samedi 11 février 2017

Grenoble : la manifestation de soutien à Théo dérape, plusieurs vitrines de commerces brisées

Grenoble

Deux cent personnes environ manifestaient vendredi soir à Grenoble en soutien à Théo, ce jeune de 22 ans victime d'une interpellation brutale en région parisienne. Des casseurs se sont introduits dans la déambulation. Plusieurs vitrines de commerces ont été brisées sur le cours Berriat.

Ils étaient environ 200, plutôt jeunes, des militants syndicalistes, de parti politiques, comme de simples citoyens rassemblés ce vendredi place Notre-Dame à Grenoble. Tous sont venus exprimer leur soutien à Théo, ce jeune de 22 ans, victime d'une interpellation brutale il y a une semaine en région parisienne. "C'est l'histoire d'un mec qui passait par là, dans la rue, et qui a été victime d'un viol, raconte Julien, étudiant en philosophie. Une histoire atroce qu'on ne peut pas supporter. C'est juste du dégoût, on est venu apporter notre soutien à ce mec qui s'est fait avoir par les flics".

Dans la foule, les manifestants scandent "Justice nulle part, police partout". Les mots ne sont pas tendres concernant les forces de l'ordre. "Les violences policières, le racisme quotidien, les contrôles au faciès que les jeunes de quartier subissent tous les jours, décompte Amine, étudiant en droit. Maintenant ça va jusqu'au viol, à ce niveau là c'est même de la torture." Au fur et à mesure que la place se remplit, se font entendre les premières explosions de pétards, l'ambiance est tendue. Avant la déambulation, plusieurs personnes prennent la parole devant la foule. Les noms d'Adama Traoré, de Jean-Pierre Ferrara sont évoqués comme d'autres faits de bavures policières.

Le cortège démarre, un passage par la place Victor-Hugo, et les deux cent personnes entament une remontée du cours Berriat. C'est là que quelques individus commencent les dégradations. Les vitrines et les distributeurs de plusieurs banques et assurances sont ciblées, la devanture d'une boutique d'article de fantaisie est aussi touchée. La manifestation s'essouffle arrivée dans le quartier Saint-Bruno. Les casseurs se dispersent croyant à l'arrivée de la BAC. Les policiers n'ont procédé à aucune interpellation.

Par Julien Morin le 10/02/2017


Note BYR : Tout n'est apparemment que prétexte pour s'en prendre d'une part aux forces de l'ordre, que les manifestants sont bien heureux de trouver lorsqu'ils en ont besoin, et pour casser aussi bien du matériel urbain que des vitrines. Lamentable !