l’arrogance de Wall Street« , « propose également d’augmenter de manière significative les impôts des traders spécialisés dans les hedge funds (fonds spéculatifs) qui gagnent des fortunes. Il promet le rétablissement de la loi Glass-Steagall (votée en 1933 pendant la Dépression et abrogée en 1999 par William Clinton), qui séparait la banque traditionnelle de la banque d’affaires pour éviter que celle-ci puisse mettre en péril l’épargne populaire par des investissements à haut risque. Evidemment, l’ensemble du secteur financier est vent debout contre Trump et s’oppose au rétablissement de cette loi. »

« En matière de politique internationale, Trump s’est fait fort de trouver des terrains d’entente à la fois avec la Russie et avec la Chine. Il veut notamment signer une alliance avec Vladimir Poutine et la Russie pour combattre efficacement l’organisation Etat islamique (Daesh) même si pour l’établir Washington doit accepter l’annexion de la Crimée par Moscou. »

« Enfin, Trump estime qu’avec son énorme dette souveraine, l’Amérique n’a plus les moyens d’une politique étrangère interventionniste tous azimuts (…) , il veut changer l’OTAN :  Il n’y aura plus – affirme-t-il – de garantie d’une protection automatique des Etats-Unis envers les pays membres de l’OTAN. »

Autant de raisons qui expliquent qu’un Sarkozy, qu’un Juppé, que l’ensemble des ténors du PS affichent  leur préférence pour  la candidate démocrate, là ou Marine Le Pen a justement expliqué que, « Pour l’intérêt de la France, « c’est tout sauf Hillary Clinton!

Le 30/09/2016

Bruno Gollnisch